vendredi 17 décembre 2010

TRON L'Héritage : Critique (ou ode en fait)

(Nota Bene : si vous avez peur des spoilers, j'en dis moins sur l'histoire du film que la bande annonce, donc pas de craintes à avoir  ^__^)

En décembre 1982, Tron est le premier film que j'ai vu au cinéma, en compagnie de mon père. J'imagine que c'est en grande partie grâce à ce film que je suis devenu un geek, que je me suis passionné pour le cinéma, la  SF et tout ce qui touche finalement de près ou de loin aux univers imaginaires (d'aucuns pourraient en passant croire que ce blog lui est dédié en raison des nombreux articles que j'ai posté sur le sujet).
Il me semblait donc normal d'aller voir cette suite avec mon paternel. Gros coup de bol, alors que le métrage de Joseph Kosinski ne sortira en France qu'en Février prochain, j'ai la chance de passer mes vacances de fin d'année en Israël, là où crèchent mes parents. Là où, pas accessoirement du tout, Tron Legacy/ Tron l'héritage sort même un jour avant les States
Rien n'aurait pu m'empêcher d'aller voir ce film le jour de sa sortie, c'est donc chose faite. 28 ans après, presque jour pour jour (le premier est sorti en France un 15 décembre), j'ai replongé dans le "grid". Et je me suis repris un baffe. Une bien grosse qui marque.

Le St Graal du jour !
Pour ceux qui se posent la question, on a payé nos places moins de 11€
(9€ la première, et environ 1,50€ la seconde grâce aux avantages des cartes visa locales)
Mais petite parenthèse tout d'abord. En tant que cinéphile français et fan de films de genre en particulier, j'ai l'habitude -comme beaucoup- d'aller au cinoche le coeur empli de courage, prêt à affronter les longues files d'attente afin de chopper un ticket pour une première séance tant attendue. Arriver une heure en avance pour acheter nos places m'a ainsi semblé un peu djust', voire complètement déraisonnable. 
La semaine dernière, nous étions seulement 3 dans une salle à aller voir Kalevet la semaine de la sortie. Ok, c'était un film d'horreur, le premier du genre en Israël. "Bah, c'était un film de merde, aussi" me dira également un des employés du cinoche. Soit.  
En Israël, quand t'achètes ta place de ciné, tu choisis aussi son emplacement. Ça évite les rushs débiles à l'ouverture des portes. Mon père ne voulant pas se mettre trop près de l'écran, il a choisi nos places à l'avant-dernier rang. Arg. Et puis trois autres gars sont entrés pour se placer. Là, l'employé de la salle nous sort "Nan mais si vous voulez profiter du film, avancez encore de 5 ou 6 rangs". "_Et les autres qui vont venir ?"; "Y'a personne d'autre". Nous étions CINQ dans la salle, pour la seconde séance du film, à 19h10 ! (et oui, pour la petite histoire, nous avons avancé de cinq rangs sur douze). Je commence à me demander si les israéliens aiment finalement le cinéma. "Pour Harry Potter c'était blindax dès le début. Mais il faut généralement attendre un ou deux jours avant que le public se bouge". Ah... L'antithèse de la suprématie des trois premiers jours d'exploitation qui défini la carrière d'un film au US et en France. Nous verrons donc la semaine prochaine...

Mais où sont les spectateurs ? D'autant que Mega Mind est sorti le même jour...
Au moins on a évité les bouffeurs de pop-corn qui parlent durant tout le film !
Mais je vous entends au delà de l'écran, tels des Maurice Barthélémy impatients : "Tu vas la chier ta chiasse ? Il vaut quoi le film ?". Ok ok. Donc après la bande annonce du prochain Pirates de Caraïbes en 3D et l'annonce concernant les lunettes ("Certains passages sont en 2D, c'est normal, mais veuillez tout de même mettre vos lunettes 3D dès le début"), après ce warning, donc, Jeff Bridges raconte à son fils qu'un jour il est vraiment rentré dans un ordinateur. (Et moi d'introduire mon paternel aux films en 3D -malgré mes recommandations, il n'a pas vu Avatar au cinoche-. "Oua, c'est beau, c'est fantastique". Ouf !)

Si vous avez vu la bande annonce du film, vous connaissez la suite : Kevin Flynn (Jeff Bridges, qui parle comme le Dude !), à la tête de la société Encom dans les années 80, disparaît sans laisser de traces à l'aube d'une révélation d'importance. Son fils Sam grandira alors pour devenir un rebelle désenchanté, rompu à la version live et deux roues de Need for speed (il se fait régulièrement arrêter par les keufs et aime jouer, non sans style et skill, au chat et à la souris avec eux). Sam pourrait pourtant reprendre les rennes d'Encom puisqu'il a hérité de la majorité des parts de la boite, mais non. Il préfère se faire l'avatar d'une société libre et révoltée, toujours prompte à bousculer l'establishment au profit du peuple. 
Et puis un jour, Alan Bradley (Bruce Boxleitner), ami fidèle de son père et seul à encore croire en l’existence de Kevin quelque part dans une matrice, reçoit un appel de ce dernier, directement venu de sa salle d'arcade (le Flynn's du premier film). En allant voir ce qui se passe, Sam va découvrir une autre réalité et littéralement jouer bien plus que sa vie. 


Allons-y, Alonzo. S'il fallait résumer Tron Legacy en un seul mot, le premier qui m'est venu à l'idée est majestueux. La réalisation de ce nouvel opus est élégante : la narration est fluide et évite de céder à l'appel d'effets clipesques pour introduire ses protagonistes (seuls quelques flashbacks bien foutus font état de points clés passés). La photo est léchée, qu'il s'agisse de la réalité ou de l'univers numérique, chacun possédant ses codes de couleur -presque charnel pour le premier, d'une froideur manichéenne et design pour le second, quoique j'hésite à utiliser le mot froid tellement tout cela est magnifique-. J'ai beau avoir dévoré le artbook de nombreuses heures, on ne prend réellement la mesure de toutes les trouvailles des concept-artists qu'en voyant certains mechs en mouvement. A ce titre, les effets de mise en scène sont généralement sobres mais souvent impressionnants. J. Kosinski n'hésite d'ailleurs pas à mélanger les genres avec brio, pensant certains de ses plans tels des tableaux impressionnistes lourd de sens (comme c'était la norme avec tous les anciens films d'animation de Disney, certains se faisant écho) ou opérant quelques hommages évidents. Hommages au premier Tron tout d'abord (la fuite du terrain de light-cycles, les véhicules...), ainsi qu'à d'autres oeuvres de la culture informatique tandis que trois plans iconiques de Matrix sont repris en copier-coller. 


Même combat pour la musique. La Bande originale de Daft Punk s'intègre merveilleusement au film et lui fourni une énergie inouïe. Mais connaissant celle-ci par coeur, j'ai plus particulièrement été bouleversé par les effets sonores (du 8-bits partout jusqu'aux power ups lors de la course de Light-cycles) et le choix de la chanson de Journey Separate Ways (Worlds Appart), lorsque Sam rallume la salle d'arcade de son père et que tous les jeux vintage reprennent vie (je vous laisse retrouver tous les hits Nintendo & Cie qu'on entend à ce moment là). Ça m'a pris aux tripes.

Bref, voila véritablement un film qui fera date (tout du moins visuellement) et l'on est bien face à un spectacle dans le sens le plus pur du terme. Les scènes d'action, tout comme le film dans sa globalité, sont de véritables thrill-rides. Les premiers duels de disc ont de la patate et sont intelligemment pensés, la course de light-cycles en jette et dure assez longtemps pour ne pas faire office de showcase pour jouets. Et je ne parle pas de la multiple séquence de fin. Seule une baston avec (la sublime) Olivia Wilde, si elle est narrativement un des pivots du film, sent un peu le "tourné pas trop vite pour coller au angles de caméra choisi et pas trop se faire mal". Mais la chorégraphie excuse cela tranquillement. 


S'il fallait vraiment chercher la petite bête, je dirais qu'au delà du fait que Flynn jeune (et Clu pour ceux qui suivent) font vraiment persos en 3D, les décors intérieurs font à mon sens un peu studio. Pas dans leurs rendus, absolument impeccables, mais dans leur envergure. M'est d'avis que cela soit voulu afin de coller à l'esprit fermé et étouffant du Grid, sans contact avec les réseaux extérieurs. Mais cela empêche parfois le film d'offrir un monde aussi vaste que celui du premier film (logique, donc), et par conséquent au film d'avoir la même envergure. 


On ressent bizarrement le même effet en ce qui concerne le scénario. Celui-ci possède les avantages et les inconvénients d'une course en avant : Sam arrive dans le grid, découvre ce qui s'y passe, et le reste n'est qu'une fuite afin de retourner au point de départ. Une fuite bien structurée, blindée de surprises et de légers twists (une question me taraudais concernant le titre - à moitié réglée dans le sympathique jeu préambule Tron Evolution -, mais rien n'est laissé au hasard). Une fuite somme toute logique, mais une fuite none-the-less. Une impression qui est par ailleurs paradoxale puisque deux passages respiratoires d'exposition dialoguée cassent le rythme du film en imposant un tempo beaucoup plus lent, mais sans pour autant arriver à effacer cette impression de linéarité. (Je remercie au passage les tenanciers de la salle qui nous ont épargné la pause pop-corn de 5 minutes en plein milieu de séance, comme c'est encore la coutume ici).


D'aucuns n'oublieront ainsi pas de parler à tord de "vide scénaristique", d'"histoire qui ne va nulle part" ou tout simplement de film "sans fond", "sans densité". Des critiques infondées puisque la responsabilité individuelle, le totalitarisme, l'évolution de la technologie et de notre société sont des thèmes fort et bien traités dans le film, au delà de la simple évocation. Mais il est vrai que sa structure et l'énergie qui s'en dégage sont tellement prenantes, fluides et évidentes (pensez Avatar en pire, avec un caractère intimiste en plus) qu'elles arrivent à prendre le pas sur les sujets évoqués, quels qu'ils soient. Il y a fort à parier qu'encore une fois, Tron Legacy, comme son aîné décrié et boudé à l'époque, sera considéré par certains comme un film mineur et révélera toute sa richesse avec le temps.
Une véritable perle noire qui fera peut-être oublier le temps de la projo que que Tron, c'est chez Disney (je n'ai absolument rien contre Disney, bien au contraire, mais beaucoup semblent oublier ce fait, des ouvreurs de salles de ciné aux caissières des Disney Store (!) ). Une perle noire qui me donne toute confiance en J. Kosinski et en son futur remake du Trou Noir (oui, chez Disney également). Même s'il est beaucoup plus doué pour mettre en scène l'action  que les scènes de dialogue posé, voila un gars qui a de l'avenir !


Dernier point pour clore cette "critique", si je n'avais jusqu'à présent pas nécessairement envie de me chopper une télé en 3D, que ce soit pour Avatar ou pour le Resident Evil 4 3D gadget avec Milla Jovovich dans ton salon, Tron Legacy m'a pour le coup bien motivé tellement celle-ci est bien pensée, bien présente, et (je fais de la ré-ut') efficace et élégante. Oui, Tron Legacy est une somptueuse expérience sensorielle, et malgré ses menus défauts (certains volontaires et compréhensibles puisque scénarisés), je suis partant pour le faire entrer dans le top 5 des films que j'aurais vu le plus de fois au cinoche de ma vie. Rien de moins.

J'ai intérêt à bien en profiter avant mon retour. Ça va être long d'attendre février pour recommencer !!

mercredi 15 décembre 2010

TRON LEGACY J-1 !

Depuis mon arrivée il y a quelques jours en Israël pour deux semaines de vacances bien méritées, j'avoue, je flippais un peu. Mis à part la mention de la sortie du film TRON LEGACYTRON L'héritage pour le 16 décembre ici bas sur IMDB, pas un poster, pas une pub, pas une affiche dans la ville de Ra'anana où j'ai décidé de poser mes valises. 

Un petit tour hier à Tel Aviv m'a heureusement très vite rassuré : posters géants et prospectus jonchant le sol ont confirmé l'info, ainsi que l'organisation d'une launch party speciale avec le DJ Juanjo Martin. J'ai fêté la chose en achetant au passage l'édition collector de la bande originale du long métrage, BO qui, si elle est décriée de toute part pour sa ressemblance avec d'autres OST du même genre (principalement celle de l'Inception de Christopher Nolan), reste à mon avis particulièrement efficace et envoûtante. J'en profite pour signaler que si cette édition collector est très bien foutue (la pochette digipack est magnifique) et contient un cd de bonus avec 5 tracks de plus et quelques suppléments interactifs, je regrette que les vidéos s'y trouvant (makings of, featurettes et trailers) soient si courts et de si piètre résolution (354*266 en 4:3 pour un film pareil, c'est vraiment la loose).


Quoiqu'il en soit, je suis vraiment impatient d'y être !
Et comme si l'excitation ambiante ne suffisait pas, Playboy a rendu hommage à sa façon au revival avec une belle galerie de playmates fort sympathiques. Elle ne valent pas Olivia Wilde, mais on va pas tout de même pas cracher dans la soupe !


lundi 13 décembre 2010

SUCKER PUNCH : mini featurette

Poum, Bam, In your Face.
Voici ce qui ressort de la featurette ci-dessus concernant le nouveau film de Zack Snyder, Sucker Punch. Réal appliqué puis décrié (les fans de genre l'ont porté aux nues pour son remake de Dawn of the dead avant que les plus radicaux ne le traînent dans la boue pour ses très regardables adaptations de 300 et de Watchmen), Zack semble avoir pris assez d'assurance pour nous livrer un film enfin totalement neuf et original vu qu'il ne s'agit  pas, pour une fois, d'un script adaptant une oeuvre pré-existante.


Après s'être fait une dernière fois la main sur les chouettes de Ga'hoole (avec un résultat qui dépasse toutes les espérances de ceux qui s'attendaient au mieux à un gentil film avec des hiboux), le réal semble s'être fait incroyablement plaisir en mixant drame intimiste et univers débridé, mélangeant toutes les influences possibles du manga au film de guerre en passant par la le récit d'anticipation robotisé. Un bien beau tableau pour le moins impressionnant qui ne nous fait espérer qu'une seule chose : que la cohérence soit au rendez-vous.
Je sais pas pour vous, mais je la sent bien, d'autant qu'on voit enfin très largement, contrairement à la bande annonce précédente, pourquoi le métrage touchera en plein coeur les amateurs de l'esthétique Steampunk. Clik !

mercredi 8 décembre 2010

Kalevet : Une tentative de slasher israélien

On connait bien le cinéma moderne israélien pour ses films intimistes, culturels ou existentiels. Lucide ou naïf et parfois aux limites de l'avant-garde, il n'échappe d'ailleurs pas aux polémiques les plus diverses. Mais célèbre pour ses perles d'auteur (ou auteurisantes diront certains), il l'est beaucoup moins pour ses oeuvres de genre. A ce jour, seuls le polar atypique Tu marcheras sur l'eau (un de mes films préférés au monde cela dit en passant, cf mon avatar sur ce blog) ou le fantastique Frozen Days (très inspiré par le Locataire de Polanski) ont atteint les oreilles d'un public distrait. C'est pourquoi, lorsqu'en scrutant les films à l'affiche des salles obscures locales, je suis tombé sur le pitch de Kalevet - sorti le 2 décembre en Israël où je passe deux semaines -, je me suis dit qu'il ne fallait pas que je passe à côté. Cerise sur le gâteau, Lior Ashkenazi (le héros de Tu marcheras...) est au générique.

A la vue du titre -traduit pas Rabies en anglais, - qui m'a fait penser au Rage de Cronenberg - et à la lecture d'une critique-du-net, j'ai d'abord cru à un film de zombies. Erreur, il s'agit en fait d'un gentil slasher, même si, dans l'une ou l'autre des catégories, c'est finalement le premier de celle-ci à voir le jour à ma connaissance.
Et puis ca commence plutôt bien : la première scène met en images un couple qui se parle à travers une ouverture dans une porte métallique. Lui est dehors, elle enfermée dans un trou. Les deux ont le visage en sang. Elle (en pleurs) : "j'en ai assez, je veux rentrer à la maison". Lui : "On ne peut plus rentrer à la maison. Mais quoiqu'il arrive, dis-toi que tu n'as rien fait de mal. Restes ici, je vais chercher de l'aide". Il se barre. Un cri. Générique. Ambiance de virus, atmosphère tendue, on a vu pire comme intro.

Malheureusement, ça se gâte par la suite. Parce que comme tous bons cinéphiles débutants bourrés d'influences, les deux réalisateurs Ahron Keshales et Navot Paposhaddo ont le cul enter quatre chaises. Jugez plutôt : suite à cette mise en bouche, débarquent séparément dans la forêt de l'action un couple (un chasseur, une pétasse et leur chien), ainsi qu'un groupe de 4 jeunes se croyant débarqués du Cabin fever d'Eli Roth, débitant des dialogues à la Tarantino (dont le top des fantasmes sexy d'un des gars, avec au sommet de la liste "une meuf en train de pisser"). On termine par un duo de flics, l'un obsédé et connard de classe internationale, l’autre en pleine crise de couple (Lior Ashkenazi, qui démarre comme un timide idiot et effacé pour finir au fond d'un drame perso).

Et les situations de s'enchaîner dans le plus grand portenawak possible : un croque-mitaine venu de nulle part embarque la nénette de l'intro, tue le chien du couple et s'endors pour ne plus revenir qu'au générique de fin. Après avoir croisé l'ami ensanglanté du début et avoir appelé les flics, les 4 amis se séparent : pendant que les hommes se prennent la tête et finissent par se taper sur la gueule dans la forêt, les filles accueillent les flics qui les palpent trop généreusement et la situation dégénère en prise d'otage et course à travers un champ de mines (!!). Se rajoute à cela le fait qu'entre deux vannes foireuses (Flic 1, menotté par son collègue à la voiture :"Raah ! Fils de pute !" Flic 2 : "Hé, on avait dit pas les mères !"), les réalisateurs n'arrivent pas à choisir entre drame (OMG on va mourir !), la tension (plan posé et musique clichée) et le grand guignol (le champ de mines, donc). Tout cela s’enchaîne de façon étrange via certaines idées de mise en scène, tout d'abord efficaces (quelques jump-scares classiques et bien placés et autres ellipses, de la retenue dans le gore), mais très vite recyclées (deux meurtres filmés à l'identique presque plan par plan).

Heureusement, les auteurs sauvent l'honneur et n'oublient pas de finir sur une note d'humour qui, malgré le côté inégal et finalement unique du film, le replacent au coeur du genre auquel il rend hommage. A ce titre, je ne peux pas m'empêcher de rapprocher Kalevet du récent Rubber de Quentin Dupieux, ou plus justement du Dead End de Jean-Baptste Andrea et Fabrice Canepa. Ces deux films, s'il sont bien plus réussis malgré leurs défauts, sont transportés par le même amour du genre et une même envie de sortir des sentiers battus. C'est surtout dans cette optique que Kalevet vaut d'être vu et d'exister. Car il a la volonté d'ouvrir la porte à toute une vague de créateurs et de cinéphiles locaux qui ne demande qu'à s'épanouir. 
Malheureusement, il faudra sans doute s'armer de patience : alors que le cinoche où était projeté le métrage était tapissé des affiches du film et que les employés du complexe portaient tous un T-shirt dédié, nous étions 3 dans la salle pour une séance à 19h30 ! (je rappelle que c'est la première semaine d'exploitation du film). Mph...

Pour ne pas vous laisser en chien, voici en tous cas la bande annonce de la chose :

vendredi 3 décembre 2010

Toulouse Game Show : Album photo Cosplays

Chose promise, chose due (même si un peu en retard) ! Voici un nouvel album photo tiré de mon voyage au Toulouse Game Show édition 2010, spécialement dédié aux cosplay.
Au départ, je n'étais pas parti pour photographier cela, principalement en raison de la maigre qualité de mon matériel sur place - comme vous avez déjà pu en juger sur mon précédent album -.
Mais d'un coup, j'ai croisé un groupe qui m'a sincèrement fait plaisir : trois personnes rencontrées au hasard samedi matin étaient habillées tel l'état major des visiteurs de V : Diana, le commandant suprême John, et une autorité religieuse avec son masque de lézard. Pris au dépourvu, je ne les ais capturés "sur pellicule" que lors de leur montée dans un ascenseur. Piètre résultat.

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Je me suis dit : "Avec la chance que j'ai, la prochaine fois que je retombe sur eux, soit je n'aurais plus de place, soit je n'aurais plus de batterie". Mais étant donné que j'ai une chance toute relative, j'ai recroisé la miss déguisée en Diana dans ces conditions, mais le soir même, alors qu'elle créchait dans le même hôtel que nous. Elle m'a assuré qu'elle reviendrait avec ses comparses le lendemain, et j'ai donc passé le temps libre que j'avais dimanche à les chercher.
Je ne sais pas s'ils sont restés au même endroit ou non, toujours est-il qu'après une longue quête et plusieurs sprints pour ne pas rater certaines conférences et autres projections, j'ai fini par retomber sur eux. Bonheur : le groupe s'était agrandi.
Et dans l'intervalle, j'ai immortalisé la preuve qu'à Paris comme ailleurs, les cosplayeurs sont des fous furieux. 

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Une petite note pour finir, j'ai également croisé un groupe de steamers/vaporistes, représentants de la communauté Steampunk de Toulouse (des fans inventifs et dédiés comme vous pouvez le constater). Ils étaient une demi-douzaine, et je leur ai demandé si la communauté était grande sur place. Réponse : "C'est nous la communauté, on est tous là !"
Pour le coup, ça m'a semblé un peu triste de voir qu'ils étaient si peu, mais d'un autre côté, je doute que ce fut vrai : j'ai fini par trouver d'autres fans de rétro-futur en me baladant un peu, et je ne serais pas surpris d'apprendre que la communauté "officielle" a doublé depuis.

En tous cas, c'était bien cool ! ^__^

jeudi 2 décembre 2010

Déballage : INCEPTION Coffret Blu-ray Collector

En tant que gros fan de Christopher Nolan depuis Memento (que j'ai déjà ans 3 éditions différentes), impossible pour moi de passer à côté de la grosse édition collector du film Inception que propose la Fnac.
Bon, ok, c'est une bonne phrase d'intro un peu moisie et en partie fausse puisque si je suis fan du réal, j'ai totalement zappé les éditions collector de The Dark Knight par exemple (pour le coup, je ne suis même pas sûr d'avoir Insomnia quelque part et je sais que Le Prestige manque encore à ma collection). Mais bon.
  

Tout ça pour dire que le coffret, ressemblant vaguement au gros collector de Blade Runner, est arrivé ce soir à mon domicile, et qu'il a vraiment de la gueule avec sa belle mallette en métal - et non en plastique -, similaire à celle envoyée aux journalistes et autres blogueurs chanceux par le service de presse à l'époque de la sortie ciné.


Un coffret qui me rappelle un peu celui de Lost, chroniqué ici il y a quelques mois, tellement il est blindé de bonus en tous genres. Pour le coup, j'ai refait la même chose avec mes histoires de lettres en rouge, afin de bien montrer en détail le contenu de la bête.


On retrouve donc dans ce coffret deux gros posters du film (A) ainsi qu'une collection de cartes postales promo, chacune dédiées à un personnage du film. Viennent ensuite le comic book "la mission Cobol" (C), servant d'introduction au  métrage, la bande originale composée par Hans Zimmer sur CD (C) et le Blu-ray collector version Ultimate (E), comprenant 2 Blu-Rays, un Dvd et un code pour acquérir le film en téléchargement légal.

Pour finir, on retrouve enfin le dossier de presse (F) et la notice de la dream machine (H). Un DVD supplémentaire (G) est également fourni en plus de celui disponible dans l'édition Ultimate du Blu-Ray. Celui-ci contient les trois featurettes suivantes :
_Un état de réalité propose une visite des lieux de tournage entre Paris et Los Angeles
_Le couloir en rotation s'attarde pour sa part sur la séquence voyant Joseph Gordon-Levitt jouer les Neo dans le couloir du fameux hotel où tout le monde dort (j'ai bien rigolé en apprenant qu'un scène similaire était prévue pour le prochain X-Men : First Class, et qu'ils l'ont retirée parce qu'elle figurait dans Inception !)
_Enfin, En studio avec Hans Zimmer devrait, comme son nom l'indique se pencher sur l'écriture et la mise en boite du soundtrack.


N'oublions pas bien sûr les clés de la mallette et la désormais iconique toupie (J), qui malheureusement ne tourne pas indéfiniment comme dans le film (réalité, quand tu nous tiens...).
De quoi célébrer comme il se doit un film grandiose, qui s'il ne casse aucune barrière scénaristiquement parlant (revoyez par exemple le débridé Dreamscape de Joseph Ruben), apporte encore la preuve de la majesté du cinoche de Nolan et de l'amour du grand public pour un certain cinéma fantastique pourtant si décrié par les producteur gaulois de tous poils (le film n'est pas classé 6ème meilleur film du monde sur IMDB pour rien).

Comme les autres éditions du film, ce coffret sera disponible en magasin dès demain 3 décembre pour 49€ (exclu Fnac donc) et peut se commander avec les frais de port gratos sur le site du dealer culturel pour 10€ de moins (à moins d'une erreur, c'est en tous cas le prix que j'ai payé). (EDIT: enfin, pour le moment il est à nouveau en rupture de stock en ligne. Je vous conseille de vite appeler votre Fnac préférée demain matin pour réserver un exemplaire).

mardi 30 novembre 2010

The art of TRON LEGACY : ARTBOOK

Bon.
Alors si j'ai bien tout compris, les projos de presse de Tron l'héritage ont eut lieu ce hier matin et tout le monde à trouvé ca mortel. Cool. Malheureusement je n'étais pas sur la liste (pour tout dire, le film sortant ici en février, je croyais que ca allait être plus tard), mais en fait je m'en fout (un peu, pas beaucoup).
Déjà, je n'étais pas très frais suite aux deux jours et demi de TGS que j'avais dans les pattes (c'était génial mais fatiguant. mais génial).
Ensuite, je le verrais dans deux semaines durant mes vacances, et alors que toute la presse est sans doute tenue à l'ahbituel embargo made in Disney, je ne me priverais pas pour en parler ici (bien que vous l'avez déjà compris, Tron, c'est le bien).
Enfin, j'ai reçu mon lot de consolation par la poste : le artbook du film, intitulé The art of Tron Legacy. C'est d'ailleurs sans doute la raison pour laquelle vous lisez ces quelques lignes. Donc trêve de blabla.


Premier constat, le bouquin est massif, tant par sa taille que par son poids. J'avoue que je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi imposant. Bon n'allez pas non plus imaginer que ca a la taille d'un dictionnaire, mais l'ouvrage est en tous cas assez épais et assez gros pour qu'Amazon.co.uk me l'ai envoyé dans un carton capable de contenir un PC portable de 17". C'est sans doute pour cela qu'il est arrivé un peu abimé : une encoche sur la couverture, tandis que le froid et le transport ont légèrement gondolé quelques pages. Rien de vraiment grave (surtout pour les 24£ que j'ai payé), mais si vous êtes maniaques et que le prix n'est pas un soucis pour vous, choppez le en magasin.


Second constat : le papier est luxueux, brillant et donc marque très facilement -la majorité des pages sont noires, ca n'aide pas du tout-. Donc ne le prêtez pas à votre petite frère s'il vient de manger sa tartine de Nutella. Mais ca aide à en faire un livre que l'on prend plaisir à lire, ou tout simplement à parcourir. (je conseille pour ce faire de retirer la couverture, assez fragile).


Pour ce qui est de la structure, le bouquin est composé de deux parties.
Après un préambule visuel qui guide le lecteur dans l'univers visuel de Tron (quelques photos pleine page de l'ancien film et -surtout- du nouveau),  la première partie, assez courte, revient après un mot d'introduction, sur les origines du film : l'idée d'une suite, son trailer au Comic Con de San Diego, les designs, l'accueil réservé par le public et quelques rares infos sur le tournage. une petite dizaine de pages bien illustrées afin de se mettre dans le bain et de savoir de quoi on parle. C'est toujours pratique.



Puis arrive le gros morceau à la page 27 :  la partie consacrée au designs du film.
Au lieu de diviser cette partie en thèmes (véhicukles, décors, personnages..), l'éditeur a choisi, comme souvent chez Disney, de proposer une évolution chronologique. On commence donc par le monde réel avec la maison de la famille Flynn, puis la salle d'arcade avant que Sam (le héros joué par Garrett Hedlund) ne se retrouve dans le monde informatique (The Grid) comme son père avant lui.


Une attention toute particulière a été apportée à la présentation des décors et des designs de véhicules.  L'arrivée de Sam dans ce monde parallèle est ainsi abondamment illustrée par de nombreux concept arts et images de story board, sans pour autant sacrifier à l'élégance de l'ensemble. 


Je regrette pour le coup que les personnage n'ai pas le même traitement car si les véhicules sont décris sous toutes les coutures (les origines du licht cycle et des rods, l'évolution du design), les protagonistes n'ont pour eux rarement plus qu'une double page et pas plus de trois ou quatre photos/illustrations. Dommage, j'aurais vraiment voulu que les fonctionnalités des costumes et l'évolution de leurs design soit abordé en profondeur. Comble de l'histoire : pas un mot sur le design des disques identitaires. Dommage.


Sorti de cela, il me parait tout de même impensable de passer à côté d'un tel objet s'(il un est un tant soit peu fan du film ou de design en général. Je passerais sans doute de longues heures à me perdre dans les concepts art de décors, ou à étudier les lignes simples mais élégantes des véhicules, qu'il s'agisse de motos, de chars, de vaisseaux ou d'unité de transport mobiles autonomes. Je suis d'ailleurs particulièrement impressionné par le travail qui a été effectué sur le re-designs des dits-véhicules que l'on trouvait dans le premier film de 1982.


Bref, un achat sûr, à faire les yeux fermés !

jeudi 25 novembre 2010

Interview Leinil Francis Yu - Seconde partie

 Seconde partie de l'interview accordée par le dessinateur de comics Leinil Yu au Comic-Con parisien en Juillet dernier (la première ICI). Alors que tout le modne le criblait de questions concernant son nouveau bouquin Superior avec Mark Millar, j'ai pour ma part préféré revenir avec lui sur quelques anciens bouquins qui ont marqué sa carrière (comics que je lui ai présenté en live puisque ca fait un moment que j'adore son travail). 


X-MEN ANNUAL
"C'est la premiere fois que j'ai fait de la couleur par ordinateur pour une couverture. Donc c'est très mauvais (Rires). On voit que j'étais un débutant car tous ceux qui découvrent Photoshop font, comme je l'ai fait ici, l'utilisation du filtre aquarelle. Heureusement, je pense que je me suis amélioré depuis. Mais c'est un livre très intéressant car c'est la première et la seule fois que j'ai fait un comic book en format latéral. Et puis, j'ai travaillé dessus avec Grant Morrison, qui est bien sur l'un des plus grands scénaristes du monde"


HIGH ROADS #1
"Ah ! Ca, c’était la seconde fois que j'utilisais un ordinateur pour [faire les couleurs d']une couverture. Cette fois, j'avais utilisé Painter. Painter vous permet de faire certaines choses impossible à faire sur Photoshop, comme les effets de peinture à l'huile. Mais je suis finalement revenu à Photoshop, et c'est ce que j'utilise actuellement. Le travail que j'ai fait ici pourrait facilement être fait sur Photoshop. Bien sur, je suis très fier de High Roads. C'est un des comics dont je suis le plus fier. Cela rend plutôt bien et je suis content que les gens m'en parlent encore aujourd'hui et l'apprécient encore."  

Un des personnages principal est un très grand acteur de par son influence à Hollywood, sa carrière et son caractère très affirmé, mais possède une taille minuscule. Était-ce une référence à Tom Cruise ?
(Rires) "Je ne suis pas sûr des intentions de Scott Lobdell à ce niveau. Je pense que High Roads est plus quelque chose qui s'inspire des films de Nicolas Cage, mais effectivement, ce personnage pourrrait tout à fait être Tom Cruise !"  

Après avoir longuement travaillé sur les Avengers, c'est quelque chose qui vous manque, travailler sur un mini-run avec un scénario original ?
"Oui. C'est pour cela que je fais actuellement Superior avec Mark Millar."

ULTIMATE X-MEN - WOLVERINE Vs HULK
Comment avez-vous rencontré Damon Lindelof (co-producteur exécutif et scénariste de Lost et du dernier Star Trek, ndlr) ?
Je crois que c'est Jeff Loeb qui m'a présenté Joss Whedon puis Damon Lindelof. C'est un peu mon parrain dans le monde des comics. Un peu comme une fée bienveillante qui veille sur moi (Rires). C'était cool de travailler avec lui parce que j'adore Lost.  

La mini-série s'est arrété au bout de quelques numéros pour se finir trois ans plus tard. Vous avez eut des difficultés à reprendre le run après tant de temps ?  
"J'étais un peu nerveux au début, mais après quelque pages, je crois que j'ai bien repris la cadence".  



SUPERMAN BIRTHRIGHT
"Ces comics marquent un tournant pour mon style car j'ai alors essayé de le simplifier, de retenir mes ardeurs. J'adore les couleurs et l'encrage. Superman a toujours été un de mes personnages préférés, et c'est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps. C'est une expérience que je voudrais revivre un jour, faire une autre histoire de Superman ou peut-etre Batman".  

Est-ce que vous on vous a contacté, rapport au nouveau film en production supervisé par David Fincher ?
"Non, pas encore. Je suis toujours exclusivement chez Marvel, et je pense que DC sait que je suis très heureux chez eux. Mais je pense que pour le film, il risquent de changer à nouveau les origines de Superman".


SILENT DRAGON
"J'ai toujours été attiré par la science fiction. On pourrait croire que je suis attiré par les super héros, mais en fait c'est vraiment la science fiction qui me passionne. Silent Dragon, c'est la série qui m'a parmi de me dégourdir les muscles, de faire un peu de science fiction, et d'y inclure beaucoup de culture japonaise. C'est un peu faire d'une pierre deux coups".  

Vous rappelez-vous de la genèse de Silent Dragon ?
"En fait c'est principalement basé sur une idée d'Andy Diggle (The Losers). Il a écrit le script et je lui ait ensuite envoyé beaucoup d'images. Les masques, les robots géants... Il les as ensuite inclus dans l'histoire. C'est vraiment son bébé aussi".

Est-ce que vous aviez prévu la fin dès le départ ? C'est vraiment un comic book fun, mais aussi extrêmement sombre.. 
"Oui, je ne pensais pas que cela allait être si sombre. Initialement, Reese (le héros, ndlr) possède un cerveau, mais j'ai suggéré qu'il soit un cyborg intégral et ne le découvre que plus tard. J'ai mis beaucoup de moi dans cette œuvre.  
Cela fait un moment que je n'ai pas mis autant de détails dans une BD".  


NEW AVENGERS 2 
Comment avez vous-réagi en lisant le script de ce comic book dans lequel on apprends que la Elektra mise en scène depuis plusieurs numéros est en fait une Skrull qui prépare l'invasion de la planète par ses semblables ?
"je ne lis jamais en avance ce que je dessine. Donc quand je suis tombé sur cette page, j'ai été like "What ??" (Rires). J'ai été aussi surpris que le lecteur".  

Est-il difficile pour un dessinateur de suivre l'univers Marvel ? Il y a tellement de protagonistes et d'histoires à suivre, spécialement pour vous qui dessiniez ici tant de personnages en un coup...
"En fait je me concentre surtout sur ce que je fais et je demande les références aux éditeurs quand j'en ai besoin. Je ne lis pas de Comics quand je travaille. C'est si facile de s'y plonger et d'être influencé ! Je pense d'ailleurs que c'est le cas pour beaucoup de dessinateurs".  

Est-il difficile de rester un fan en travaillant dans cet univers ?
"Oui, tout à fait. De la même manière qu'on arrête vite de manger des hamburgers quand on en fait toute la journée. Pour le coup, j'ai fini par me mettre à lire des recueils (des trade paperbacks) et à ne plus suivre les histoires au numéro".


SECRET INVASION
Quand avez vous appris que vous étiez en charge de ce run ?
"Je pense courant 2007. C'est arrivé sur ma table et j'étais vraiment content. Je travaillais déjà sur les New Avengers et c'était quelque chose d'énorme pour moi. J'étais déjà très content de travailler sur les Avengers et j'ai vu ce livre encore plus gigantesque me tomber dessus. C'est un sentiment qui vous happe tout entier".  



ULTIMATE AVENGERS 2
"J'ai toujours voulu travailler avec Mark Millar. C'est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis 5 ou six ans, et je suis content que l'on ai finalement pu faire quelque chose ensemble. Bien sûr, j'étais intimidé au début, mais c'est un mec sympa".

Il écrit beaucoup de choses très sombres et violentes, comme son récent Nemesis.
"Oui, mais Superior sera justement le reflet de cela. Ce sera un bon contraste avec Nemesis".



SKETCHBOOK 2009
"c'est une collection de concept arts. Je crois que c'est le 3eme ou le 4eme que j'ai fait. On y retrouve tout mon travail, mes crayonnés, et ce que j'ai fait en dehors du monde des comics. Entre autre également des travaux pour une boite d'emballage ou pour un jeu vidéo, qui n'a d'ailleurs jamais abouti. C'est dommage mais cela arrive souvent".  

Est-ce qu'il est difficile de choisir ce que vous allez mettre dedans ? Ou dès qu'une image vous plaît, vous la mettez de côté pour l'y inclure ?
"J'y pense désormais, je fais bien attention à garder des copies de mon travail pour les prochains. On trouve par exemple quelques images de ce que j'avais prévu pour le film 2012".

C'est un ouvrage que vous éditez spécialement pour le Comic Con ?
Oui. J'ai commencé à réunir de nouvelles illustrations, mais je pense quel le prochain ne sortira pas avant un moment, et je ne pense pas qu'il sera aussi épais. (pour info, il a depuis été édité et a été vendu au Comic-Con de New York cet automne


Encore un grand merci à Leinil Francis Yu, à mon rédac chef chez Geek le Mg et aux organisateurs du Comic Con et de la Japan Expo !