Thursday, July 14, 2011

Chronique d'un feu d'artifice ordinaire

23h05. Et merde. Tranquillement assis devant la télé à checker mes mails avec en fond un épisode de la série A la maison blanche, j'entends que ça pète dehors. Je le savais pourtant, mais encore une fois, je me suis laissé aller à la routine. Flâner sur facebook, checker les mails. Et j'ai oublié que, comme tous les ans à Ivry, le feu d'artifice du 14 Juillet a lieu le 13 au soir. Et merde, je vais encore le rater.

Entre nous, je suis de mauvaise foi. Quand je dis « encore », je suis un peu défaitiste. Je ne l'ai pas raté l'an passé ni celui d'avant. Du coup, peut-être que cette année, il durera assez longtemps pour que j'en attrape un bout au centre ville, au pied des plots de lancement. Où sont mes godasses, où se trouve le blouson, est-ce que je prends le baladeur mp3 pour le retour, ne pas oublier les clés....

Je me prépare rapidement tandis que ça continue de claquer de partout. Rouges, vertes, dorées, multiples ou imposantes, les explosions de lumière se multiplient sans repos. 300 mètres à parcourir. Je n'ai jamais été bon pour la course. Endurance, sprint, j'ai l'impression de cracher mes poumons au bout de 50 mètres. Ce soir, pas trop. Quand je m'arrête pour reprendre un semblant de souffle, c'est plus par habitude. Le régime et la reprise du sport ont du bon.
Les rues sont désertes et les détonations se font de plus en plus fortes, violentes, présentes à mesure que je me rapproche du parc où a lieu l'évènement. J'entraperçois les reflets de lueurs mauves, roses, violettes entre deux immeubles. À travers les masses noires dessinées par le feuillage d'arbres encore massifs.

Et puis la foule, avec ses poussettes, ses merguez, ses jouets lumineux proposés par les sempiternels vendeurs de circonstance. Par chance, ou plutôt grâce à l'intelligence et la générosité d'un spectacle bien agencé, les feux d'artifice continuent de danser. « Oh, la belle bleue, oh la jolie trainée de poussière dorée ». Personne ne le dit vraiment mais tout le monde le pense.
En marchant, je me demande toujours pourquoi tant de gens restent en périphérie du réconfortant manège visuel tandis qu'il reste tant de place plus près, sous les explosions. Là où l'on peut entendre les musiques de Star Wars et Star Trek choisies par les équipes municipales. Il semblerait que quelques geeks trainent dans les locaux de notre chère mairie. Merci à eux.

Comme chaque année, le spectacle en vaut la chandelle, tant par sa longueur que par le foisonnement d'effets. Le ciel est en feu, la nuit n'en est plus une l'espace de quelques dizaines de minutes. Et puis vient le final.
Souvent, il m'arrive de ne pas savoir si j'ai bien fermé le gaz après avoir fait à manger. Dans ces cas là, tout en vérifiant la chose, je me dit toujours : « si je me pose la question d'entendre le gaz ou pas, vu le bruit que ça fait quand il est vraiment ouvert, c'est qu'il est fermé ». Et effectivement, j'ouvre le gaz et ça se vérifie.
Le bouquet final d'un feu d'artifice, s'il est bien fait, c'est un peu la même chose : si quand ça claque de partout, vous vous demandez si c'est la fin ou pas, c'est que la réponse est non. Pour le coup, c'est toujours amusant de voir les gens commencer à partir après une salve et s'arrêter en voyant que ça recommence. Une fois, deux fois, trois fois...

Jusqu'à l'ultime incendie de magasin de farce-et-attrape qui secoue les cieux. Les explosions sont si énormes que vous pouvez presque les toucher. Si proches que l'effet de perspective vous donne l'impression d'être en plein milieu d'elles, de marcher entre plusieurs douzaines de boules de feu multicolores. Et tout le monde applaudi, tout le monde siffle, tout le monde est content et rassuré, apaisé. Heureux d'être dans un état de semi-euphorie et de partage qui vous fait oublier les petits tracas du quotidien ordinaire. Les gamins courent, les ados flirtent, la piste de danse se rempli et les bières se vident.
J'aime me balader un peu dans ce genre de foule, regarder le monde avec un petit sourire intérieur. Content. L'humain est capable du pire comme du meilleur. Là, c'est la seconde partie, celle qu'on aimerait voir durer toute l'année. Celle où la seule couleur que l'on distingue dans la nuit est celle de jouets phosphorescents, encore eux, délimitant les silhouettes dans l'obscurité.

Comme d'habitude dans ces cas là, je souris à toute personne qui me regarde, histoire de le partager. Simplement. Et comme d'habitude, je tombe sur quelqu'un qui a envie de parler, de partager sa pensée profonde. Une pensée parfois nourrie d'occasions manquées, de vécu douloureux et d'un peu de pinard. « Ah, ils sont toujours là les fouteurs de merde » déclame ce Popeye mal rasé au traits creusés, désignant un groupe d'ados. Je dis « ados » car il paraît que le terme « jeunes » a désormais une connotation fortement péjorative.
Popeye fait semblant de tirer su un joint pour désigner les pratiques du groupe sus-cité.
«Toujours là pour foutre la merde !  De toutes façons, dans une heure la fête est finie. Dans une heure, plus de bal, hein. Y'aura plus de musique, dans une heure, tout le monde se sera barré. Moi je vais rentrer. Je demanderais à maman si elle veut une salade de crudité, elle me dira nan ». L'homme s'arrête alors pour regarder une autre bande s'amuser avec des feux d'artifice au beau milieu de la rue. Il tape cette fois le bout de gras avec la gentille prioritaire d'un petit chien qui fait ses besoins.

Le centre ville est à nouveau animé. Les gens rentrent tranquillement. Les poussettes s'activent, les arrêts de bus sont blindés.
Sur l'arête principale, à côté d'une station-service aux lumières éteintes, un autre homme, la soixantaine, tourne le dos à la route. Collé aux plots de la station, il tient - tel une tortue- son maigre blouson sur sa tête et donne l'impression d'avoir peur de bouger. L'image est d'autant plus pittoresque que le monsieur semble bien portant et énergique du haut de son mètre quatre-vingt. Sa compagne, elle aussi dans la même tranche d'age, s'impose comme une mère spirituelle en venant le rassurer pour qu'il reprenne la route. Je suis quelques mètres derrière eux. Nous traversons un passage piéton. Étrangement, le monsieur repasse rapidement son blouson au dessus de son crâne et se plante contre un mur.

Très vite je comprends qu'il est plus observateur que simplet quand un feu d'artifice nous manque de peu pour aller exploser sur une voiture un peu plus loin. La foule, calme jusqu'ici, est prise de panique. L'effet banc de poisson. A l'origine du coup de feu, un groupe de jeunes semble vouloir faire la révolution.
Surexcité, l'un d'entre eux court pour se placer au milieu de la route et fait feu sur un autre véhicule en criant. Rebelote, c'est de l'artillerie lourde. Le projectile fait la taille de ma tête et arrose une bonne vingtaine de mètres après détonation. La panique règne. La masse humaine se retranche tant bien que mal dans les rues environnantes. Quelques passants affolés arrivent à rejoindre leurs véhicules, havre de sureté qui permet à certains de retrouver la voix et d'apaiser la peur en faveur d'autres sentiments. « C'est toujours pareil avec eux, sale race ». « Ils sont fous, ils tirent sur les flics ».

Le cerveau humain fonctionne souvent de façon étrange. Cela fait maintenant quatre ans que j'œuvre ici et là comme journaliste, mais ça m'a toujours gêné d'utilisé ce mot. Pigiste, rédacteur, chroniqueur, d'accord. Mais « journaliste », y'a toujours un blocage. Impossible de me mettre au niveau de ceux qui risquent leur vie pour suivre manifestations et conflits armés au quatre coins du monde. Qui se font kidnapper ou tuer pour nous livrer informations et images. Pour nous permettre de voir réellement ce qui se passe ailleurs. Clairement, c'est un autre niveau d'implication personnelle, d'engagement, comme en témoignent par exemple les différentes expos visibles actuellement ou non à la maison de la photo (j'en parle parce que j'y suis allé il y a peu).

Cris, hurlement, folie, et presque comme un mouton, j'allais faire la même chose que tous, me retrancher vers la sureté. Mettre sur ma tête l'apaisant blouson de la distance. Allez savoir pourquoi, je me suis arrêté net au premier pas en arrière. Peut-être que j'allais rater quelque chose d'important. Quelque chose que je n'aurais peut-être pas l'occasion de revoir ça un jour. Revoir ce quelque chose qu'il me fallait observer pour comprendre un peu mieux où je vis. « Avance. Ne ferme pas les yeux. Regarde ». Encore une pensée complètement conne, j'aurais pu me prendre une grosse boule de feu dans la gueule.

Encore une fois, je ne suis pas journaliste d'actualité ou reporter, et loin de moi de me comparer à ces grands hommes. La seule chose que j'ai en commun avec eux, c'est la curiosité.
Ce soir, après les habituelles pétarades nocturnes officielles, j'ai avancé vers ce qu'on ne voit qu'à la télé. Vers ce carrefour où les « jeunes » s'amusaient à tirer un peu partout, selon une cadence réglée par la longueur de mèches de pétards et autres fusées. Pour le coup, je sais maintenant ce que ça fait de voir un feu d'artifice de gros calibre vous foncer dessus avant d'éclater et de se désagréger de part et d'autre en arc en ciel flamboyant. C'est à la fois effrayant et magnifique, mais je ne pense pas que le risque en vaille la chandelle.
Bille en tête, avec une confiance insolente, je suis pourtant resté au milieu, à observer. A voir une bagnole de flics faire demi tour et s'apprêter à foncer sur les sauvageons pour les appréhender. A voir qu'elle s'arrête net dans ses intentions quand une seconde caisse pilotée par les collègues se fait tirer dessus à bout portant. A voir la carapace métallique pisser de la lumière et partir en retrait, rejoindre sa collègue dans l'espoir que les choses se calme. Préparer une offensive ? Foncera dans le tas, foncera pas ?

Dans le « feu » de l'action, la tension me semble bizarrement absente. Pourtant, j'imagine les flics se demander quoi faire, avec une envie de bondir mais de calculer les risques. J'imagine que le groupe se prépare à réagir. « On fait quoi, on se barre? on reste ? ». Pan, encore une trainée de lumière qui dégage avant de retentir. Mon instinct m'hurle de bouger la tête pour éviter d'éventuelles étincelles, mais non. Mon envie de vivre la chose me pousse au stoïcisme. Le carrefour s'immobilise dans le temps. Personne ne bouge.

Puis vient le constat idiot. L'aftermath.
Les flics étant en retrait sur la route bloquent les nouvelles voitures qui arrivent et essayent de passer. Coups de klaxons. Les feux passent au vert. Si les conducteurs qui ont assisté à la chose ne bougent pas, d'autres, fraîchement arrivés, se demandent pourquoi ces cons n'avancent pas. Ils finissent par doubler, bougons, vexés comme des parisiens dans leur liberté de circuler.
Au bout d'un moment, les voitures de police se déplacent et, après avoir campé côte à côte, adoptent la file indienne pour permettre aux autres de dégager.

Les flics attendent, les jeunes sont partis, les renforts de viendront pas.

Peu à peu, les choses se calment. Le trafic ne transpire plus d'aucun souvenir de rixe. J'essaye de suivre le bruit après quelques minutes, mais les explosions se font de plus en plus lointaines. Les voitures de flics me dépassent enfin pour disparaître au bout du boulevard.
Plus rien à faire, reste à rentrer.

A côté de la poste, un gamin de douze ans fait claquer un pétard bien sonore avant de se retourner tout désolé vers une grosse mama qui commence à l'enguirlander dans une charabia venu d'Afrique noire, occupée qu'elle était à discuter avec ses copines. « Désolé » dit-il pour éviter la baffe maternelle.

Deux jeunes filles se courent après avec le sourire. Quelques explosions résonnent au loin, sans rapport avec l'affrontement qui vient d'avoir lieu. Les choses reprennent leur cours, la joie de vivre, le dessus.

Sur le parvis de la mairie, l'alarme d'une voiture s'entête à appeler au secours sans visiblement avoir été provoquée. A ses côtés, un gars d'une autre époque, grisonnant dans son blouson en jean, zieute avec hésitation un tas de vieux livres jetés sur le sol à côté des poubelles. L'image m'en rappelle d'autres.

Si j'avais eu une caméra, tout cela aurait fait un beau plan séquence. De ceux qu'il est infernal de planifier. Dommage, peut-être l'an prochain. Une musique familière résonne faiblement en provenance des mes écouteurs. J'avais oublié d'éteindre mon walkman en arrivant au feu d'artifice.

Dans ma rue, deux gros camions sont arrêtés. Ils sont reliés par un câble de batterie.
La première chose que j'avais envie de faire en rentrant fut d'écrire.  

Wednesday, March 30, 2011

TEST : MOON DIVER

En grand fan du Strider Hiryu de Capcom, j'attendais ce 30 mars avec impatience. La raison ? C'est aujourd'hui que Moon Diver, le nouveau jeu de Isuke, est mis à disposition sur le Playstation Network. Mais qui est cet Isuke me direz-vous ?


Isuke, c'est Kouichi Yotsui, un monsieur qui a travaillé chez Capcom en tant que background designer sur Ghouls'n'Ghosts et Bionic Commando, ce avant d’intégrer les équipes de développement et de s'occuper de la production du célèbre hit culte de 1989. Un jeu -Strider, donc- qui marquera sa carrière à plus d'un titre puisque s'il ne fait pas partie de l'équipe qui mettra en scène sa séquelle (en fait un remake remis au gout du jour), un de ces jeux suivants, Osman/Cannon Dancer (édité chez Mitchell Corp.), est toujours considérée comme sa suite spirituelle. Une saga qui se transforme aujourd'hui en trilogie ce troisième opus qu'est Moon Diver (un temps appelé Necromachina), cette fois sous l'égide de Square Enix. 


Comment résumer Moon Diver ? Disons que c'est un peu Strider avec de l'Xp et une option multijoueur. Difficile de résumer l'objet autrement tant Moon Diver partage de points communs avec Strider et Osman. Niveau gameplay tout d'abord : s'il utilise plus de deux boutons cette fois, la manière de contrôler les héros reste sensiblement la même. Protagonistes principaux du jeu, Seyfert (en référence au cypher, l'arme emblématique du strider) et ses trois comparses se battent et bougent exactement comme Hiryu : ces messieurs-dames s'accrochent partout, combattent à l'aide d'armes blanches -à charge- dévastatrices et n'oublient pas de se faufiler entre les ennemis et d'esquiver leurs tirs grâce à la toujours présente glissade. Histoire de profiter au mieux des possibilités de la manette et de structurer le gameplay de façon plus technique, la glissade possède désormais sa propre gâchette dédiée. Un choix judicieux qui évite de se mélanger les pinceaux et offre une maniabilité d'autant plus instinctive qu'il est désormais impossible de glisser ou se baisser en voulant tomber d'une plateforme, cette dernière action (se baisser) étant également disponible de façon similaire. C'est un coup de main rapidement adopté vu son côté pratique.



Autre similitude avec Strider et Osman, Moon Diver est porté par un trame narrative qui repose sur un conflit géopolitique fort et un bad guy charismatique comme on les aime (une illustration et une réplique -"tuez tous les humains"- suffisent à poser le décor). A l'image de Strider 2, il sera de plus possible de choisir son stage de départ, chacun étant découpé en diverses sous parties. Difficile de savoir si Isuke à voulu rendre hommage au travail effectué sur la séquelle de son grand hit, ou s'il désire se réapproprier la chose, mais une chose est sûre : c'est loin de me déplaire. Inutile de dire qu'avec tout cela, on retrouve très rapidement ses marques pour se concentrer sur les quelques nouveautés présentes dans le titre. 


Première grosse nouveauté, donc, l'introduction d'un système d'xp ouvrant la porte à une customisation exacerbée des protagonistes. Chaque level obtenu donne tout d'abord droit à un point d'acquis, nécessaire à l'évolution d'une des trois barres de compétences du chara : vie, force et magie. Car à l'instar du précédent Osman (dans lequel elle singeait celle du ninja de Shinobi), la magie est un des point clés du gameplay de Moon Diver.  Implémentation automatique du nombre de combos, projectiles en tous genre, sorts de protection ou régénération, impossible d'en éluder le recours quand on se retrouve face à une armée de moustiques robotisés, de fantassins aguerris et de tourelles revanchardes (trois ennemis encore une fois directement issus des deux titres précédents). Sans oublier les inévitables boss géants. 


Des sorts qui vont de plus pouvoir être partagés. Car l'autre grosse nouveauté de Moon Diver est la possibilité de jouer jusqu'à quatre joueurs en simultané, en local ou en réseau (pour une fois, l'un n'est pas implémenté au détriment de l'autre !). Autant Castlevania : Harmony of Despair était une véritable tannée en solo et ne gagnait en intérêt qu'en multi, autant Moon Diver se joue très bien tout seul et motive d'autant plus le joueur réticent à tenter l'aventure. Moi qui suis d'habitude très fermé à l'aventure, je pense que je me laisserais volontiers tenter une fois le mode story achevé, retourné et un bon paquet de levels acquis. 


Maniabilité répondant au quart de tour, stages colorés et variés, level design agréable à mi-chemin entre l'impression de déjà vu et la nouveauté rafraîchissante, océan de possibilités entre la customisation du gameplay et l'aventure en multi, Moon Diver fait tout pour séduire et s'impose sans conteste comme le digne héritier des deux seuls jeux que j'ai acheté pour ma borne d'arcade. Impossible donc pour moi de faire l'impasse dessus, et il y a fort à parier que malgré des graphismes en 3D (réhaussés par une belle galerie d'illustrations), les oldschool gamers y trouvent un plaisir non feint. Décidément, entre Moon Diver, Hard Corps : Uprising (sorte de Contra bourrin lui aussi customisable) et Islands of Wakfu (sorti ce jour également sur le Xbox Live, et sur lequel je reviendrais sans doute rapidement), c'est noël bien avant l'heure pour les vieux geeks ! <3

Pour ceux qui veulent une note, c'est évidemment du 6/6. Moon Diver est disponible sur le PSN pour 14,99€ et le sera courant avril sur XBox Live.

Wednesday, March 23, 2011

Prince of Persia + Ikaruga = Outland

Aller hop, encore un jeu sur lequel je vais sans doute passer de longues heures. Prévu pour ce printemps sur le Playstation Network et le Xbox Live, Outland est un jeu d'action plateforme nous plaçant dans la peau d'un épéiste dynamique.

Porté par une animation léchée et bien speed, Outland semble posséder les deux mamelles d'un produit qui fera date dans les esprits. D'une part, le jeu impose immédiatement un style graphique reconnaissable qui, s'il s'inspire de codes couleurs et symboles bien connus (à mi-chemin entre Tron et les incas ?), possède une identité assez forte pour s'imposer de lui-même.


D'autre part, les mécaniques du jeu semblent elles aussi rodées pour offrir un challenge digne d'intérêt. On pense évidemment à Ikaruga en voyant le monsieur changer la couleur de son bouclier afin de parer aux attaques noires/rouges et blanches/bleues. Et impossible de ne pas songer à Castlevania pour la partie plateforme, ou encore à Shadow of the Colossus pour le combat de boss (encore une fois, principalement en raison de l’esthétique du jeu). On pourra également citer quelques ressemblances avec Prince of Persia (pour les combats) ou encore Another World d'Eric Chahi pour le côté Out of this world, justement. un festival de refs des plus honorables. 

Bref, de quoi attendre avec une impatience non dissimulée ce nouveau jeu développé par les ptis gars de Housemarque, habitués à nous fournir du soft de qualité (je n'ai pas essayé Dead Nation, mais Super Stardust HD est un assez bon gage de qualité pour que j'ai toute confiance en eux). 

Outland devrait arriver en dématérialisé sur nos consoles entre fin avril et début mai.


Sunday, March 13, 2011

TR3N - Premier teaser trailer

Disponible sur le Blu-ray de Tron L'Héritage, un montage destiné à faire le pont entre ce dernier et sa future suite a été mis sur Youtube -puis viré, donc j'édite-. Tous les frustrés de ne pas avoir vu d'avancée technologique plus évidente dans Legacy (et pour cause, Sam entre dans un réseau fermé mis en place il y a 20 ans), risquent de voir leurs fantasmes enfin exaucés. Comme prévu, donc.

Flynn Lives !

"What about that Dillinger kid ?
_Eh, well... Junior earned his place. He stays.
"

"Sign me up, Tron !"

Thursday, March 3, 2011

TRON UPRISING : trailer de la série animée

Parallèlement à la sortie de Tron legacy/ l'héritage, Disney avait annoncé sa volonté d'étendre l'univers de la licence lancée en 1982 à travers une grande variété de projets cross-média. Après le jeu video Tron Evolution, une poignée de comic books et l'annonce d'une séquelle, voici que débarquent enfin les premières images de la série animée Tron Uprising.

Depuis la mise en branle du projet, nombreuses furent les spéculations qui tournaient autour du projet : images de synthèses ? Animation classique ? La réponse débarque aujourd'hui sous la forme d'un trailer plutôt alléchant par son dynamisme. On y retrouve bien sûr l'esthétisme qui avait marqué le récent film de Joseph Kosinski, accompagné  d'une musique qui reprend les caractéristiques de la magnifique partition des Daft Punk.


Mais cette bande annonce, proposée sur le DVD de Legacy, promet également de nous plonger plus avant dans un univers que beaucoup avaient trouvé sous exploité dans Legacy. Jugez plutôt :

"Beck, un jeune programme, devient le leader d'une révolution prenant place sur la grille. Sa mission est de libérer ses amis et son environnement du règne de l'infâme CLU 2 et de Resler, son général. Beck sera entrainné par Tron - le plus grand guerrier que la grille ait connu. Tron l'aidera non seulement à acquérir les capacités qui l'aideront à combattre l'occupation, mais sera aussi son mentor alors qu'il dépassera le stade de jeune programme impulsif pour devenir un leader courageux. Voué à devenir le nouveau protecteur du système, Beck adoptera le caractère de Tron et deviendra L'énnemi juré de Tesler et de ses forces"


Comme on pouvait s'y attendre, le pitch destine fatalement la série à une public relativement jeune. Mais nous ne sommes pas à l'abris d'une bonne surprise, d'autant qu'au vu des évènements du film, l'anime - dont l'action se situe avant celui-ci - risque bien de se terminer sur une note amère (à moins que la série n'introduise des personnages prévu pour la séquelle ?)


Cerise sur le gâteau, on y retrouvera beaucoup de voix connues au casting : Elijah Wood, Emanuelle Chriqui, Mandy Moore ou encore Lance Henriksen et Paul Reubens prêteront leur timbre à divers protagonistes. Fan service oblige, Bruce Boxleitner reprendra également le rôle de Tron.
Joseph Kosinski participera quant à lui à la réalisation de quelques épisodes en compagnie de Charlie Bean (The Ren and Stimpy show, Les Animaniacs) et Sean Bailey (producteur de Legacy mais aussi de Gone Baby Gone ou du film de Ridley Scott Les Associés). Edward Kitsis et Adam Horowitz, scénaristes du films se chargeront de la trame narrative.

Malgré un chara design très (trop ?) classique, voila de quoi faire saliver un peu les fans en attendant la sortie du show à priori prévu pour 2012.