Disponible sur le Blu-ray de Tron L'Héritage, un montage destiné à faire le pont entre ce dernier et sa future suite a été mis sur Youtube -puis viré, donc j'édite-. Tous les frustrés de ne pas avoir vu d'avancée technologique plus évidente dans Legacy (et pour cause, Sam entre dans un réseau fermé mis en place il y a 20 ans), risquent de voir leurs fantasmes enfin exaucés. Comme prévu, donc.
Flynn Lives !
"What about that Dillinger kid ?
_Eh, well... Junior earned his place. He stays."
"Sign me up, Tron !"
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Sunday, March 13, 2011
TR3N - Premier teaser trailer
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Thursday, March 3, 2011
TRON UPRISING : trailer de la série animée
Parallèlement à la sortie de Tron legacy/ l'héritage, Disney avait annoncé sa volonté d'étendre l'univers de la licence lancée en 1982 à travers une grande variété de projets cross-média. Après le jeu video Tron Evolution, une poignée de comic books et l'annonce d'une séquelle, voici que débarquent enfin les premières images de la série animée Tron Uprising.
Depuis la mise en branle du projet, nombreuses furent les spéculations qui tournaient autour du projet : images de synthèses ? Animation classique ? La réponse débarque aujourd'hui sous la forme d'un trailer plutôt alléchant par son dynamisme. On y retrouve bien sûr l'esthétisme qui avait marqué le récent film de Joseph Kosinski, accompagné d'une musique qui reprend les caractéristiques de la magnifique partition des Daft Punk.
Mais cette bande annonce, proposée sur le DVD de Legacy, promet également de nous plonger plus avant dans un univers que beaucoup avaient trouvé sous exploité dans Legacy. Jugez plutôt :
"Beck, un jeune programme, devient le leader d'une révolution prenant place sur la grille. Sa mission est de libérer ses amis et son environnement du règne de l'infâme CLU 2 et de Resler, son général. Beck sera entrainné par Tron - le plus grand guerrier que la grille ait connu. Tron l'aidera non seulement à acquérir les capacités qui l'aideront à combattre l'occupation, mais sera aussi son mentor alors qu'il dépassera le stade de jeune programme impulsif pour devenir un leader courageux. Voué à devenir le nouveau protecteur du système, Beck adoptera le caractère de Tron et deviendra L'énnemi juré de Tesler et de ses forces"
Comme on pouvait s'y attendre, le pitch destine fatalement la série à une public relativement jeune. Mais nous ne sommes pas à l'abris d'une bonne surprise, d'autant qu'au vu des évènements du film, l'anime - dont l'action se situe avant celui-ci - risque bien de se terminer sur une note amère (à moins que la série n'introduise des personnages prévu pour la séquelle ?)
Cerise sur le gâteau, on y retrouvera beaucoup de voix connues au casting : Elijah Wood, Emanuelle Chriqui, Mandy Moore ou encore Lance Henriksen et Paul Reubens prêteront leur timbre à divers protagonistes. Fan service oblige, Bruce Boxleitner reprendra également le rôle de Tron.
Joseph Kosinski participera quant à lui à la réalisation de quelques épisodes en compagnie de Charlie Bean (The Ren and Stimpy show, Les Animaniacs) et Sean Bailey (producteur de Legacy mais aussi de Gone Baby Gone ou du film de Ridley Scott Les Associés). Edward Kitsis et Adam Horowitz, scénaristes du films se chargeront de la trame narrative.
Malgré un chara design très (trop ?) classique, voila de quoi faire saliver un peu les fans en attendant la sortie du show à priori prévu pour 2012.
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Tuesday, January 11, 2011
Tron Legacy : Designs
Hier je suis tombé sur une vidéo qui voyait des artisans français de la mode et de l'architecture donner leur avis sur TRON LEGACY. Si le sujet est intéressant, il est tout de même dommage de voir le montage s'attarder sur des platitudes ("on a beaucoup aimé", "c'est très fort", "j'ai testé les lunettes qui sont très fashieunne") pour ne finalement pas creuser le sujet plus que cela (à part "ca ressemble à Metropolis" ou "ça m'a fait penser à Kubrick"... Hum).
Heureusement ce matin, je suis tombé sur une autre vidéo, made in MSN cette fois, qui, si elle ne fait pas le tour du sujet faute de temps, laisse au moins la parole aux concepteurs visuels du film. C'est tout de même plus constructif !
Pour ceux qui ont des soucis avec l'affichage de la vidéo, vous pouvez également la visionner en visitant le lien suivant : >HOP<.
Pour le coup, je suis allé faire un petit tour sur le blog de Daniel Simon, l'un des designers que l'on voit dans la vidéo et j'y ai trouvé la vidéo suivante. On voit que le monsieur a l'habitude (il a d'ailleurs édité un bouquin sur le sujet fin 2007). Enjoy :)
Heureusement ce matin, je suis tombé sur une autre vidéo, made in MSN cette fois, qui, si elle ne fait pas le tour du sujet faute de temps, laisse au moins la parole aux concepteurs visuels du film. C'est tout de même plus constructif !
Pour ceux qui ont des soucis avec l'affichage de la vidéo, vous pouvez également la visionner en visitant le lien suivant : >HOP<.
Pour le coup, je suis allé faire un petit tour sur le blog de Daniel Simon, l'un des designers que l'on voit dans la vidéo et j'y ai trouvé la vidéo suivante. On voit que le monsieur a l'habitude (il a d'ailleurs édité un bouquin sur le sujet fin 2007). Enjoy :)
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Thursday, January 6, 2011
Derezzzzzzzed
Parce que j'en ai un peu marre de voir que même sur les sites officiels, on ne trouve que la vidéo bande annonce de ce titre des Daft Punk, voici le véritable clip de Derezzed, un des morceaux spécialement composé par le groupe de frenchies pour la BO de Tron Legacy.
Un clip magnifique a été fait exprès diffusez le Nondidjûuu ! (et mattez le en 1080, ca déchire)
Un clip magnifique a été fait exprès diffusez le Nondidjûuu ! (et mattez le en 1080, ca déchire)
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Tron Legacy /Tron l'héritage : Les jouets
Vous l'avez sans doute remarqué, en ce moment, je suis un peu TRON monomaniaque. Pour parler d'autre chose que de l'histoire du film, je dois bien avouer que les designs de l'univers et en particulier des véhicules m'ont particulièrement séduit. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le poulain de David Fincher Joseph Kosinski, avec sa formation d’architecte, a été choisi pour réaliser le film. Lignes épurées, masses imposantes et magnifiques, codes couleurs manichéens (pour la plupart), tout a été défini pour donner un look unique et immédiatement identifiable aux objets et aux personnages.
Fatalement, il fallait donc bien que la grosse masse de jouets (Disney oblige, et c'est tant mieux) fasse une arrivée fracassante dans mon foyer.
J'avais commencé la semaine dernière par faire un petit tour à Album St Michel pour célébrer la chose (ça tombait bien, c'était pile le jour de l'arrivage). Malheureusement, et comme je l'avais déjà pressenti en voyant les modèles sur le net, les grandes figurines (taille Big Jim) ne m'ont pas plus parlé que ça. Principalement en raison de leurs articulations rigides et du fait que tous les persos identifiables du film (Sam Flynn et Clu dans la série disponible) n'ont pas de visage modelé, mais un un casque avec une succession alternée de photos de visages qui s'allume quand on presse un bouton (avec quelques phrases prononcées en plus). Fun, inventif, mais pas assez fidèle pour moi qui juge qu'une sculpture de visage fidèle et convainquante est la clé d'une figurine réussie.
Heureusement, j'ai tout de même trouvé mon bonheur avec les figurines "core". Plus petites, celles-ci s'allument également (le torse, via un petit bouton à l'arrière) et m'ont semblé mieux articulée. Encore une fois, les visages font défaut à certains (Olivia Wilde avec un casque, c'est pas Olivia Wilde -__-) mais j'ai finalement craqué pour celles de Quorra et de Rinzler. La finition est admirable pour des figurines de cette taille (plus petites il me semble que celles de Star Wars ou de G.I. Joe), et si l'ont ne peut pas faire ce que l'on veut (impossible de faire prendre à Rinzler ses poses iconiques), ça reste tout de même du bon boulot de la part du constructeur Spin Master.
J'en ai profité pour chopper le St Graal des véhicules, le light cycle blanc immaculé de Kevin Flynn, collant bien plus aux anciens modèles que les nouveaux designs. Le véhicule s'allume lui aussi.
Aujourd'hui, A peine plus d'une semaine après en avoir passé commande sur eBay, j'ai également reçu mes cadeaux de noël !
D'un côté, j'avais complètement craqué sur le One Man Light Jet que l'on voit à la fin de la troisième bande annonce du film, et je n'ai pas été déçu en ouvrant la boite. C'est beau, encore une fois l'attention au détail est impeccable (la figure en caoutchouc mou, si elle n'a d'articulée que ses bras, est de toute beauté), et l'on retrouve quelques features amusantes : les ailerons sont ajustables et ça tire des missiles. Après avoir monté la chose, on n'a donc qu'une envie : jouer comme un con avec en faisant des moulinets dans l'espace.
Seul gros soucis : aucun socle pour poser le véhicule. Le fabriquant a manifestement beaucoup plus pensé à l'aspect jouet qu'a l'aspect collection sur ce coup, et il va falloir ruser pour mettre l'objet en valeur sur une étagère. Qu'à cela ne tienne : je préfère un joli jouet (qui s'allume, oui madame), qu'un truc bien présenté mais fait à la va-vite.
| - Cliquez pour agrandir - |
Second colis et gros morceau de la collection : la série de dix véhicules Die Cast. Comme le signale cette appellation qui fait référence au moulage sous pression, il s'agit de reproductions en métal bien lourd avec certains finitions en plastique/caoutchouc (les roues des light cycles et celles du light runner, dont l'avant est articulé). Le résultat : une collection du plus bel effet comme vous pouvez en juger sur les photos ci-dessous. La table à dessin sur laquelle je prend les photos étant inclinée, j'ai d'ailleurs dû placer certains véhicules à l'horizontale afin qu'ils ne se pètent pas la gueule, signe que les roues sont bien lâches, permettant aux véhicules de rouler facilement. Bref, je suis aux anges, même si je me demande encore pourquoi le fabriquant a choisi de modeler une limousine de cet univers au lieu d'un tank (sans doute parce qu'on ne voit ces derniers que dans le jeu Tron Evolution) ou du Rectifier, énorme vaisseau de commandement que l'on voit aussi dans le premier film.
| - Cliquez pour agrandir - |
Reste à savoir si et comment ces jouets seront disponible en France (aura-t-on droit à quelques pièces de certaines éditions limitées ? Je pense principalement au light cycle deluxe de CLU, compatible avec les core figures comme le sont le One man light jet et la version deluxe du light runner). Une chose est sûre, je vais longtemps continuer à me demander si je vais ou non finir cette collection ou m’arrêter après avoir choppé les 3 core figurines qui me font encore envie (CLU, et les deux sortes de gardes).
Réponse sans doute prochainement après avoir fait l'acquisition de belles étagères en verre chez IKEA pour exposer tout ça !
Réponse sans doute prochainement après avoir fait l'acquisition de belles étagères en verre chez IKEA pour exposer tout ça !
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Wednesday, January 5, 2011
Tron L'héritage version 8 bits et coffret FNAC
C'est très court, mais ça fait tout de même vachement plaisir ^__^
Au passage, la FNAC propose un coffret de réservation collector comprenant :
_La Bande Originale de Tron : L'Héritage" (en edition simple j'imagine)
_La bande-dessinée
_Un jeu de 5 photos collector
_Les 2 places de cinéma pour "Tron : L'Héritage"
_Le morceau de pellicule du Film
_Une carte cadeau pour récupérer le Superset Tron (Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD) à sa sortie
Le tout pour 89,90€.
C'est une initiative louable, mais quand on a déjà la BO en collector, la carte UGC et quand on sait que la fameuse édition Superset proposée ne coûte que 25€ en préco, ça fait tout de même 45€ pour une BD, un coffret en carton, un bout de péloche et 5 photos.
Le gros avantage de ce coffret se révèle donc quand on a la carte Fnac puisqu'il s'accompagne de 50€ en bons d'achat, ce qui fait le tout à 30€, Blu-ray collector compris !
Et puis comme j'ai l'intention d'aller le voir chez Gaumont en raison du dispositif RealD, les places me feront économiser de l'argent (voir ma critique mais pour résumer, la 3D rend mieux comme ça en ce qui me concerne, contrairement aux système de lunettes actives de chez UGC /MK2. Coup de bol, c'est le système qu'utilisent les projos IMAX).
En ce qui me concerne, c'est donc carrément une affaire ! <3
Au passage, la FNAC propose un coffret de réservation collector comprenant :
_La Bande Originale de Tron : L'Héritage" (en edition simple j'imagine)
_La bande-dessinée
_Un jeu de 5 photos collector
_Les 2 places de cinéma pour "Tron : L'Héritage"
_Le morceau de pellicule du Film
_Une carte cadeau pour récupérer le Superset Tron (Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD) à sa sortie
Le tout pour 89,90€.
C'est une initiative louable, mais quand on a déjà la BO en collector, la carte UGC et quand on sait que la fameuse édition Superset proposée ne coûte que 25€ en préco, ça fait tout de même 45€ pour une BD, un coffret en carton, un bout de péloche et 5 photos.
Le gros avantage de ce coffret se révèle donc quand on a la carte Fnac puisqu'il s'accompagne de 50€ en bons d'achat, ce qui fait le tout à 30€, Blu-ray collector compris !
Et puis comme j'ai l'intention d'aller le voir chez Gaumont en raison du dispositif RealD, les places me feront économiser de l'argent (voir ma critique mais pour résumer, la 3D rend mieux comme ça en ce qui me concerne, contrairement aux système de lunettes actives de chez UGC /MK2. Coup de bol, c'est le système qu'utilisent les projos IMAX).
En ce qui me concerne, c'est donc carrément une affaire ! <3
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Friday, December 17, 2010
TRON L'Héritage : Critique (ou ode en fait)
(Nota Bene : si vous avez peur des spoilers, j'en dis moins sur l'histoire du film que la bande annonce, donc pas de craintes à avoir ^__^)
En décembre 1982, Tron est le premier film que j'ai vu au cinéma, en compagnie de mon père. J'imagine que c'est en grande partie grâce à ce film que je suis devenu un geek, que je me suis passionné pour le cinéma, la SF et tout ce qui touche finalement de près ou de loin aux univers imaginaires (d'aucuns pourraient en passant croire que ce blog lui est dédié en raison des nombreux articles que j'ai posté sur le sujet).
En décembre 1982, Tron est le premier film que j'ai vu au cinéma, en compagnie de mon père. J'imagine que c'est en grande partie grâce à ce film que je suis devenu un geek, que je me suis passionné pour le cinéma, la SF et tout ce qui touche finalement de près ou de loin aux univers imaginaires (d'aucuns pourraient en passant croire que ce blog lui est dédié en raison des nombreux articles que j'ai posté sur le sujet).
Il me semblait donc normal d'aller voir cette suite avec mon paternel. Gros coup de bol, alors que le métrage de Joseph Kosinski ne sortira en France qu'en Février prochain, j'ai la chance de passer mes vacances de fin d'année en Israël, là où crèchent mes parents. Là où, pas accessoirement du tout, Tron Legacy/ Tron l'héritage sort même un jour avant les States.
Rien n'aurait pu m'empêcher d'aller voir ce film le jour de sa sortie, c'est donc chose faite. 28 ans après, presque jour pour jour (le premier est sorti en France un 15 décembre), j'ai replongé dans le "grid". Et je me suis repris un baffe. Une bien grosse qui marque.
| Le St Graal du jour ! Pour ceux qui se posent la question, on a payé nos places moins de 11€ (9€ la première, et environ 1,50€ la seconde grâce aux avantages des cartes visa locales) |
Mais petite parenthèse tout d'abord. En tant que cinéphile français et fan de films de genre en particulier, j'ai l'habitude -comme beaucoup- d'aller au cinoche le coeur empli de courage, prêt à affronter les longues files d'attente afin de chopper un ticket pour une première séance tant attendue. Arriver une heure en avance pour acheter nos places m'a ainsi semblé un peu djust', voire complètement déraisonnable.
La semaine dernière, nous étions seulement 3 dans une salle à aller voir Kalevet la semaine de la sortie. Ok, c'était un film d'horreur, le premier du genre en Israël. "Bah, c'était un film de merde, aussi" me dira également un des employés du cinoche. Soit.
En Israël, quand t'achètes ta place de ciné, tu choisis aussi son emplacement. Ça évite les rushs débiles à l'ouverture des portes. Mon père ne voulant pas se mettre trop près de l'écran, il a choisi nos places à l'avant-dernier rang. Arg. Et puis trois autres gars sont entrés pour se placer. Là, l'employé de la salle nous sort "Nan mais si vous voulez profiter du film, avancez encore de 5 ou 6 rangs". "_Et les autres qui vont venir ?"; "Y'a personne d'autre". Nous étions CINQ dans la salle, pour la seconde séance du film, à 19h10 ! (et oui, pour la petite histoire, nous avons avancé de cinq rangs sur douze). Je commence à me demander si les israéliens aiment finalement le cinéma. "Pour Harry Potter c'était blindax dès le début. Mais il faut généralement attendre un ou deux jours avant que le public se bouge". Ah... L'antithèse de la suprématie des trois premiers jours d'exploitation qui défini la carrière d'un film au US et en France. Nous verrons donc la semaine prochaine...
| Mais où sont les spectateurs ? D'autant que Mega Mind est sorti le même jour... Au moins on a évité les bouffeurs de pop-corn qui parlent durant tout le film ! |
Mais je vous entends au delà de l'écran, tels des Maurice Barthélémy impatients : "Tu vas la chier ta chiasse ? Il vaut quoi le film ?". Ok ok. Donc après la bande annonce du prochain Pirates de Caraïbes en 3D et l'annonce concernant les lunettes ("Certains passages sont en 2D, c'est normal, mais veuillez tout de même mettre vos lunettes 3D dès le début"), après ce warning, donc, Jeff Bridges raconte à son fils qu'un jour il est vraiment rentré dans un ordinateur. (Et moi d'introduire mon paternel aux films en 3D -malgré mes recommandations, il n'a pas vu Avatar au cinoche-. "Oua, c'est beau, c'est fantastique". Ouf !)
Si vous avez vu la bande annonce du film, vous connaissez la suite : Kevin Flynn (Jeff Bridges, qui parle comme le Dude !), à la tête de la société Encom dans les années 80, disparaît sans laisser de traces à l'aube d'une révélation d'importance. Son fils Sam grandira alors pour devenir un rebelle désenchanté, rompu à la version live et deux roues de Need for speed (il se fait régulièrement arrêter par les keufs et aime jouer, non sans style et skill, au chat et à la souris avec eux). Sam pourrait pourtant reprendre les rennes d'Encom puisqu'il a hérité de la majorité des parts de la boite, mais non. Il préfère se faire l'avatar d'une société libre et révoltée, toujours prompte à bousculer l'establishment au profit du peuple.
Et puis un jour, Alan Bradley (Bruce Boxleitner), ami fidèle de son père et seul à encore croire en l’existence de Kevin quelque part dans une matrice, reçoit un appel de ce dernier, directement venu de sa salle d'arcade (le Flynn's du premier film). En allant voir ce qui se passe, Sam va découvrir une autre réalité et littéralement jouer bien plus que sa vie.
Allons-y, Alonzo. S'il fallait résumer Tron Legacy en un seul mot, le premier qui m'est venu à l'idée est majestueux. La réalisation de ce nouvel opus est élégante : la narration est fluide et évite de céder à l'appel d'effets clipesques pour introduire ses protagonistes (seuls quelques flashbacks bien foutus font état de points clés passés). La photo est léchée, qu'il s'agisse de la réalité ou de l'univers numérique, chacun possédant ses codes de couleur -presque charnel pour le premier, d'une froideur manichéenne et design pour le second, quoique j'hésite à utiliser le mot froid tellement tout cela est magnifique-. J'ai beau avoir dévoré le artbook de nombreuses heures, on ne prend réellement la mesure de toutes les trouvailles des concept-artists qu'en voyant certains mechs en mouvement. A ce titre, les effets de mise en scène sont généralement sobres mais souvent impressionnants. J. Kosinski n'hésite d'ailleurs pas à mélanger les genres avec brio, pensant certains de ses plans tels des tableaux impressionnistes lourd de sens (comme c'était la norme avec tous les anciens films d'animation de Disney, certains se faisant écho) ou opérant quelques hommages évidents. Hommages au premier Tron tout d'abord (la fuite du terrain de light-cycles, les véhicules...), ainsi qu'à d'autres oeuvres de la culture informatique tandis que trois plans iconiques de Matrix sont repris en copier-coller.
Même combat pour la musique. La Bande originale de Daft Punk s'intègre merveilleusement au film et lui fourni une énergie inouïe. Mais connaissant celle-ci par coeur, j'ai plus particulièrement été bouleversé par les effets sonores (du 8-bits partout jusqu'aux power ups lors de la course de Light-cycles) et le choix de la chanson de Journey Separate Ways (Worlds Appart), lorsque Sam rallume la salle d'arcade de son père et que tous les jeux vintage reprennent vie (je vous laisse retrouver tous les hits Nintendo & Cie qu'on entend à ce moment là). Ça m'a pris aux tripes.
Bref, voila véritablement un film qui fera date (tout du moins visuellement) et l'on est bien face à un spectacle dans le sens le plus pur du terme. Les scènes d'action, tout comme le film dans sa globalité, sont de véritables thrill-rides. Les premiers duels de disc ont de la patate et sont intelligemment pensés, la course de light-cycles en jette et dure assez longtemps pour ne pas faire office de showcase pour jouets. Et je ne parle pas de la multiple séquence de fin. Seule une baston avec (la sublime) Olivia Wilde, si elle est narrativement un des pivots du film, sent un peu le "tourné pas trop vite pour coller au angles de caméra choisi et pas trop se faire mal". Mais la chorégraphie excuse cela tranquillement.
S'il fallait vraiment chercher la petite bête, je dirais qu'au delà du fait que Flynn jeune (et Clu pour ceux qui suivent) font vraiment persos en 3D, les décors intérieurs font à mon sens un peu studio. Pas dans leurs rendus, absolument impeccables, mais dans leur envergure. M'est d'avis que cela soit voulu afin de coller à l'esprit fermé et étouffant du Grid, sans contact avec les réseaux extérieurs. Mais cela empêche parfois le film d'offrir un monde aussi vaste que celui du premier film (logique, donc), et par conséquent au film d'avoir la même envergure.
On ressent bizarrement le même effet en ce qui concerne le scénario. Celui-ci possède les avantages et les inconvénients d'une course en avant : Sam arrive dans le grid, découvre ce qui s'y passe, et le reste n'est qu'une fuite afin de retourner au point de départ. Une fuite bien structurée, blindée de surprises et de légers twists (une question me taraudais concernant le titre - à moitié réglée dans le sympathique jeu préambule Tron Evolution -, mais rien n'est laissé au hasard). Une fuite somme toute logique, mais une fuite none-the-less. Une impression qui est par ailleurs paradoxale puisque deux passages respiratoires d'exposition dialoguée cassent le rythme du film en imposant un tempo beaucoup plus lent, mais sans pour autant arriver à effacer cette impression de linéarité. (Je remercie au passage les tenanciers de la salle qui nous ont épargné la pause pop-corn de 5 minutes en plein milieu de séance, comme c'est encore la coutume ici).
D'aucuns n'oublieront ainsi pas de parler à tord de "vide scénaristique", d'"histoire qui ne va nulle part" ou tout simplement de film "sans fond", "sans densité". Des critiques infondées puisque la responsabilité individuelle, le totalitarisme, l'évolution de la technologie et de notre société sont des thèmes fort et bien traités dans le film, au delà de la simple évocation. Mais il est vrai que sa structure et l'énergie qui s'en dégage sont tellement prenantes, fluides et évidentes (pensez Avatar en pire, avec un caractère intimiste en plus) qu'elles arrivent à prendre le pas sur les sujets évoqués, quels qu'ils soient. Il y a fort à parier qu'encore une fois, Tron Legacy, comme son aîné décrié et boudé à l'époque, sera considéré par certains comme un film mineur et révélera toute sa richesse avec le temps.
Une véritable perle noire qui fera peut-être oublier le temps de la projo que que Tron, c'est chez Disney (je n'ai absolument rien contre Disney, bien au contraire, mais beaucoup semblent oublier ce fait, des ouvreurs de salles de ciné aux caissières des Disney Store (!) ). Une perle noire qui me donne toute confiance en J. Kosinski et en son futur remake du Trou Noir (oui, chez Disney également). Même s'il est beaucoup plus doué pour mettre en scène l'action que les scènes de dialogue posé, voila un gars qui a de l'avenir !
Dernier point pour clore cette "critique", si je n'avais jusqu'à présent pas nécessairement envie de me chopper une télé en 3D, que ce soit pour Avatar ou pour le Resident Evil 4 3D gadget avec Milla Jovovich dans ton salon, Tron Legacy m'a pour le coup bien motivé tellement celle-ci est bien pensée, bien présente, et (je fais de la ré-ut') efficace et élégante. Oui, Tron Legacy est une somptueuse expérience sensorielle, et malgré ses menus défauts (certains volontaires et compréhensibles puisque scénarisés), je suis partant pour le faire entrer dans le top 5 des films que j'aurais vu le plus de fois au cinoche de ma vie. Rien de moins.
J'ai intérêt à bien en profiter avant mon retour. Ça va être long d'attendre février pour recommencer !!
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Wednesday, December 15, 2010
TRON LEGACY J-1 !
Depuis mon arrivée il y a quelques jours en Israël pour deux semaines de vacances bien méritées, j'avoue, je flippais un peu. Mis à part la mention de la sortie du film TRON LEGACY/ TRON L'héritage pour le 16 décembre ici bas sur IMDB, pas un poster, pas une pub, pas une affiche dans la ville de Ra'anana où j'ai décidé de poser mes valises.
Un petit tour hier à Tel Aviv m'a heureusement très vite rassuré : posters géants et prospectus jonchant le sol ont confirmé l'info, ainsi que l'organisation d'une launch party speciale avec le DJ Juanjo Martin. J'ai fêté la chose en achetant au passage l'édition collector de la bande originale du long métrage, BO qui, si elle est décriée de toute part pour sa ressemblance avec d'autres OST du même genre (principalement celle de l'Inception de Christopher Nolan), reste à mon avis particulièrement efficace et envoûtante. J'en profite pour signaler que si cette édition collector est très bien foutue (la pochette digipack est magnifique) et contient un cd de bonus avec 5 tracks de plus et quelques suppléments interactifs, je regrette que les vidéos s'y trouvant (makings of, featurettes et trailers) soient si courts et de si piètre résolution (354*266 en 4:3 pour un film pareil, c'est vraiment la loose).
Quoiqu'il en soit, je suis vraiment impatient d'y être !
Et comme si l'excitation ambiante ne suffisait pas, Playboy a rendu hommage à sa façon au revival avec une belle galerie de playmates fort sympathiques. Elle ne valent pas Olivia Wilde, mais on va pas tout de même pas cracher dans la soupe !
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Tuesday, November 30, 2010
The art of TRON LEGACY : ARTBOOK
Bon.
Alors si j'ai bien tout compris, les projos de presse de Tron l'héritage ont eut lieu ce hier matin et tout le monde à trouvé ca mortel. Cool. Malheureusement je n'étais pas sur la liste (pour tout dire, le film sortant ici en février, je croyais que ca allait être plus tard), mais en fait je m'en fout (un peu, pas beaucoup).
Déjà, je n'étais pas très frais suite aux deux jours et demi de TGS que j'avais dans les pattes (c'était génial mais fatiguant. mais génial).
Ensuite, je le verrais dans deux semaines durant mes vacances, et alors que toute la presse est sans doute tenue à l'ahbituel embargo made in Disney, je ne me priverais pas pour en parler ici (bien que vous l'avez déjà compris, Tron, c'est le bien).
Enfin, j'ai reçu mon lot de consolation par la poste : le artbook du film, intitulé The art of Tron Legacy. C'est d'ailleurs sans doute la raison pour laquelle vous lisez ces quelques lignes. Donc trêve de blabla.
Premier constat, le bouquin est massif, tant par sa taille que par son poids. J'avoue que je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi imposant. Bon n'allez pas non plus imaginer que ca a la taille d'un dictionnaire, mais l'ouvrage est en tous cas assez épais et assez gros pour qu'Amazon.co.uk me l'ai envoyé dans un carton capable de contenir un PC portable de 17". C'est sans doute pour cela qu'il est arrivé un peu abimé : une encoche sur la couverture, tandis que le froid et le transport ont légèrement gondolé quelques pages. Rien de vraiment grave (surtout pour les 24£ que j'ai payé), mais si vous êtes maniaques et que le prix n'est pas un soucis pour vous, choppez le en magasin.
Second constat : le papier est luxueux, brillant et donc marque très facilement -la majorité des pages sont noires, ca n'aide pas du tout-. Donc ne le prêtez pas à votre petite frère s'il vient de manger sa tartine de Nutella. Mais ca aide à en faire un livre que l'on prend plaisir à lire, ou tout simplement à parcourir. (je conseille pour ce faire de retirer la couverture, assez fragile).
Pour ce qui est de la structure, le bouquin est composé de deux parties.
Après un préambule visuel qui guide le lecteur dans l'univers visuel de Tron (quelques photos pleine page de l'ancien film et -surtout- du nouveau), la première partie, assez courte, revient après un mot d'introduction, sur les origines du film : l'idée d'une suite, son trailer au Comic Con de San Diego, les designs, l'accueil réservé par le public et quelques rares infos sur le tournage. une petite dizaine de pages bien illustrées afin de se mettre dans le bain et de savoir de quoi on parle. C'est toujours pratique.
Puis arrive le gros morceau à la page 27 : la partie consacrée au designs du film.
Au lieu de diviser cette partie en thèmes (véhicukles, décors, personnages..), l'éditeur a choisi, comme souvent chez Disney, de proposer une évolution chronologique. On commence donc par le monde réel avec la maison de la famille Flynn, puis la salle d'arcade avant que Sam (le héros joué par Garrett Hedlund) ne se retrouve dans le monde informatique (The Grid) comme son père avant lui.
Une attention toute particulière a été apportée à la présentation des décors et des designs de véhicules. L'arrivée de Sam dans ce monde parallèle est ainsi abondamment illustrée par de nombreux concept arts et images de story board, sans pour autant sacrifier à l'élégance de l'ensemble.
Je regrette pour le coup que les personnage n'ai pas le même traitement car si les véhicules sont décris sous toutes les coutures (les origines du licht cycle et des rods, l'évolution du design), les protagonistes n'ont pour eux rarement plus qu'une double page et pas plus de trois ou quatre photos/illustrations. Dommage, j'aurais vraiment voulu que les fonctionnalités des costumes et l'évolution de leurs design soit abordé en profondeur. Comble de l'histoire : pas un mot sur le design des disques identitaires. Dommage.
Sorti de cela, il me parait tout de même impensable de passer à côté d'un tel objet s'(il un est un tant soit peu fan du film ou de design en général. Je passerais sans doute de longues heures à me perdre dans les concepts art de décors, ou à étudier les lignes simples mais élégantes des véhicules, qu'il s'agisse de motos, de chars, de vaisseaux ou d'unité de transport mobiles autonomes. Je suis d'ailleurs particulièrement impressionné par le travail qui a été effectué sur le re-designs des dits-véhicules que l'on trouvait dans le premier film de 1982.
Bref, un achat sûr, à faire les yeux fermés !
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