mercredi 30 mars 2011

TEST : MOON DIVER

En grand fan du Strider Hiryu de Capcom, j'attendais ce 30 mars avec impatience. La raison ? C'est aujourd'hui que Moon Diver, le nouveau jeu de Isuke, est mis à disposition sur le Playstation Network. Mais qui est cet Isuke me direz-vous ?


Isuke, c'est Kouichi Yotsui, un monsieur qui a travaillé chez Capcom en tant que background designer sur Ghouls'n'Ghosts et Bionic Commando, ce avant d’intégrer les équipes de développement et de s'occuper de la production du célèbre hit culte de 1989. Un jeu -Strider, donc- qui marquera sa carrière à plus d'un titre puisque s'il ne fait pas partie de l'équipe qui mettra en scène sa séquelle (en fait un remake remis au gout du jour), un de ces jeux suivants, Osman/Cannon Dancer (édité chez Mitchell Corp.), est toujours considérée comme sa suite spirituelle. Une saga qui se transforme aujourd'hui en trilogie ce troisième opus qu'est Moon Diver (un temps appelé Necromachina), cette fois sous l'égide de Square Enix. 


Comment résumer Moon Diver ? Disons que c'est un peu Strider avec de l'Xp et une option multijoueur. Difficile de résumer l'objet autrement tant Moon Diver partage de points communs avec Strider et Osman. Niveau gameplay tout d'abord : s'il utilise plus de deux boutons cette fois, la manière de contrôler les héros reste sensiblement la même. Protagonistes principaux du jeu, Seyfert (en référence au cypher, l'arme emblématique du strider) et ses trois comparses se battent et bougent exactement comme Hiryu : ces messieurs-dames s'accrochent partout, combattent à l'aide d'armes blanches -à charge- dévastatrices et n'oublient pas de se faufiler entre les ennemis et d'esquiver leurs tirs grâce à la toujours présente glissade. Histoire de profiter au mieux des possibilités de la manette et de structurer le gameplay de façon plus technique, la glissade possède désormais sa propre gâchette dédiée. Un choix judicieux qui évite de se mélanger les pinceaux et offre une maniabilité d'autant plus instinctive qu'il est désormais impossible de glisser ou se baisser en voulant tomber d'une plateforme, cette dernière action (se baisser) étant également disponible de façon similaire. C'est un coup de main rapidement adopté vu son côté pratique.



Autre similitude avec Strider et Osman, Moon Diver est porté par un trame narrative qui repose sur un conflit géopolitique fort et un bad guy charismatique comme on les aime (une illustration et une réplique -"tuez tous les humains"- suffisent à poser le décor). A l'image de Strider 2, il sera de plus possible de choisir son stage de départ, chacun étant découpé en diverses sous parties. Difficile de savoir si Isuke à voulu rendre hommage au travail effectué sur la séquelle de son grand hit, ou s'il désire se réapproprier la chose, mais une chose est sûre : c'est loin de me déplaire. Inutile de dire qu'avec tout cela, on retrouve très rapidement ses marques pour se concentrer sur les quelques nouveautés présentes dans le titre. 


Première grosse nouveauté, donc, l'introduction d'un système d'xp ouvrant la porte à une customisation exacerbée des protagonistes. Chaque level obtenu donne tout d'abord droit à un point d'acquis, nécessaire à l'évolution d'une des trois barres de compétences du chara : vie, force et magie. Car à l'instar du précédent Osman (dans lequel elle singeait celle du ninja de Shinobi), la magie est un des point clés du gameplay de Moon Diver.  Implémentation automatique du nombre de combos, projectiles en tous genre, sorts de protection ou régénération, impossible d'en éluder le recours quand on se retrouve face à une armée de moustiques robotisés, de fantassins aguerris et de tourelles revanchardes (trois ennemis encore une fois directement issus des deux titres précédents). Sans oublier les inévitables boss géants. 


Des sorts qui vont de plus pouvoir être partagés. Car l'autre grosse nouveauté de Moon Diver est la possibilité de jouer jusqu'à quatre joueurs en simultané, en local ou en réseau (pour une fois, l'un n'est pas implémenté au détriment de l'autre !). Autant Castlevania : Harmony of Despair était une véritable tannée en solo et ne gagnait en intérêt qu'en multi, autant Moon Diver se joue très bien tout seul et motive d'autant plus le joueur réticent à tenter l'aventure. Moi qui suis d'habitude très fermé à l'aventure, je pense que je me laisserais volontiers tenter une fois le mode story achevé, retourné et un bon paquet de levels acquis. 


Maniabilité répondant au quart de tour, stages colorés et variés, level design agréable à mi-chemin entre l'impression de déjà vu et la nouveauté rafraîchissante, océan de possibilités entre la customisation du gameplay et l'aventure en multi, Moon Diver fait tout pour séduire et s'impose sans conteste comme le digne héritier des deux seuls jeux que j'ai acheté pour ma borne d'arcade. Impossible donc pour moi de faire l'impasse dessus, et il y a fort à parier que malgré des graphismes en 3D (réhaussés par une belle galerie d'illustrations), les oldschool gamers y trouvent un plaisir non feint. Décidément, entre Moon Diver, Hard Corps : Uprising (sorte de Contra bourrin lui aussi customisable) et Islands of Wakfu (sorti ce jour également sur le Xbox Live, et sur lequel je reviendrais sans doute rapidement), c'est noël bien avant l'heure pour les vieux geeks ! <3

Pour ceux qui veulent une note, c'est évidemment du 6/6. Moon Diver est disponible sur le PSN pour 14,99€ et le sera courant avril sur XBox Live.