mercredi 21 juillet 2010

"Les gens" n'ont aucune culture (cinématographique).

J'ai mis "les gens" entre guillemets car on ne sait pas qui a pris part au sondage que je vais évoquer ci-dessous (rassurez-vous, pour la plupart, vous n'en faites pas partie). D'après ce sondage, donc, dévoilé ce 21 juillet sur le site DailyMail,co.uk, le film le plus frustrant et incompréhensible de l'histoire du cinéma est Vanilla Sky de Cameron Crowe avec Tom Cruise.

Vous avez bien lu. (prenez quelques seconde pour bien apprécier la mesure de la chose).

"_Aaah je t'avais bien dis que personne comprendrait rien à tes histoires de rêves !"
"_Si c'est comme ça, on va que adapter de vieilles séries et tout le monde sera content !"


Aux chiottes l’expressionnisme allemand, au orties les films asiatiques, au placard Gaspar Noe et ses congénères. Le film le plus incompréhensible est la copie d'un film espagnol avec Tom Cruise.
On retrouvera bien heureusement en seconde place de ce top le Mullholland Drive de David Lynch, ainsi que dans le reste de la liste deux doigts de Kubrick, une perle de Wachowski, un soupçon de Terry Gilliam, un panflet de Nolan et un pet de Guy Ritchie.

Mais non, le film le plus dérangeant et frustrant est Vanilla Sky. La seule explication rationnelle et valable que mon cerveau trouve à cela est que "les gens" n'ont pas compris pourquoi Cameron Crowe a adapté l'excellent Ouvre les yeux d'Alejandro Amenabar au lieu de pondre lui-même un nouveau scénar original (Singles et Almost Famous, c'est tout de même pas de la merde) et que tout le modne a bien compris toute les filmos de Lars Von Trier, Paul Verhoeven, David Cronenberg, Shinya Tsukamoto et Friedrich W. Murnau (pour rester soft).
Mais le reste du top, reproduit ci dessous, tend à me suggérer le contraire.

1 Vanilla Sky
2 Mulholland Drive
3 Donnie Darko
4 Matrix Revolutions
5 Memento
6 L'Armée des 12 singes
7 Eternal Sunshine Of The Spotless Mind
8 2001: L'Odyssée de l'espace
9 Revolver
10 Orange Mécanique

Meh... 
Peut-être que le gars qui a fait l'article l'a juste fait pour faire du click sur son site, de la même manière que je l'ai repris pour voir combien de passage je peux faire sur mon blog avec des titres à la con (enfin, je dis ça, je dis rien).

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Le nouvel Avatar s'appelle Korra, et c'est une fille !

Durant la genèse de l’adaptation du dessin animé Avatar : The Last Airbender par M. Night Shyamalan, adaptation qui se révèle être une véritable catastrophe dont vous pourrez juger par vous-même dès le 28 Juillet prochain, les studios Nickelodéon avaient laissé échapper l'info suivante : une nouvelle série se déroulant dans le monde d'Avatar était en gestation.

Les choses se précisent aujourd'hui puisque Avatar : The Legend of Korra (titre provisoire) a été officialisé par la chaîne dans un récent communiqué de presse. On y découvre que l'histoire se déroule 70 ans après les aventures de Aang, que le nouvel avatar est une fille du nom de Korra, qu'elle évolue dans une ville steampunk du nom de Republic City et que, contrôlant déjà la terre, l'eau et le feu, elle cherche désormais à maîtriser l'air pour achever sa formation. Elle sera aidée dans ses aventures par Tenzin le fils de Aang (qui est donc mort...).




Qu'en penser ? pour le moment pas grand chose, car qui aurait cru une seconde il y a quelques années qu'on aurait pu autant se passionner pour les aventures d'un jeune bonze qui fait bouger les nuages ? On peut en tous cas espérer quelque chose de grand puisque les créateurs de la série originale Michael DiMartino et Bryan Konietzko sont aux commandes. Espérons qu'ils soient aussi inspirés que la première fois ! Yeepee Kaï, Motherfucker !

Pour les détails, le copie-colle la partie intéressante du communiqué de presse, que vous retrouverez en lien à la fin de ce post.

The Legend of Korra takes place 70 years after the events of Avatar: The Last Airbender and follows the adventures of the Avatar after Aang – a passionate, rebellious, and fearless teenaged girl from the Southern Water Tribe named Korra.  With three of the four elements under her belt (Earth, Water, and Fire), Korra seeks to master the final element, Air.  Her quest leads her to the epicenter of the modern "Avatar" world, Republic City – a metropolis that is fueled by steampunk technology.  It is a virtual melting pot where benders and non-benders from all nations live and thrive.  However, Korra discovers that Republic City is plagued by crime as well as a growing anti-bending revolution that threatens to rip it apart.   Under the tutelage of Aang's son, Tenzin, Korra begins her airbending training while dealing with the dangers at large.

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mardi 20 juillet 2010

Steven Moffat takes on Sherlock Holmes

Il y a fort à parier que ce 25 Juillet au soir, les fans de Steven Moffat se retrouveront devant la BBC.
Brillant scénariste télé opérant depuis le début des années 90, Steven Moffat s'est fait connaitre en France grâce à la diffusion de l'excellente sitcom Coupling (renommée Six Sexy lors de sa programmation sur Comédie), sorte de Friends sous acide.
Mais c'est surtout en grand fan de Doctor Who qu'il a marqué le cœur des amateurs éclairés, signant parmi les plus brillants épisodes de la saga du seigneur du temps reprise par Russel T. Davies en 2005, ce après une hilarante parodie avec Mr Bean, Hugh Grant et Jonathan Price en 1999.
Un Doctor Who dont il a d'ailleurs repris les rennes cette année (en fait l'an passé, mais ça a été diffusé au printemps), non sans avoir également écrit au passage une très bonne réinterprétation du mythe de Dr Jekyll et Mr Hyde sobrement intitulée Jekyll (ce fut en 2007).

Une belle liste d'indispensables à laquelle se rajoutera donc sans doute Sherlock, reprise d'un autre grand classique de la culture anglaise dont le premier épisode sera diffusé ce Dimanche. A ne pas rater, en espérant que malgré la transposition de nos jours, les fans du grand détective y trouveront plus leur compte que lors de la récente adaptation du mythe par Guy Ritchie (enfin, moi, quand y'a Robert Downey Jr., Jude Law, une belle direction artistique et un Moriarty hors champ, j'ai du mal à faire la fine bouche).

lundi 19 juillet 2010

Bal d'araignées aux bords de Seine

Non, contrairement aux apparences, ce post n'est pas une recette de cuisine pour vous apprendre à faire une soupe d'arachnides au jus de Seinoise. je vais plutôt vous parler de l'étrange rencontre que j'ai fait ce soir.

Habitant à Ivry sur Seine, il me prend autant de temps (sinon plus) d'aller de chez moi au complexe Ciné Cité UGC de Bercy en metro qu'à pied. Etant donné qu'un peu de sport ne fait pas de mal, sans compter qu'il est assez agréable d'écouter ses mp3s aux bords de seine, c'est donc en usant mes godasses que j'y vais à chaque fois que l'occasion s'en présente.
 Ce soir, j'étais invité (comme tout un paquet d'autre gens) à une projection organisée dans le cadre du label des spectateurs UGC. Autant vous avouer ma lâcheté tout de suite : Grand Prix du festival de Cannes ou pas, je n'ai pas eut le courage de me farcir Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, une page d'histoire relatant le cas de conscience de huit moine dans une Algérie en proie à l'intégrisme religieux dans les années quatre-vingt-dix et tournée comme un doc de FR3 à la fin des années 80. Oui, au bout de quelques minutes, j'ai préféré fuir et me vider le cerveau devant Predators. Une merde certes, mais avec des effets spéciaux. Que voulez-vous, il y a des soirs où l'on a pas le courage (et pourtant, j'ai beaucoup de respect pour Michael Lonsdale et Lambert Wilson).

Pourtant, j'ai tout de même eut droit à un spectacle assez incroyable.

En allant au cinéma, je remarquais sur la rambarde me séparant de la Seine une quantité incalculable de toiles d'araignées. Endommagées, filées mais bien présentes, chacune étant séparée de sa consœur d'à peine quelques centimètres. Cette constatation m'a semblé étrange, car aucune araignée ne semblait errer dans les parages.
Quelle ne fut donc pas ma surprise au retour de voir toutes ces constructions de soie occupées par leurs architectes. Plus d'une cinquantaine d'arthropodes visibles, sans doute bien plus en réalité, toutes occupées à rapiécer leur ouvrage en espérant attraper le petit moucheron égaré, le petit moustique distrait qui trainerait dans les parages. N'ayant sous la main que mon téléphone portable (ceux qui me connaissent excuseront sans doute la qualité des photos en se rappellant l'aversion que j'ai pour ces machines du diable et en se rappelant par là-même l'âge du mien), je n'ai pu m'empêcher d'en capturer quelques unes par pixel interposé. Nul doute que si j'y retourne, je n'oublierais pas d’embarquer un matériel plus efficace et permettant la prise de plus de 3 photos (j'étais full).

"Oui, on marche sur les plafonds de Paris. Ça vous pose un problème ?"

Toujours est-il que si vous avez envie de vous faire une collection, ou si votre but est de vous faire piquer par toutes les araignées existantes pour voir si vous hériteriez de super-pouvoirs (JE DECONNE, n'allez PAS vous faire piquer, malheureux !! Les allergies ne sont pas considérées comme des super-pouvoirs !), c'est le bon endroit où chiner. A défaut d'être rassasié en émotions fortes par le cinéma ce soir, mon appétit a été comblé par les surprises de la nature. C'est tout de même bien agréable.

"D'abord Ivry, ensuite le monde !"

Chose qui ne gâte rien, en rentrant, j'ai reçu un mail de validation pour mon inscription à la béta de Final Fantasy XIV. On verra si j'aurais le temps d'y jouer. Ceux qui sont intéressés peuvent tenter s'inscrire ici. Avec un peu de chance, ils pourront eux aussi participer.

dimanche 18 juillet 2010

The Walking Dead : une équipe poids lourd !

Personne n'a vu Mad Men, mais tout le monde trouve ça génial (38 trophées en 3 ans, c'est pas rien).
Beaucoup plus de gens ont vu Breaking Bad (y'a le papa de Malcolm) et tout le monde trouve ça bien aussi.
Très peu de gens ont vu The Prisonner et tout le monde trouve ça à chier (on ne touche pas à la série culte de Patrick McGoohan. Enfin, perso j'ai trouvé ça rigolo et moins con que prévu).
Toujours est-il qu'avec ces trois projets, la chaîne américaine câblée AMC a réussi à s'imposer comme une nouvelle productrice de projets qui comptent et que l'on attend avec impatience, d'autant que sa prochaine série est pleine de zombies.



Adaptation de la bande dessinée éponyme de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard, The Walking Dead continue de faire parler d'elle juste avant le Comic Con, et cette fois, c'est le producteur et réalisateur Frank Darabont Himself qui, via une petite interview sur AICN, dévoile l'identité de ceux qui s'occuperont de scénariser et de mettre en boite les 6 premiers épisodes de la série. (j'en parle parce que tout ne monde ne lit pas l'anglais, n'a pas forcément le réflexe d'aller jeter un œil sur AICN, et que ça vaut tout de même vachement le coup d'être relayé).

Voici la petite liste :
Les realisateurs :
1/Frank Darabont
2/ Michelle MacLaren (Breaking Bad, X-Files)
3/ Gwyneth Horder-Payton (The Shield, Battlestar Galactica)
4/ Johan Renck (Breaking Bad)
5/ Ernest Dickerson (Sur Ecoute, Dexter)
6/ Guy Ferland (The Shield, Sons of Anarchy)

Les scénaristes :
1)
Frank Darabont
2)
Frank Darabont
3)
Frank Darabont, Chic Eglee (The Shield/Glee), Jack LoGuidice (Sons of Anarchy).
4) Robert Kirkman (le co-créateur de la BD)
5) Glen Mazzara (The Shield, Hawthorne)

6) Adam Fierro (The Shield, Dexter, 24 Heures Chrono)

Du beau monde en perspective, qui calmera sans doute quelques uns des attentifs perplexes ne s'étant pas encore remis de certaines annonces de casting (Andrew Lincoln ne ressemble pas du tout à son personnage Rick Grimes et on s'en fout à moitié, et Sarah Wayne Callies, dontj'espère que le personnage sera moins énervant que celui qu'elle incarnait dans Prison Break).



Moi tout ce que je sais, c'est que Frank Darabont, qui servira ici de showrunner, m'a fait flipper comme rarement avec son The Mist et que son adaptation de Stephen King Les évadés (que j'ai trouvé bien mais sans plus, faut dire que je m'étais tout spoilé en lisant le bouquin quelques années avant, et que je n'ai forcément pas retrouvé la même atmosphère) a les faveurs du public puisqu'il est classé meilleur film de tous les temps sur IMDB.
On peut donc continuer d'attendre avec intérêt cette série sans trop risquer d'être déçu.



Source : AICN