samedi 1 avril 2006

ONE comes to mind, SIX t'existes pas

La vie est une succession d’évènements.

Des fois on a l'impression qu'il ne se passe rien. Qu'on attend, qu'on végète, mais de chaque moment de "vide", de chaque instant d'inaction physique nait une pensée qui nous fait aller de l'avant. Qui nous amène vers un futur "moi" ( ou "soi", ou ske vous voulez ).
Même si parfois on a l'impression de reculer, ce "recul", étant plus loin dans le temps que le moment qui le précède, est finalement a la fois un élan pour mieux sauter et une avancée en soit.

Après faut choisir ce qu'on fait avec ces réflexions, ces pensées, ces avancées.
Contrairement à beaucoup de gens qu'on appellera "vivants" ( les nons-vivants n'ayant que la possibilité de a/nourrir la terre qui les porte pour les athées, b/ d'attendre le jugement dernier ou la réincarnation ( que celle-ci soit volontaire ou nécessaire ) d’après les croyants ), je suis pas encore bien acclimaté au fait de faire autre chose que végéter dans ce monde de l'action.
Pourtant, à bientôt 30 ans, il serait vraiment temps de m'y mettre.
Mais non. Pour moi, une personne que je n'ai pas vu depuis 5 ans est toujours aussi présente à mon esprit qu'une personne que j'ai vu dans la journée. De même pour une musique ou un évènement, tout anodin soit-il, surtout si une notion de conscience ou de regret s'y attache.

Je vis ainsi dans une espèce de magma temporel ou le passé et le futur-supposé sont à la fois évidents et palpables, comme issus d'une logique qui se fait l'echo d'elle-même.
C'est sans doute pour cela que, tout en sachant que j'ai à porté de la main les pièces maitresses de mon évolution en tant qu'être de matière doué de conscience, je leur laisse le temps de venir m'influencer quand elles le désirent ( le truc étant que, bizarrement, ca tombe toujours pile poil au moment ou à la fois j'en ai besoin et j'y suis réceptif... même si peut-être qu'humainement, je ne remarque ces évènements que lorsque justement j'y suis réceptif, ce qui met toute ma théorie à plat et me fait retomber sur terre).

Tout ce charabia pour dire que ce soir, à minuit et demi après le désormais habituel combo Daily show-Colbert report, le dvd de ADAPTATION m'a dit : "Aller, il est temps".



Et force est de reconnaitre qu’après une nuit de concert glorieusement réjouissante ( des gens ! de la musique ! y'a un monde dehors ! ) suivie de 2 jours à mater des films divertissants aussi divers et variés que totalement vains ( tout en comattant en freinant un régime qui continue imparablement de me faire de jolis trou dans mon ventre de moins en moins rebondi.. oui ca fait pas mal de locutions pour une phrase ou je ne dis pas grand chose), et bien ça replace directement son homme dans une logique de processus-creatif-coup-de-boost.

Entre les thèmes abordés, leur traitement, leur mise en abime tant graphique que thématique, scénaristique, culturelle, émotionnelle, introspectionnelle , j'en passe et des meilleures, y'a à nouveau de quoi se dire : " bon aller, c'est reparti". Comme d'habitude, avec Charlie Kaufman on aborde du lourd. L'impression de regarder une rédaction faite par toute une école de philosophes en plus d'un an, addictive et captivante, tellement rafraichissante par son coté totalement imprévisible qu'elle en est jubilatoire, force au respect (ce qui est loin de ce que je fais pour mon premier machin, essayons déjà de faire un truc classique et bien foutu, on verra après ). Le genre d’œuvre qui pousse a compléter sa collection de l'auteur (et c'est le cas pour toutes ses œuvres, à celui-là).



Mais "puisque monde physique, fatigue".

A 03:17, j'espere fortement qu'en relisant cette bouillabaisse de lettres indigestes demain, je retrouverais la motivation qui anime tout être humain garni de "bonnes résolutions".
D'ou ce post, donc. C'est quand même formidable internet. On marque plein de conneries mais comme des gens les lisent, on doit s'y tenir.


Juste à noter avant de ZZzZzzz que le concert dont je faisais état quelque lignes plus haut était donc bien celui de Silent Drive, que c'était fantastique, que le chanteur était trop cool à s'occuper de la vente des tshirt et que j'ai pu parler avec lui les 3/4 de la soirée, que j'y ai rencontré plein de gens trop kiewl ( même si pour une affiche de 4 groupes dont celui sus-cité qui defonce bien, 50 personnes comme publique c'est un peu maigre, Big up à Julien de Drive Far qui rentre bientôt au Japon, et aux deux NYHC fans dont j'arrive pas à trouver le blog ).

Et oui, des fois, le monde c'est bien.
Même sans amour.

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