Monday, October 4, 2010

Braderie de Houilles 2010

Chaque premier dimanche du mois d'Octobre a lieu à Houilles la plus grande braderie de la région parisienne et la seconde plus grande de France après celle de Lille. 10 kilomètres de vide-greniers agrémentés de stands de merguez dans une ambiance bon enfant. Une occasion immanquable pour quelqu'un qui adore chiner comme moi, curieux que je suis de voir ce que les gens ont pu accumuler durant des années. Et accessoirement, si cela me permet de faire de bonnes affaires, de titiller ma fibre nostalgique ou de dénicher la perle rare...

Avec un petit soucis de réveil (l'heure du réveil était bien réglée, mais pas celle de l'appareil) et une soirée très sympa et bien arrosée la veille, j'ai finalement débarqué sur place vers 10h du matin. Juste au bon moment pour voir quelques professionnels déjà repartir avec des tonnes de bandes dessinées introuvables histoire de garnir les étales leurs magasins parisiens. Et oui, pour les braderies, il faut se lever tôt. Cela ne m'a tout de même pas empêché de tomber sur de petites merveilles. Je me suis d'ailleurs empressé d'aller tout d'abord à l'autre bout de la manifestation histoire de prendre de court ceux qui préfèrent passer leur temps compressés autour des premiers stands.

Si la pêche n'a pas été aussi bonne que lors du premier vide-grenier que j'ai fait au mois de Mai (difficile de faire mieux que des mangas récents à 50 cts), je suis revenu fourbu mais content et chargé de 6h30 de balade sous un beau soleil en ayant bien fait attention de ne rater aucune route, aucune allée de l’événement. C'est au passage une expérience que je conseille à tous, que vous y alliez pour dépenser vos deniers ou simplement vous balader. Oui, c'est blindé de monde, mais tous sont charmants, ont le sourire aux lèvres et la bonne humeur règne. Pour ma part, je marque déjà mon calendrier pour 2011 et j'espère cette fois pouvoir bénéficier d'une voiture car il n'est pas pratique de ramener chez soi des meubles vintage, de lourds appareillages métalliques ou autres équipements encombrants à pinces. Ce même si Houilles ne se situe finalement qu'à deux arrêts de RER de La défense.

Je me suis donc contenté de loot transportable, mais je n'ai pas été frustré pour autant, bien au contraire. Voici d'ailleurs (dans le désordre) le résultat de la chasse :


Paradis pour les gamers en herbe bien décidés à se (re)faire une ludothèque, le vide-grenier géant voyant de nombreuses familles revendre leurs jeux et leurs consoles. C'est au cours d'une manifestation simailire que je me suis acheté une NES avant les grandes vacances, et il n'est pas rare de tomber sur des pièces de musées (Colleco, Atari 2600 et autres). Cette fois, j'avais bien envie de mettre la main sur Sim City 4 (que je n'ai finalement pas trouvé) ou la dernière version de Bionic Commando (que je n'ai trouvée que dans les 10€, elle est neuve et moins cher sur amazon Angleterre). Mais il y a toujours quelques titres qui vous restent dans un coin du cerveau et que l'on choppe sans hésiter à bas prix. Ce fut le cas pour l'inévitable GTA IV que je n'ai toujours pas fait, et pour Bad Compagny, qui me rappelle les très bon moment que j'ai passé sur BLACK sur la première Xbox. 5€ l'un, ça ne se refuse pas.
Par ailleurs, j'ai fini par me rappeler que c'était le moment idéal pour me remettre à chercher des "livres dont vous êtes le héros", ces petites tas de papiers merveilleux qui ont en partie bercé mon enfance. Si je n'ai pas retrouvé La galaxie tragique, La planète rebelle et ses potes feront bien l'affaire d'ici là. 0.50€ l'un, 2€ les cinq. Hop.


Côté mangas, je n'ai pas non plus trouvé monts et merveilles, mais je m'étais toujours juré de lire Beck. S'il ne se suivent pas, je n'allais certainement pas faire l'impasse sur un lot de 10 tomes vendu 8€. Ni sur l'intégrale de San Ku Kai vendue 5€ un peu plus loin. J'ai aussi pris quelques films (Leviathan avec Amanda Pays et Peter Weller, un truc avec Dolph Lundgren que je n'ai jamais vu et un film d'horreur avec Sasha Grey qui a l'air sympathique) mais il faut être fou pour s'imaginer faire l'intégralité des vendeurs en proposant. (on voit aussi sur la photo un jeu LCD Nintendo payé 50cts et une petite bagnole. Je m'était juré d'en prendre une en arrivant).


En ce qui concerne les BD, c'est le même topo que les DVDs : impossible de faire le tour de la manifs en s’arrêtant à chaque stand pour tout voir dans le détails. La chance m'a poussé à retrouver quelques perles que j'ai toujours voulu lire (Les 6 voyages de Lone Sloane de Druillet, trop galères à suivre dans les vieux recueils de Pilote), toujours voulu retrouver (Captain Fulgur, le tome 13 du Scrameustache) et enfin une adaptation de Pinocchio très originale, vendue sous plastique et payée 5€. Un très bel objet dans lequel j'ai hâte de me plonger.

Mais la véritable trouvaille de ma balade fût incontestablement l'objet ci-dessous:


Vu comme ça, ça n'a l'air de rien. Au mieux ça ressemble à une pochette de dessin, vieille et bonne à jeter. Mais j'ai eût le bonheur d'arriver sur le stand alors que la dame qui le tenait le feuilletait d'un air las. Du genre "mais qu'est ce que je vais bien pouvoir en faire ?". L'étiquette collée dessus indiquait 10€. "Je vous le vend pour 5 si vous voulez" s'est-elle empressée de me dire quand je me suis jeté dessus, croyant avoir aperçu une mine d'or. J'ai fait mon possible pour ne rien trahir de mes impressions et il ne m'a pas fallu le feuilleter plus de quelques secondes pour confirmer ma volonté de l'acquérir. J'ai découvert en rentrant chez moi que, outre ses qualités picturales, le bouquin devait valoir une petite fortune.



"Mais alors,qu'est-ce donc ?" que direz vous. Il s'agit du second recueil annuel d'un hebdomadaire intitulé Le soleil du dimanche, fondé en 1888 et consacré aux arts et à l'actualité (souvent parisienne). Une espèce de Paris Match de l'époque en quelques sortes. Le recueil regroupe les 56 journaux vendus entre 1889 et 1890. Après quelques recherches, un seul de ces journaux pourrait valoir dans les 20 à 40€ minimum, je n'ose imaginer la valeur réelle de la chose.



Mais comme je le disais plus tôt, ce sont véritablement les qualités picturales de l'objet qui m'ont directement mis des étoiles dans les yeux. En effet,  puisqu'en lieu et place de photos, on trouve une quantité de gravures et de dessins de qualité proprement hallucinant. La fête des rameaux à l'hôtel de ville, le premier bal à l'Opéra Garnier ou l'inauguration de l'exposition universelle au Grand Palais, tout y est. On trouve même la prépublication d'écrits de grands nom (Emile Zola !) et la reproduction d'ateliers d'artistes de l'époque. Inutile de préciser que je n'ai pas fini de voyager dans le temps avec cet ouvrage dont vous trouverez quelques extraits ci-dessous.









Pour finir cette note, et malgré la masse d'objets achetés, je n'ai dépensé qu'une soixantaine d'euros. Je pense que cela vaut tous les discours.

Je me demande à quelle manifestation je participerais à la fin de cette semaine...
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2 comments:

Lord said...

héhé Le combattant de l'autoroute c'était un de mes premiers livre dont je suis le héros et c'est marrant mais je suis en train de jouer à Bad Compagny aussi. Tu vas voir c'est vraiment pas mal, la prise en main et facile, les maps sont immense et tu peux presque tout détruire.

Sinon ta fait une faute de frappe pour le Soleil du dimanche. C'est pas 1988 mais 1888 plutot ? ^^

Bradaviel said...

Merci c'est corrigé :]

Pour Bad Compagny, c'est effectivement très fun. comme je le disais, ça me rappelle beaucoup "Black", et je regrettais jusqu'à présent de pas avoir retrouvé un FPS aussi bêtement bourrin. D'la boulette ^__^