jeudi 16 septembre 2010

Compte rendu : Les 8 premières minutes de TRON LEGACY

Par un heureux concours de circonstances, je me suis retrouvé sur les Champs Élysées en début d'après-midi pour assister à la présentation en avant-première de 8 minutes du film Tron Legacy (Tron l'héritage en vf). Autant que je trépignait d'impatience de (re-)découvrir ce morceau de bravoure déjà présenté cet été au Comic Con de San Diego étant donné que d'une part je suis un grand fan de l'original de 1982, et que fatalement, Tron Legacy était un des deux films (avec Scott Pilgrim vs The World) que j'attendais le plus pour cette année (je l'avoue d'ailleurs sans honte, c'est un de ceux que j'aurais le plus attendu de toute mon existence puisque comme beaucoup, j'en rêvais depuis la sortie du premier).



Entre nous et concernant la date de sortie, pas de bol puisque comme pour Universal avec Scott Pilgrim qui sortira en Décembre -s'il sort-, les studios Disney ont préféré repousser la sortie au 9 Février prochain histoire de profiter des vacances scolaires (soit encore une semaine de plus que la date initiale du 2 février, déjà un report de 2 mois si l'on se base sur la sortie américaine de Décembre). Donc c'est désormais un des films que j'attends le plus pour 2011. J'ai d'ailleurs été surpris de voir que la salle qui nous accueillait n'était remplie qu'aux 2/3 pour une présentation de cette importance. Mais passons.

Comme Disney fait bien les choses, nous avons eu droit à un peu plus qu'une simple projection éclair de ces 8 minutes mythiques puisque les organisateurs ont tout d'abord tenu à nous replonger dans le bain. Ainsi, notre hôte a commencé par nous parler un petit peu de l'univers et des personnages.



Comme tout le monde le sait sans doute déjà, Tron l'héritage est la suite due Tron, un film réalisé par Steven Lisberger en 1982 et dans lequel un programmeur de jeux vidéos indépendant du nom de Kevin Flynn (déjà joué à l'époque par Jeff Bridges) se retrouvait propulsé par delà les écrans numériques pour défendre les programmes face au tout puissant MCP (ou Maître Contrôle Principal), sorte de dictateur/boss de fin de niveau surpuissant en pixels. Grande caution qualité sur le nouveau projet, Steven Lisberger tient cette fois le rôle de scénariste (on imagine qu'en 20 ans, le monsieur a croulé sous les idées) et de producteur sur cette suite, premier film du petit génie du clip Joseph Kosinski dont voici les grandes lignes (légers spoilers).

Revenu depuis dans notre monde, Flynn est devenu le président de la multinationale tentaculaire Encom avant de disparaître mystérieusement de la surface de la planète il y a 20 ans, ce au grand regret de son fils Sam (Garret Hedlund, entre autres aperçu dans Eragon et Death Sentence). Mécontent de l'orientation qu'a prit la boite, Sam sera bientôt contacté par Alan Bradley (Bruce Boxleitner), un ancien ami de son père -et créateur du programme Tron-, surpris de recevoir un message de la part du disparu. Et Sam de retourner dans la salle d'arcade jadis tenue par son paternel et de se retrouver digitalisé avant d'atterrir dans le monde de Tron.



Il découvrira que ce monde est désormais gouverné par CLU (toujours joué par Jeff Bridges), un avatar de son père se comportant comme un empereur depuis qu'il a bouté son programmeur et l'a forcé à se retrancher dans les montagnes situées au bords de ce monde. A noter que le choix de ce nom, CLU, n'est sans doute pas étranger au nom du programme de tank lui aussi programmé par Kevin Flynn, et qui, n'ayons pas peur des mots, s'était rapidement fait marave dans le premier. Coïncidence ? Préférence anodine ? Nous verrons bien...

A noter également la présence au générique de la belle Olivia Wilde (la Numéro 13 de Dr House) dans le rôle de l’énigmatique Quorra dont on a rien voulu nous dire, si ce n'est qu'elle joue un rôle très important dans le film (ça sent la fille cachée, d'autant que pour le moment on ne sait toujours pas ce qu'il est advenu de Tron après le premier film). Enfin, soulignons la présence de Michael Sheen (La trilogie Underworld) dans la peau de Castor/Zuse, un être haut en couleur et patron du night club numérique End of the Line Club qui a puisé son look dans la période Ziggy Stardust de David Bowie.Reste à savoir quel sera son rôle dans le film.



Suite à ce petit tour des persos, nous avons eut droit à la projection en 3D de la célèbre bande annonce du film (que vous retrouverez dans ces pages et qui s'avère toujours aussi impressionnante), ainsi qu'à un petit montage soulignant la façon dont l'esthétique si particulière de Tron fait aujourd'hui partie du "monde de tous les jours". Immeubles grand luxe, mode, produits made in Apple, tout un monde totalement inaccessible pour le commun des mortels qui-n'est-pas-pété-de-thunes, mais qui existe tout de même de nos jours. Le tout rythmé au son de Daft Punk qui, pour l'occasion, s'est acoquiné avec l'orchestre philharmonique de Londres pour nous pondre une BO d'une puissance hallucinante qu'on ne manquera pas de s'arracher fin Novembre. .

Après tous ces bons mots et ces jolies images, nous sommes enfin rentrés dans le lard du vif du sujet : ces fameuses 8 minutes. Celles-ci prennent place au moment où Sam arrive arrive dans le monde de Tron et se fait chopper par la milice chargée de recueillir les programmes vagabonds. Attaché au cœur d'un robot sentinelle, il est ensuite ramené dans un centre de recyclage et promis aux jeux (une perspective qui fait tellement flipper un autre programme destiné au même sort que celui-ci préfère se suicider). Sam est ensuite dépouillé de ses vêtements de civil par quatre donzelles de blanc vêtues qui remarquent tout de suite qu'il est "différent", puis revêtu d'une combinaison standard de prog avant d'être enfermé dans une cellule hi-tech. Et la vidéo de s'achever sur un montage des séquences à suivre, de la présentation de l'arène et de l'univers aux premiers combats de Light Cycles (ces motos laissant une traînée lumineuse meurtrière) en passant par les combats de disque. Le tout s'achève sur les véritables enjeux du métrage (la chasse de Flynn par CLU, chasse qui va s'accélérer avec l'arrivée de Sam).



Alors que la 3D de l'Avatar de James Cameron était incroyablement bluffante, l'aspect purement design (grandes surfaces, noirs, blancs, couleurs fluos) et la grandiloquence de certain effet de décors (des masses civilisées au loin, avec la ligne d'horizon et les seuls personnages comme autre composante de l'image) permet à cette technologie d'être efficace comme jamais elle ne l'a été auparavant. Pas besoin de se poser des questions pendant 1/2 avant d'oublier la gène des lunettes et de rentrer dans le film (comme pour Avatar), pas besoin de se demander si ça marche vraiment ou s'il y a quelque chose à voir (Le choc des titans, Alice....), et pas d'inquiétude du style "merde ça marche pas, ça se trouve c'est moi qui ait un problème de vision" (Piranha 3D).

Sur Tron Legacy, la 3D est immédiatement claire et efficace et l'on sent que le film a été intégralement pensé et conçu avec cette donnée en tête. Le côté à la fois luxueux et dépouillé en fait tout simplement un fantasme de geek et va à n'en pas douter pousser tout le monde a aller revoir le film plus d'une fois - si j'avais pu, je me serais enchaîné l'extrait une bonne douzaine de fois à la suite-. Le plan dans lequel Sam, transporté par la sentinelle, regarde à ses pieds et regarde le sol au delà de la plate-forme qui le retient donne tout bonnement le vertige !



Quant aux designs en eux-mêmes, les images parlent toutes seules. Inutile de dire que la première chose que j'ai faite en rentrant de la projo fut de précommander le Art of Tron : Legacy sur Amazon en compagnie de quelques autres bouquin associés au film.

Et puis comme nous n'allions pas nous quitter comme ça, nous avons également eu droit à deux cerises sur le gâteau. La première : la présentation du jeu TRON : Evolution, sensé faire le lien entre les deux films et prévu sur PS3, Xbox 360 et Wii (à la fin de l'année aux US et en Février chez nous). Déjà présentée à la Gamescom, la démo était également en 3D et autant dire qu'un jeu PS3 en 3D sur un écran de ciné, ça claque. Mais j'avais cependant certaines réserves concernant le jeu puisque malgré les avis enthousiastes de la presse, je trouve que les vidéos montraient un jeu saccadé, peu fluide, et aux graphismes simplistes. Des impressions qui se sont renforcées lors de la projection de quelques images lors des montages vidéos décris ci-dessus, mais qui, miracle, se sont totalement envolées quand un autre présentateur a commencé à y jouer manette en main. Pour le coup, le jeu était fluide et beau et semblait assez maniable (même si le présentateur s'est mangé 4 fois de suite le même trou en sautant trop tôt).



Deux phases de jeu nous ont été présentées : la première est un TPS (ou third person shooter, soit un Devil May Cry ou un Metal Gear Solid-like) rappellant un peu Prince of Persia puisqu’alliant passages de plate-formes (sauter sur les murs, chopper des anneaux pour attraper de lointaines plate-formes) et combats où l'épée est remplacée par le disque d'identité, disque qu'il faut charger (pression allongée d'un bouton) pour effectuer certains combos.



Si la 3D faisait cette fois un peu mal au crâne (un œil était clairement plus sollicité que l'autre et je n'étais pas le seul a avoir eut cette impression), elle était par contre parfaitement réglée sur la seconde phase de jeu : la course de Light-cycle. Hormis l'agréable impression de se prendre la traînée lumineuse dans la tronche quand la caméra se place derrière le bolide (une impression assez furtive pour ne pas être gênante, mais du plus bel effet, couplée à l’impression de vitesse), j'ai apprécié le fait que, contrairement à ce qui se passait dans le premier film, les motos évoluent sur un véritable parcours dynamique (le sol se dérobe à cause d'explosions, il faut souvent changer de route, et les ennemis se succèdent à un rythme entraînant). Bref, j'ai hâte de tâter la chose en live.
Notons que l'on dirige cette fois un personnage du nom de Anon pour anonyme, une astuce narrative qui, je l'espère, sera utilisée à bon escient.



En attendant, la présentation m'a clairement conforté dans le fait que ce Tron Legacy tiendra probablement toutes ses promesses, et qu'il est déjà visuellement un film qui marquera durablement les esprits (vous avez dit futur classique ?). De quoi accorder dès à présent sa confiance au réalisateur, dont le prochain et second film sera un remake du lui aussi classique Le Trou Noir (j'avoue être généralement allergique à la pratique de remakes, mais vu la tronche de Tron Legacy...)

Enfin, je vous avait dit qu'il y avait deux cerises sur le gâteau. Si la première était le jeu, la seconde nous fut présentée à notre sortie de salle sous la forme d'un sachet de goodies comprenant un T-Shirt (avec le beau logo du film devant et une illustration derrière), un Yo-yo (qui s'allume comme un light-cycle quand on joue avec) et une bracelet Fluo violet. Quand je vous disais que Disney ne faisait pas les choses à moitié...
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2 commentaires:

Anonyme a dit…

Chuis trop jaloooooooooooooooooooouse ! Enfoire !



DN./.

Bradaviel a dit…

Bah en plus je t'ai appelé ce matin pour savoir si t'avais le temps à midi, mais ca m'a raccroché au nez, jme suis dit que t'étais en réunion -__-