samedi 19 juin 2010

Girl, guns & zombies : It's GAME TIME, BITCHES !

Chaque jeudi, je regarde l'excellente émission Bytejacker, un podcast vidéo animé par deux new-yorkais fans de (retro-)gaming, et dédiant toutes les semaines une grande partie de leur temps à nous faire découvrir les nouveaux jeux gratuits de la scène indépendante.
Lors chaque émission, Anthony Carboni nous livre, entre autres rubriques, trois jeux en pâture. Libre au public de voter pour son préféré. Mais là où d'habitude je passe 3/4 minutes à essayer chaque jeu, chaque fois qu'un Metroidvania fait son apparition, c'est une autre affaire.


Oui, les Metroidvania, ce genre tirant son nom de la compression de Metroid et de Castlevania et qui nous met aux commandes d'un petit être passant son temps à se balader dans un monde ouvert pour chercher clés et autres upgrades (armes multiples, double saut, etc..), histoire de débloquer l'intégralité de son aire de jeu. Pour les gens qui ont découvert les jeux vidéos avec la PS3, disons que le Metroidvania, c'est un peu le GTA de la 2D. On compte parmi les plus célèbre exemples de ce genre Super Metroid sur Super Nes, la licence Castlevania depuis son épisode sur Playstation (ont suivit les opus Gameboy advance et DS) et quelques perles de type Cave Story, Lyle in Cube Sector, ou plus récemment Hero Core.
(allez faire un tour >ici< pour une petite liste)


Dernier arrivé en date, Gun Girl 2 a pour lui, en plus d'un gameplay aux petit oignons, de se dérouler dans un monde post-apo bourré de zombies (c'est la mode, perso je suis client) et d'être incroyablement long pour un freeware !
Le joueur a tout d'abord le choix entre un héros masculin ou féminin avant de plonger en plein carnage, armé d'un simple flingue, première pierre d'un arsenal comprenant l'inévitable fusil à pompe et autres joyeusetés. Le système d'upgrade étant similaire à celui de Cave Story (on perd en puissance en se faisant toucher), chaque niveau dévolution transforme l'arme de façon drastique. Par exemple, la mitraillette gèle les ennemis si on la pousse au maximum.


Autre bonne idée, le créateur du jeu a ajouté à cela un shop et un menu accessible à tout moment, permettant de booster les stats de son perso grâce à l'acquisition d'orbes disséminées un peu partout dans le monde. On peut ainsi augmenter sa puissance de feu, la taille de sa barre de vie ou encore celles des chargeurs de chaque arme pour éviter de devoir recharger à tout bout de champ, ce qui n'est pas toujours pratique quand un fou à la tronçonneuse vous fonce dessus.
Bref, un jeu au gameplay profond, tandis que vos réflexes et votre jugeote seront mis à rude épreuve puisque les zombies variés (passant, chasseur, snipeur...) sortent aléatoirement du sol à la façon d'un Ghouls'n'Ghosts dès qu'une tombe est à portée de vue.



Truffé de nombreuses références au genre (un allié manchot prénommé Ash vous demande par exemple d'aller chercher un prêtre du nom de Romero...), Gun Girl 2 m'a déjà bouffé 6 bonnes heures et occasionné quelques petites crises de nerfs en raison de sa difficulté (impossible de foncer illico tête baissée comme un gros bourrin, mais c'est d'autant plus jouissif quand vous on finit par connaitre les niveaux par cœur). cependant, impossible de décrocher tant l'envie de découvrir l'intégralité des niveaux (que l'on visite via Metro ou portails démoniaques), les vannes, les références et le fin mot de l'histoire me ronge. Sans parler encore une fois du caractère addictif du gameplay.

Bref vous l'aurez compris, à essayer d'urgence !

vendredi 18 juin 2010

Randow GIF(s) of the day

Quand on vous dit de pas nourrir les pigeons parce qu'ils risquent de devenir gros et de chier partout ...
(ok il est vieux, amis il m'a toujours bien fait marrer).


Et puisqu'on est dans les trucs con/oldies but goodies...

Enfin, faites-pas comme lui mais faites pas non plus comme moi lors de mon premier shot à la paille : j'attendais que la flamme se calme (mais bien sûr, dans un verre d'alcool) mais au lieu de ça, la paille a cramé.
Au moins ça, c'est fait...

jeudi 17 juin 2010

Grimoire NieR : Artbook review

L'an dernier, une amie -la même qui a inventé l'expression "poutrer du zombie tout en restant féminine" dans la pré-bande-annonce du documentaire Suck My Geek- m'a pointé du doigt la vidéo d'un jeu qu'elle attendait avec impatience entre le futur Castlevania supervisé par Hideo Kojima et God of war 3. Ma réponse à l'époque : "Qu'est-ce que c'est que ce truc ? c'est moche !".
En y repensant, je me foutrais des baffes. Des grosses, qui marquent.



Vu le titre du présent articles, ce jeu, c'est bien évidemment, NieR de Square Enix, et j'ai eut la chance par un heureux concours de circonstances de me jeter à corps perdu dedans à quelques semaines de sa sortie. Quelques détails ici et là faisaient état d'un third perso shooter dont les ennemis vous attaquent avec des paterns de shoot'em up, quelques reviews passionnées à contre courant des vrais sites reconnus, l'attendu baisse de prix sur Amazon.co.uk (19€ au lieu des 70€ qu'on trouve en France) et me voici plongé à corps perdu dans cette œuvre. Car il s'agit bien d'une œuvre, passionnante, à la musique fabuleuse, et aux différents niveaux d'intrigues boostés par un new game + qui prolonge l'expérience et apporte un nouvel éclairage sur l'aventure.
Et puis visuellement, soyons honnêtes : après y avoir tâté, force est de reconnaitre que le jeu n'est pas moche : disons plutôt que ses décors sont vides, comme ceux d'un Ico ou d'un Shadow of the colossus avec lesquels il partage d'ailleurs sa gestion de la lumière et une partie de son ambiance. Si NieR n'atteint tout de même pas le niveau de sublime des œuvres chapeautées par Fumito Ueda (la faute en partie à un aliasing certain), le fait que NieR y fasse plus que fortement penser devrait pousser quiconque ayant un peu de jugeote à le considérer sérieusement. Rajoutons à cela le fait que chaque niveau rend hommage à un grand pilier de la culture otake (Evangelion ici, Zelda là, en passant par les jeux d'aventure à texte, les shmeup et autres réjouissances).



Tout cela pour dire que dès le début de la quarantaine d'heures de jeu que m'a offert NieR (moi qui trouve qu'un TPS se doit de tourner autour de 10-15 heures), je suis tombé amoureux de ce jeu, de sa musique (encore une fois), et de sa direction artistique (digne d'une PS2 diront les mauvaises langues. Allez retourner jouer à FF13 les p'tis gars). Forcément, quand j'ai entendu qu'un livre mi-guide mi-artbook reprenait ses artworks, je me suis empressé de mettre la main dessus (merci Yesasia, qui, quand ils ne proposent pas un bouquin, peuvent tout de même voir si un de leurs fournisseurs de l'a pas dans un coin de catalogue. Et miracle, ce fut le cas).


GRIMOIRE NieR est le nom de ce livre.
Acheter un artbook à l'autre bout du monde, c'est un peu le coup de poker quand on ne peut pas voir ce qu'il contient. Fort heureusement, et comme sur le jeu, j'ai bien fait de parier sur ce bouquin. Pour environ 25€ (ne croyez pas les gars sur Ebay qui le vendent aussi cher que le jeu en grande surface), on trouve 224 pages emplies de texte (forcément) mais aussi de magnifiques images, qu'il s'agisse de croquis de concept arts, de screenshots ou d'illustrations diverses. A noter que le bouquin couvre les deux versions du jeu, à savoir NieR Gestalt (seule version dispo en occident) et NieR Replicant, uniquement dispo sur PS3 au Japon. La seule particularité majeure de cette dernière réside dans le fait qu'un jeune garçon remplace le héros de la version occidentale, un père qui cherche à sauver sa fille d'un mal étrange. Dans Replicant, c'est son frère qui se charge de cette tâche, donnant au jeu une tonalité plus shonen. 

Pour revenir à nos moutons, voici le rundown de la bête (la première page de chaque section est entre parenthèses car il s'agit d'une page de garde):

(006)-016 : pages d'illustrations promotionnelles.
10 pages d'illustrations, certaines dessinées, d'autres en CG.



(017)-040 : character guide
Chaque personnage à droit à se présentation avec une illustration faite main (mis à part le roi de Facade et Grimoire Noir qui n'ont que des CG), quelques screenshots et du texte décrivant ses caractéristiques (sexe, taille, age...), son background, ses particularités et sa relation avec le héros.



(041)-078 : story guide
Abondamment  illustrée (majoritairement par des CG mais aussi par quelques illustrations), cette partie reprend tous les chapitre de l'histoire, détaillant même les quatre fin possibles.



(079)-152 : game guide
La partie technique/statistique du livre. Tous les chiffres, toutes les maps, tous les recoins du jeu y sont explorés dans le moindre détail : le nom de chaque endroit, les point de vie et de résistance des boss, où trouver tel item, the works.



(153)-190 : concept design
Sans doute une des plus intéressantes du bouquin pour qui aime les beaux dessins puisque la première partie de cette section dévoile sur une dizaine de pages les dessins qui ont servi à l'élaboration des modèles 3D de certains persos, ainsi que les concepts arts initiaux avant que la direction artistique ne s'arrête sur les looks définitifs.


Une seconde partie (4 pages) revient sur le schéma des évènements se déroulant dans le jeu (une sorte de chronologie). La troisième partie se penche sur les armes de NieR (design et histoire des 34 armes disponibles)avant qu'une quatrième et dernière partie ne s'attarde sur quelques back-stories, celle d'Emile, les lettres reçues durant le jeu, et une interview des producteurs illustrée par les costumes alternatifs (en eptit, mais ils sont là) à débloquer dans le DLC.


(192)-224 : Short stories : the secrets
Cette dernière partie (principalement du texte) condense un petite variété d'histoires. Ne parlant pas le japonais couramment (loin de là, malheureusement), je ne pourrais vous dire s'il s'agit des textes disponibles dans le jeu ou d'autres backstories créées pour l'occasion (vu la mise en forme, je pencherais cependant pour cette dernière option).

En résumé,un beau bouquin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes (surtout vu son prix, 1900¥ soit 17€, comptez généralement un peu moins du double pour les commissions et les frais de port). Indispensable pour tout fan du jeu amateurs de beaux bouquins, ne rechignant pas à avoir dans leur étagères de magnifiques illustrations, même garnies de texte indéchiffrable (et si vous parlez japonais, il n'y a aucune hésitation à avoir). Quand à ceux qui ont une âme d'artiste et n'ont pas encore essayé le jeu, vous attendez quoi ?

Dimensions : 25.8 x 18.4 pour 224 pages, soit un peu plus que l'épaisseur d'un bon manga.
Dispo sur commande sur amazon.co.jp et de façon plus comprehensible pour les gaïjins sur le site  de Yesasia.

Silent Hill is your prison

Chaque année à l'E3 c'est la même chose. Il y a des licences qui, même si elles viennent de sortir un nouvel opus, sont attendues au tournant. C'est comme ça : beaucoup de gamers dorment mieux la nuit en sachant que leur saga préférée est en train d'accoucher lentement mais sûrement d'un futur bébé. Et bien que "mieux dormir" puisse sembler paradoxal dans l'affaire qui nous concerne aujourd'hui, c'est effectivement le cas pour Silent Hill.


Joie : Konami a révélé son intention d'en sorti un nouveau l'an prochain.
Considéré par la firme comme le numéro 8 de la série (si l'on compte Zero/Origins comme le 5, Homecoming comme le 6 et le Shattered Memories de la Wii, le compte y est), cette future aventure -pour le moment sobrement intitulée Silent Hil tout court- propose cette fois de nous placer dans la peau d'un taulard dont le bus s'est crashé près de la ville maudite.

Comme souvent, on nous promet un retour aux sources niveau gameplay et narration. Et pour une fois, on serait presque tenté de le croire : la première bande-annonce qui aligne en effet des coups de flippe simples mais efficaces au sein d'une atmosphère nous faisant croire que tout peut arriver à n'importe quel moment.
Aura-t-on cette fois droit à un scénario stand alone (ce qui avait fait le succès de Silent Hill 2 ?) ou aura-t-on encore le plaisir de vivre une histoire liée à la création de la ville et à ses mythes (globalement tous les autres opus de la saga) ? Les (nombreuses ?) quêtes annexes promises offriront-elles de véritables changements dans la narration ? La musique X-files-esque du compositeur Daniel Licht (la série Dexter) réussira-t-elle a s'imposer comme un bon palliatif à celle d'Akira Yamaoka ? Enfin, le jeu renouera-t-il vraiment avec l'age d'or de la série ?
Réponse en 2011.

mercredi 16 juin 2010

Randow GIF(s) of the day

Souvent (soit plus d'une fois par jour), je vais jeter un œil sur Oh No They Didn't (ONTD pour les intimes), un blog communautaire publié sur Live journal. Pas spécialement pour y lire le gossip et autres (rapports de) news séries/ciné/stars qui y pullulent (quoique), mais pour y lire les commentaires.

Car lire les commentaires sur ONTD, c'est un peu écouter aux portes du groupe le plus populaire du lycée (nostalgie inside), celui qui est au courant de tout, s’intéresse à tout et dit surtout tout et son contraire sur tous les sujets, pourvu qu'on s'amuse. Bien sûr, le plus amusant dans l'histoire est de dire que la news en elle même, c'est n'importe quoi (machin sort avec truc, bidule fait un remake américain de tel film étrange/classique, truc dit que Glee c'est de la merde, Lindsay Lohan annonce je-ne-sais-quoi...).
Internet offrant la possibilité d'illustrer visuellement ces impressions bien plus efficacement qu'une simple citation de film ou de séries, l'exercice le plus jouissif de cette communauté (comme beaucoup d'autres j'en suis sûr) est de répondre à grand coups de Gifs animés. Et à force, il y en a de sacrément costauds.

Comme j'adore rire devant comme une baleine, je me suis dit : "pourquoi ne pas les partager ici ?". Après tout, internet c'est aussi fait pour ça, non ? Voici régulièrement (espéront une fois apr jour si je poste autre chose à côté), je posterais ici les images -généralement animées- qui m'auront fait le plus d'effet.

Un peu comme celle là (oui, ça peut mettre un peu de temps à charger) :




En espérant qu'il y en ait beaucoup d'autres ....


Merci ONTD !

Virtual gaming, back from 1982

Quand j'étais petit, j'avais le poster d'un film produit par Disney dans ma chambre. Pas deux, un seul. Pas un dessin animé, un film.
Et à ne juger par la chambre de Chuck Bartowski, je n'étais pas le seul.


Adoré par beaucoup de gamers car cristallisant un de leurs fantasmes profonds, TRON permettait d'imaginer qu'on pouvait réellement s'insinuer dans al matrice pour prendre la place des amas de pixels qu'on ne pouvait contrôler que par pad interposé. Et on rêvait tous à l'époque qu'un jour, en lieu et place de 3 pixels perdus, un jeu puisse reprendre les graphismes de ce film pour enfin nous placer dans la peau de Flynn, Tron et consort, face au maitre contrôle principal.

En 2003, les petits gars de Monolith avaient déjà tenté le coup avec un très beau et très amusant TRON 2.0, mais quand le monde de la HD nous ouvre enfin ses portes, on continue d'attendre de plus belle le jour où les light cycles répondront au doigt et à l’œil en nous offrant de véritables impressions de vitesse grisantes et infinies (oui c'est de l’essai de prose de merde).

Ce jour est aujourd'hui à portée de main tandis que le fils de Flynn débarquera à la fin de l'année sur les écrans, histoire de retrouver un paternel ayant préféré la digitalisation au monde réel.

Alors je ne sais pas ce que donnera le jeu en lui-même, il est évidemment trop tôt pour le savoir. Mais au moins, les graphismes de la cinématique en jettent (pour ne pas dire tout simplement qu'ils déchirent du slip). J'étais tombé à la renverse (encore une fois comme beaucoup) en voyant la façon dont les monstres électriques du premier film avaient survécu au lifting forcé d'usage, j'ai désormais hâte de savoir si Tron Legacy, le jeu, réussira là où tant d'adaptations de licences se sont cassées les pixels.
Car s'il y a bien une adaptation qui mérite d'avoir un jeu à la hauteur, c'est bien celle d'un film inspiré par l'univers du jeu.

Non ?

Nintendo's Bouffe-tout is back

On me sortira des Starfox, des Mario Kart et que sais-je d'autre, mais sans être un gros fan-boy, la marque Nintendo est chère à mon cœur pour trois choses.
1: Les tous premiers Marios de la NES
2: Zelda (sauf ceux de la N64 auxquels je n'ai pas joué, les graphismes de cette dernière m'ayant toujours rebutés)
3: Kirby

Et oui, plus que les shoots en 3D ou les courses de véhicules en SD cracheurs de carapaces de tortues, cette petite boule rose m'a enchanté de nombreuses heures de part son caractère mignon, sa maniabilité fluffy et son humour décalé (on joue tout de même une boule de chewing gum toute mimi qui bouffe TOUT le monde dans un univers gentil et cute). Aujourd'hui, Nintendo remet le couvert avec ce qui est pour moi LA bonne surprise de l'E3 2010 (à l'inverse de Kid Icarus sur 3DS, encore une belle licence 2D qui se transforme en shoot impersonnel. Sans doute que la nouvelle portable aidera à faire passer la pilule pour beaucoup).

Plus qu'un simple jeu de plateforme, le nouveau Kirby se passe dans un monde que ne renieront pas les couturiers de tous bords. Boutons, morceaux de jean, fermetures éclair, Kirby semble cette fois évoluer dans nos placards à vêtement. Un choix assez étrange sur le papier, mais qui visuellement et ludiquement trouve tout son sens quand dézipper un morceau de décors révèle un pan caché de niveau, quand tirer sur un bouton raccourcit un précipice, quand emmêler le fil qui constitue un boss et le lui rejeter à la tête fait office de technique de combat. Je ne parle même pas de ce passage où Kirby et son pote décident de se balader sous les couvertures, et qu'on ne les repère que par des bosses sous le tissu.
Bref, une véritable merveille d'inventivité qui promet encore de longue heures d’émerveillement. Loin des gamins qui sautent face à leur télé pour faire risette à un tigre virtuel.
La 2D ma bonne dame, ca c'est du vrai gaming !

mardi 15 juin 2010

Leinil Francis Yu au Comic Con' Parisien !

Chaque année, la Japan Expo est LE rendez-vous incontournable de tout amateur de japanime et de mangas. Si y faire ses courses a peu à peu perdu de son intérêt au fur et à mesure que le salon se transformait en passerelle mainstream et qu'internet gagnait du terrain (finies les chasses aux artbooks rares/d'import, bonjour les stands d'éditeurs français, ce qui a ses inconvénients, mais aussi ses avantages pour le reste de l'année), impossible de passer à côté de cette foire du cosplay et de l'édition. Une foire qui prouve, s'il en était besoin, à quel point ce qui était encore quelque chose de confidentiel il y a une quinzaine d'années (la grande époque des boutiques Katsumi, Madoka et Tonkam, toutes fermées aujourd'hui) est devenu une sources de pépètes sonnantes et trébuchantes, brisant la frontrière qui existait jadis entre les fans hard-cores et les gaga-ball-iens de bas-étage.


Mieux, en déménageant successivement de La Défense à Champeret, puis au parc des expositions de Villepinte, la Japan Expo a entrainé dans son sillage nombre de micro-évènements qui ont à leur tour grandis. Pour ne prendre qu'un seul exemple, on se souvient encore des mini-conventions Ankama qui ont contribué à populariser un éditeur qui, s'il garde encore un pied dans la porte, propose désormais de son côté ses propres conventions.
Nouvel arrivante depuis l'an passé, la version française du célèbre Comic Con' américain fête cette année sa seconde édition, et promet du lourd tant au niveau des évènements que des invités.
On retrouvera par exemple cette fois une véritable pléthore d'artistes et de scénaristes dont Jeph Loeb (Lost, Smallville, Heroes, Superman..), Geoff Johns (Batman : Earth One, Smallville), Carlos Pacheco (Flash, Superman, Arrowsmith), Frank Quitely (New X-Men), Gabriele Dell'Oto (Secret War, et un beau paquet d'illustrations sublimes)...

Mais dans cette liste (que je complèterais en bas de post), la présence d'un artiste bien particulier m'a fait sauter au plafond : Leinil Francis Yu.
On a tous ses petites préférences, ses petits chouchous, ses artistes fétiches dont la pâte nous parle et hnous fait résonner. A côté d'Ashley Wood, de Claire Wendling, de Benoit Springer, d'Alex Maleev, de Mike Mignola ou de Jae Lee, Leinil Francis Yu fait partie de mon petit groupe d'immanquables.
Je l'ai découvert avec Superman : Birthright (un retour aux sources bien fun), suivi avec Silent Dragon (une mini série avec des mechas et du Kung Fu), avec High Roads (une autre mini style Indiana Jones) et j'ai attendu pendant des mois la suite des trois premiers Ultimate Wolverine Vs Hulk produit en collaboration avec Damon Lindelof. Oui, le même Damon Lindelof qui a bossé en binôme avec Carlton Cuse sur Lost (formant le populaire acronyme Darlton) et à co-scénariste le dernier film de Star Trek. En ce moment, Leinil Francis Yu bosse sur The New Avengers avec Brian Michael Bendis.
De toutes façon, cela ne sert à rien que je vende mon amour pour ce dessinateur, ses dessins le feront très bien tous seuls. J'espère juste qu'à cette occasion, je pourrais taper le bout de gras avec lui ne serait-ce que 2 minutes, histoire de.

(>>Click for Bigger !<<)


Need i Say more ?
Pour info, seront aussi présents au Comic Con :
_Pasqual Ferry (Seven Soldiers : Mister Miracle, Ultimate Iron Man, Thor)
_Jim Mahfood (Clerks avec Kevin Smith !)
_Mike Huddleston (le très dark et puissant The Coffin, dont les droits ont été choppés par James Cameron et Guillermo Del Toro, rien que ça)
_David Lloyd (V pour Vendetta)
_C.B. Cebulski (Drain, Wonderlost, Compass)
Bref, que du beau monde !

-Toutes les images de la galerie sont (c)Marvel et/ou Leinil Francis Yu-

Me likee some pastèque

S'il y a quelque chose que j'ai toujours regretté dans les jeux tirés de la licence Star Wars, c'est l'impossibilité de couper ses adversaires en deux (ou plus) avec un sabre laser (quelque chose qui devrait pourtant tomber sous le sens).

Et bien les ptis gars de Metal Gear Solid vont exaucer mon souhait (et sans doute celui de beaucoup de gens qui pensent la même chose) avec un nouveau jeu spécialement dédié à Raiden, le ninja qui avait choppé la vedette à Solid  Snake dans MGS2. A l'époque considéré comme un intru sur le terrain de chasse du héros attendu (puisque tout le monde voulait jouer avec Snake), le monsieur avait épaté son monde en refaisant plus tard une apparition dans MGS 4. Eet pour le coup, tout le monde avait enfin envie de lui mettre le pad dessus (Merci monsieur Kojima de jouer si finement avec la mise en abime et le rapport du jeu au jouer/spectateur).



Pour revenir à nos moutons, et comme le montre le second trailer ci-dessous, il sera ici possible de couper tout et n'importe quoi avec l'épée du monsieur, du soldat ennemi à son véhicule, en passant par les murs environnants, et donc, des pastèques. On voit d'ici les concours de ptis gars qui vont s'amuser à couper ces dernières en le plus de morceaux possibles, quitte à compter les pixels.

Reste à savoir si nous auront cette fois droit à un jeu d'action à part entière, ou comme d'habitude, à un film interactif avec des parties jouables (ce dont je ne me plain aucunement en passant).



Press Start, Scott !!!

Gnnnnnnn j'en peut plus d'attendre la date de sortie de ce truc !
Déjà qu'en France la sortie ciné de Scott Pilgrim vs the World est repoussée à Octobre... Ça donne furieusement envie d'aller faire un tour en Angleterre au mois d'Août, là ou le film sortira comme prévu dès le départ, le 13 (Août, donc, oui madame).

Bonheur, le jeu fait briller nos mirettes grâce à la pâte graphique de Paul Robertson, un animateur de génie qui nous avait déjà offert plusieurs clips dantesque dans lesquels de gentils petits pixels se faisaient découper en morceaux gluants, boyants et trébuchants. Genre ça :


Pour le coup, le jeu sera donc l'occasion de réaliser plusieurs fantasmes d'un coup : et d'une, d'incarner un personnage de la BD (Scott, Ramona, tout ca...), et l'autre, donc, de jouer avec des sprites animés par Mr Robertson ! Woah. "Bread makes you FAT ???"

Petite précision, comme le souligne le seconde trailer sorti aujourd'hui et visible ci-dessous, il y a de fortes chances pour que Scott se batte de baseball contre les 7 Evil Exes de Ramona sur le PSN en premier, avant de débarquer sur le XLA quelques temps plus tard. petite vengeance se Sony parce que Dead Rising 2 aura un chapitre en plus chez Bilou ?



Et puis revoila le premier pour ceux qui l'ont raté :

lundi 14 juin 2010

Teen Comedies

En ce moment, je rattrape un peu les œuvres que je n'ai pas eu le temps de voir (en intégralité ou en tout court), et par le plus grand des hasards, je me suis trouvé à regarder en parallèle deux sitcoms aux thématiques similaires.

A ma gauche, The Inbetweeners, comédie anglaise de format court (20 minutes et des saisons de 6 épisodes) narrant l'arrivée d'un pauvre type dans un nouveau lycée. Du haut de ses lunettes, de son accent british trop marqué et de son petit côté prétentieux, Will trouve pourtant très vite un groupe auquel se rattacher. Ce quatuor, composé d'un amoureux transit, d'un vantard invétéré et d'un électron libre totalement allumé, n'est clairement pas dans le haut du panier quand il s'agit de faire la liste des groupes les plus cool du lycée. Cependant, la fine équipe n'est pas non plus totalement à l'ouest et se retrouve ainsi entre deux eaux, dans les strates intermédiaires. "In between", donc.



Produite et diffusée par la populaire E4, chaine qui n'a peur de rien puisqu'ayant déjà produit des programmes aussi déviants et jouissifs que Skins, Dead Set et The Misfits, The Inbetweeners voit un de ses héros vomir sur le petit frère de la fille dont il est amoureux depuis toujours (un effet d'une puissance comique incroyable), un autre se vanter d'illusoires "coups du siècle" sur lesquels il base toute sa réputation, et ses protagonistes parler crument de sexe à tout bout de champ comme tout bon pré-bubère qui ne pense qu'à cela à cet age.
La série est blindée de potentiel, qu'il s'agisse du lieu de l'action(l'achat d'une bagnole, un tour au camping, la fête de fin d'année) ou de persos aux concepts amusant (le père du vantard est supposé gay par tout le monde). Cependant, le show ne peut s'empêcher d'alterner entre vannes bien trouvées et situations creuses car poussées par la droiture du schtroumpf à lunettes qui lui sert de narrateur. A l'image du personnage inventé par Peyo, Will est parfois touchant quand, sans prévenir, une belle et populaire fille le drague et le guide dans son lit (ça sent le coup fourré mais en fait non), parfois à baffer quand il ruine toutes les occasions qui lui sont offertes pour briller, alors qu'il préfère se raccrocher à une sacro-sainte morale que personne ne lui impose, même pas une mère que ses potes rêvent de mettre dans leur lit.
Un programme aux éclats mi-figue mi-raisin donc, qui m'a déjà poussé en plein épisode à me demander pourquoi je continuais à regarder, amis qui m'a tout de même souvent récompensé. Je n'ai à ce jour vu que la première saison, on verra si ça s'arrange par la suite (car j'ai tout de même envie de voir la suite, soit 2 autres saison à ce jour).



En tous cas, tout le contraire de Aliens in America (à ma droite), une sitcom cette fois américaine qui a unanimement séduit la critique lors de sa diffusion sur la CW en 2007/2008. Une estime qui lui valu d'ailleurs d'être jugée par ces mêmes critiques meilleure sitcom de l'année, ce qui ne l'empêcha malheureusement pas d'être très vite annulée.
Comme The Inbetweeners, Aliens in America parle d'un groupe de lycéens loin des sphères de la hype, alors que le jeune Justin (Dan Byrd, qui joue le fils de Courteney Cox dans le récent Cougar Town du papa de Scrubs) a toutes les peines du monde à vivre sa scolarité sereinement. Pour l'aider, sa mère saute sur une opportunité présentée par le principal et signe pour accueillir un étudiant étranger dans le cadre d'un programme d'échange. Surprise : au lieu d'un beau suédois qui reboosterais son ego en étant son meilleur pote, Justin voit débarquer un pakistanais musulman (forcément pratiquant, génial dans l'Amerique post 11-Septembre), à la naïveté et à l'enthousiasme dégoulinants.



Pour bien faire, Aliens in America commence par quelques passages obligés : la famille panique d'abord et Raja (Adhir Kalyan, depuis en duo avec David Spade dans Rules of Engagement) découvre émerveillé les US avant que Justin ne soit touché par la spiritualité de son nouveau pote et que la mère revienne sur son envie de rendre cette marchandise défectueuse, réalisant que l'orphelin n'est au final qu'un simple gamin (snirfl)).
Un terrain balisé mais efficace qui trouve tout son charme dans une suite intelligente et bien menée, surtout bourrée de situations à s'étrangler de rire quand, par exemple, Raja ment pour la première fois (dans des disproportions incontrôlables) ou qu'il se force à l'inverse à dire la vérité sur l'inexistant club de fabrication de fusées monté de toutes pièces par Justin pour que son étouffante mère le laisse tranquille de temps en temps (et tout le monde sait que musulman + roquette ça fait bon ménage aux US).
Sans temps morts, les scénaristes (des anciens de Just Shoot me/Voila ! et Mind of Mencia) arrivent à utiliser toutes les opportunités offertes par leurs postulat de façon légère et amusante (pour ne pas dire plus), et en profitent pour s'adresser intelligemment à leur public via des sujets plus fondamentaux que prétextes (la puberté, le désir, le regard de l'autre, tant sur la culture que sur les simples rapports humains entre ados, adultes, et parents/enfants). Ou comment rendre addictif et hilarant des sujets qui peuvent paraitre pompeux sur le papier.

Alexandre Aster regrettait encore récemment (dans la dernière émission en date de J'irais Loler sur vos tombes pour être précis) la propension de la comédie française à volontairement se définir comme un genre idiot. Pour lui, la Comédie est plutôt un "vernis" qui peut s'appliquer à tous les genres, et qui ne peut créer un lien avec son public que si elle est au service d'une véritable histoire. Aliens in America est un bon exemple de cette idée, idée à laquelle on ne peut que souscrire quant on jette un œil aux comédies avec Will Ferrell, malheureusement trop méconnues de notre grand public, pour s'en convaincre (ca se voit que j'ai enfin vu Step Brothers hier soir ?). A ce jeu, Aliens in America triomphe glorieusement, et brille d'autant plus qu'elle ne le fait que durant 18 épisodes.

Cerise sur le gâteau, on y retrouve aussi Lindsay Shaw, actrice dont le charme (comment ça j'ai des goûts bizarres ?) m'a poussé cette saison à dévorer 10 things I hate about you, une autre comédie annulée dans la fleur de l'âge.
Quoiqu'il en soit, si vous avez un jour l'occasion de jeter un œil sur cette petite perle, n'hésitez pas, vous m'en direz des nouvelles !

New beginning (again and again)

Ca fait un moment que cela me trotte dans la tête.
Relancer un ancien blog ? En créer un nouveau ?
Quoiqu'il en soit, Facebook, c'est assez limité quand on veut partager plus de 3 lignes de texte, surtout quand il s'agit de les retrouver. (Enfin, je dis cela pour étayer mon propos, vous allez comprendre...)

Ensuite, pour parler de quoi ?
Et bien de tout et de rien. De ciné, de séries, de dessin, partager ce qu'on fait, ce qu'on voit, ce qu'on achète, toutes les conneries habituelles.

De toutes façons, c'est bien rigolo de mettre à plat ses intentions, mais c'est surtout par le contenu que l'on juge. Oui, les doigts d'une main ne suffisent sans doutent plus à compter les reboots de mes anciens blogs, dont le premier date d'il y a presque une dizaine ans. Mais vu que je passe mon temps à poster des trucs sur Facebook (encore elle... une plateforme très pratique, mais au final très impersonnelle et pas du tout customisable), autant monter une nouvelle petite cabane chaleureuse.Une où je me sentirais un peu plus chez moi.
En espérant qu'elle ressemble rapidement à autre chose que la plage de Lost avec son avion en morceaux, et les pots épars de Mayo de Hurley et ceux de beurre de cacahuète, vides, de Claire et Charlie.


On verra bien...