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Wednesday, March 30, 2011

TEST : MOON DIVER

En grand fan du Strider Hiryu de Capcom, j'attendais ce 30 mars avec impatience. La raison ? C'est aujourd'hui que Moon Diver, le nouveau jeu de Isuke, est mis à disposition sur le Playstation Network. Mais qui est cet Isuke me direz-vous ?


Isuke, c'est Kouichi Yotsui, un monsieur qui a travaillé chez Capcom en tant que background designer sur Ghouls'n'Ghosts et Bionic Commando, ce avant d’intégrer les équipes de développement et de s'occuper de la production du célèbre hit culte de 1989. Un jeu -Strider, donc- qui marquera sa carrière à plus d'un titre puisque s'il ne fait pas partie de l'équipe qui mettra en scène sa séquelle (en fait un remake remis au gout du jour), un de ces jeux suivants, Osman/Cannon Dancer (édité chez Mitchell Corp.), est toujours considérée comme sa suite spirituelle. Une saga qui se transforme aujourd'hui en trilogie ce troisième opus qu'est Moon Diver (un temps appelé Necromachina), cette fois sous l'égide de Square Enix. 


Comment résumer Moon Diver ? Disons que c'est un peu Strider avec de l'Xp et une option multijoueur. Difficile de résumer l'objet autrement tant Moon Diver partage de points communs avec Strider et Osman. Niveau gameplay tout d'abord : s'il utilise plus de deux boutons cette fois, la manière de contrôler les héros reste sensiblement la même. Protagonistes principaux du jeu, Seyfert (en référence au cypher, l'arme emblématique du strider) et ses trois comparses se battent et bougent exactement comme Hiryu : ces messieurs-dames s'accrochent partout, combattent à l'aide d'armes blanches -à charge- dévastatrices et n'oublient pas de se faufiler entre les ennemis et d'esquiver leurs tirs grâce à la toujours présente glissade. Histoire de profiter au mieux des possibilités de la manette et de structurer le gameplay de façon plus technique, la glissade possède désormais sa propre gâchette dédiée. Un choix judicieux qui évite de se mélanger les pinceaux et offre une maniabilité d'autant plus instinctive qu'il est désormais impossible de glisser ou se baisser en voulant tomber d'une plateforme, cette dernière action (se baisser) étant également disponible de façon similaire. C'est un coup de main rapidement adopté vu son côté pratique.



Autre similitude avec Strider et Osman, Moon Diver est porté par un trame narrative qui repose sur un conflit géopolitique fort et un bad guy charismatique comme on les aime (une illustration et une réplique -"tuez tous les humains"- suffisent à poser le décor). A l'image de Strider 2, il sera de plus possible de choisir son stage de départ, chacun étant découpé en diverses sous parties. Difficile de savoir si Isuke à voulu rendre hommage au travail effectué sur la séquelle de son grand hit, ou s'il désire se réapproprier la chose, mais une chose est sûre : c'est loin de me déplaire. Inutile de dire qu'avec tout cela, on retrouve très rapidement ses marques pour se concentrer sur les quelques nouveautés présentes dans le titre. 


Première grosse nouveauté, donc, l'introduction d'un système d'xp ouvrant la porte à une customisation exacerbée des protagonistes. Chaque level obtenu donne tout d'abord droit à un point d'acquis, nécessaire à l'évolution d'une des trois barres de compétences du chara : vie, force et magie. Car à l'instar du précédent Osman (dans lequel elle singeait celle du ninja de Shinobi), la magie est un des point clés du gameplay de Moon Diver.  Implémentation automatique du nombre de combos, projectiles en tous genre, sorts de protection ou régénération, impossible d'en éluder le recours quand on se retrouve face à une armée de moustiques robotisés, de fantassins aguerris et de tourelles revanchardes (trois ennemis encore une fois directement issus des deux titres précédents). Sans oublier les inévitables boss géants. 


Des sorts qui vont de plus pouvoir être partagés. Car l'autre grosse nouveauté de Moon Diver est la possibilité de jouer jusqu'à quatre joueurs en simultané, en local ou en réseau (pour une fois, l'un n'est pas implémenté au détriment de l'autre !). Autant Castlevania : Harmony of Despair était une véritable tannée en solo et ne gagnait en intérêt qu'en multi, autant Moon Diver se joue très bien tout seul et motive d'autant plus le joueur réticent à tenter l'aventure. Moi qui suis d'habitude très fermé à l'aventure, je pense que je me laisserais volontiers tenter une fois le mode story achevé, retourné et un bon paquet de levels acquis. 


Maniabilité répondant au quart de tour, stages colorés et variés, level design agréable à mi-chemin entre l'impression de déjà vu et la nouveauté rafraîchissante, océan de possibilités entre la customisation du gameplay et l'aventure en multi, Moon Diver fait tout pour séduire et s'impose sans conteste comme le digne héritier des deux seuls jeux que j'ai acheté pour ma borne d'arcade. Impossible donc pour moi de faire l'impasse dessus, et il y a fort à parier que malgré des graphismes en 3D (réhaussés par une belle galerie d'illustrations), les oldschool gamers y trouvent un plaisir non feint. Décidément, entre Moon Diver, Hard Corps : Uprising (sorte de Contra bourrin lui aussi customisable) et Islands of Wakfu (sorti ce jour également sur le Xbox Live, et sur lequel je reviendrais sans doute rapidement), c'est noël bien avant l'heure pour les vieux geeks ! <3

Pour ceux qui veulent une note, c'est évidemment du 6/6. Moon Diver est disponible sur le PSN pour 14,99€ et le sera courant avril sur XBox Live.

Wednesday, March 23, 2011

Prince of Persia + Ikaruga = Outland

Aller hop, encore un jeu sur lequel je vais sans doute passer de longues heures. Prévu pour ce printemps sur le Playstation Network et le Xbox Live, Outland est un jeu d'action plateforme nous plaçant dans la peau d'un épéiste dynamique.

Porté par une animation léchée et bien speed, Outland semble posséder les deux mamelles d'un produit qui fera date dans les esprits. D'une part, le jeu impose immédiatement un style graphique reconnaissable qui, s'il s'inspire de codes couleurs et symboles bien connus (à mi-chemin entre Tron et les incas ?), possède une identité assez forte pour s'imposer de lui-même.


D'autre part, les mécaniques du jeu semblent elles aussi rodées pour offrir un challenge digne d'intérêt. On pense évidemment à Ikaruga en voyant le monsieur changer la couleur de son bouclier afin de parer aux attaques noires/rouges et blanches/bleues. Et impossible de ne pas songer à Castlevania pour la partie plateforme, ou encore à Shadow of the Colossus pour le combat de boss (encore une fois, principalement en raison de l’esthétique du jeu). On pourra également citer quelques ressemblances avec Prince of Persia (pour les combats) ou encore Another World d'Eric Chahi pour le côté Out of this world, justement. un festival de refs des plus honorables. 

Bref, de quoi attendre avec une impatience non dissimulée ce nouveau jeu développé par les ptis gars de Housemarque, habitués à nous fournir du soft de qualité (je n'ai pas essayé Dead Nation, mais Super Stardust HD est un assez bon gage de qualité pour que j'ai toute confiance en eux). 

Outland devrait arriver en dématérialisé sur nos consoles entre fin avril et début mai.


Tuesday, November 16, 2010

Arrested Development in Costume Quest

Nouveau jeu de la boite Double Fine (Psychonauts et Brütal Legend) cette fois dispo sur le PSN et le Xbox Live, Costume Quest est un RPG très amusant qui nous met dans la peau d'un gamin(e) dont le but est de retrouver sa soeur (son frère, suivant le perso choisi au début), ce(tte) dernier(e) s'étant fait(e) enlever par des monstres.
Soir d'Halloween oblige, les monstres passent leur temps à voler des bonbons. Notre héros(/héroïne) se doit également d'en ramasser un maximum en trick-or-treatant le voisinage afin d'acheter des upgrades histoire de leur péter la gueule.

Comme prévu, on retrouve l'humour très particulier de Tim Schafer dans le titre, ainsi que quelques références tordantes bien senties. Tombé sur la situation ci-dessous, je n'ai pas résisté à l'envie de la prendre en photo et de vous la faire partager illico. Les amateurs reconnaitront immédiatement de quoi il s'agit.

Les autres sont priés de vite se procurer les coffrets DVd de la sitcom Arrested Development (pas loin d'être la meilleure du monde à ce jour avec Malcolm et Community) avant que je leur foute mon pied au derch me fâche tout rouge.

Monday, October 4, 2010

Braderie de Houilles 2010

Chaque premier dimanche du mois d'Octobre a lieu à Houilles la plus grande braderie de la région parisienne et la seconde plus grande de France après celle de Lille. 10 kilomètres de vide-greniers agrémentés de stands de merguez dans une ambiance bon enfant. Une occasion immanquable pour quelqu'un qui adore chiner comme moi, curieux que je suis de voir ce que les gens ont pu accumuler durant des années. Et accessoirement, si cela me permet de faire de bonnes affaires, de titiller ma fibre nostalgique ou de dénicher la perle rare...

Avec un petit soucis de réveil (l'heure du réveil était bien réglée, mais pas celle de l'appareil) et une soirée très sympa et bien arrosée la veille, j'ai finalement débarqué sur place vers 10h du matin. Juste au bon moment pour voir quelques professionnels déjà repartir avec des tonnes de bandes dessinées introuvables histoire de garnir les étales leurs magasins parisiens. Et oui, pour les braderies, il faut se lever tôt. Cela ne m'a tout de même pas empêché de tomber sur de petites merveilles. Je me suis d'ailleurs empressé d'aller tout d'abord à l'autre bout de la manifestation histoire de prendre de court ceux qui préfèrent passer leur temps compressés autour des premiers stands.

Si la pêche n'a pas été aussi bonne que lors du premier vide-grenier que j'ai fait au mois de Mai (difficile de faire mieux que des mangas récents à 50 cts), je suis revenu fourbu mais content et chargé de 6h30 de balade sous un beau soleil en ayant bien fait attention de ne rater aucune route, aucune allée de l’événement. C'est au passage une expérience que je conseille à tous, que vous y alliez pour dépenser vos deniers ou simplement vous balader. Oui, c'est blindé de monde, mais tous sont charmants, ont le sourire aux lèvres et la bonne humeur règne. Pour ma part, je marque déjà mon calendrier pour 2011 et j'espère cette fois pouvoir bénéficier d'une voiture car il n'est pas pratique de ramener chez soi des meubles vintage, de lourds appareillages métalliques ou autres équipements encombrants à pinces. Ce même si Houilles ne se situe finalement qu'à deux arrêts de RER de La défense.

Je me suis donc contenté de loot transportable, mais je n'ai pas été frustré pour autant, bien au contraire. Voici d'ailleurs (dans le désordre) le résultat de la chasse :


Paradis pour les gamers en herbe bien décidés à se (re)faire une ludothèque, le vide-grenier géant voyant de nombreuses familles revendre leurs jeux et leurs consoles. C'est au cours d'une manifestation simailire que je me suis acheté une NES avant les grandes vacances, et il n'est pas rare de tomber sur des pièces de musées (Colleco, Atari 2600 et autres). Cette fois, j'avais bien envie de mettre la main sur Sim City 4 (que je n'ai finalement pas trouvé) ou la dernière version de Bionic Commando (que je n'ai trouvée que dans les 10€, elle est neuve et moins cher sur amazon Angleterre). Mais il y a toujours quelques titres qui vous restent dans un coin du cerveau et que l'on choppe sans hésiter à bas prix. Ce fut le cas pour l'inévitable GTA IV que je n'ai toujours pas fait, et pour Bad Compagny, qui me rappelle les très bon moment que j'ai passé sur BLACK sur la première Xbox. 5€ l'un, ça ne se refuse pas.
Par ailleurs, j'ai fini par me rappeler que c'était le moment idéal pour me remettre à chercher des "livres dont vous êtes le héros", ces petites tas de papiers merveilleux qui ont en partie bercé mon enfance. Si je n'ai pas retrouvé La galaxie tragique, La planète rebelle et ses potes feront bien l'affaire d'ici là. 0.50€ l'un, 2€ les cinq. Hop.


Côté mangas, je n'ai pas non plus trouvé monts et merveilles, mais je m'étais toujours juré de lire Beck. S'il ne se suivent pas, je n'allais certainement pas faire l'impasse sur un lot de 10 tomes vendu 8€. Ni sur l'intégrale de San Ku Kai vendue 5€ un peu plus loin. J'ai aussi pris quelques films (Leviathan avec Amanda Pays et Peter Weller, un truc avec Dolph Lundgren que je n'ai jamais vu et un film d'horreur avec Sasha Grey qui a l'air sympathique) mais il faut être fou pour s'imaginer faire l'intégralité des vendeurs en proposant. (on voit aussi sur la photo un jeu LCD Nintendo payé 50cts et une petite bagnole. Je m'était juré d'en prendre une en arrivant).


En ce qui concerne les BD, c'est le même topo que les DVDs : impossible de faire le tour de la manifs en s’arrêtant à chaque stand pour tout voir dans le détails. La chance m'a poussé à retrouver quelques perles que j'ai toujours voulu lire (Les 6 voyages de Lone Sloane de Druillet, trop galères à suivre dans les vieux recueils de Pilote), toujours voulu retrouver (Captain Fulgur, le tome 13 du Scrameustache) et enfin une adaptation de Pinocchio très originale, vendue sous plastique et payée 5€. Un très bel objet dans lequel j'ai hâte de me plonger.

Mais la véritable trouvaille de ma balade fût incontestablement l'objet ci-dessous:


Vu comme ça, ça n'a l'air de rien. Au mieux ça ressemble à une pochette de dessin, vieille et bonne à jeter. Mais j'ai eût le bonheur d'arriver sur le stand alors que la dame qui le tenait le feuilletait d'un air las. Du genre "mais qu'est ce que je vais bien pouvoir en faire ?". L'étiquette collée dessus indiquait 10€. "Je vous le vend pour 5 si vous voulez" s'est-elle empressée de me dire quand je me suis jeté dessus, croyant avoir aperçu une mine d'or. J'ai fait mon possible pour ne rien trahir de mes impressions et il ne m'a pas fallu le feuilleter plus de quelques secondes pour confirmer ma volonté de l'acquérir. J'ai découvert en rentrant chez moi que, outre ses qualités picturales, le bouquin devait valoir une petite fortune.



"Mais alors,qu'est-ce donc ?" que direz vous. Il s'agit du second recueil annuel d'un hebdomadaire intitulé Le soleil du dimanche, fondé en 1888 et consacré aux arts et à l'actualité (souvent parisienne). Une espèce de Paris Match de l'époque en quelques sortes. Le recueil regroupe les 56 journaux vendus entre 1889 et 1890. Après quelques recherches, un seul de ces journaux pourrait valoir dans les 20 à 40€ minimum, je n'ose imaginer la valeur réelle de la chose.



Mais comme je le disais plus tôt, ce sont véritablement les qualités picturales de l'objet qui m'ont directement mis des étoiles dans les yeux. En effet,  puisqu'en lieu et place de photos, on trouve une quantité de gravures et de dessins de qualité proprement hallucinant. La fête des rameaux à l'hôtel de ville, le premier bal à l'Opéra Garnier ou l'inauguration de l'exposition universelle au Grand Palais, tout y est. On trouve même la prépublication d'écrits de grands nom (Emile Zola !) et la reproduction d'ateliers d'artistes de l'époque. Inutile de préciser que je n'ai pas fini de voyager dans le temps avec cet ouvrage dont vous trouverez quelques extraits ci-dessous.









Pour finir cette note, et malgré la masse d'objets achetés, je n'ai dépensé qu'une soixantaine d'euros. Je pense que cela vaut tous les discours.

Je me demande à quelle manifestation je participerais à la fin de cette semaine...
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Wednesday, August 18, 2010

Minitroid : I want it like yesterday !

En ce moment, je suis en train de me refaire le Super Metroid de la Super Nes. C'est un petit rituel que je suis depuis quelques années : tous les ans (environ), Samus et moi partons sur Zébes pour retrouver les débris de la station Ceres, histoire de savoir qui est arrivé au dernier Metroid.

Inutile de dire que suite à cette aventure, nous avons main dans la main passé de nombreuses heures sur la Gamecube pour suivre le reste de ses aventures. La bougresse m'a même poussé à faire l'acquisition d'une Wii. 


Alors autant vous dire que j'ai sauté eau plafond en tombant sur le projet Minitroid, une sorte d'hommage à la miss, programmé en Low-fi avec une maniabilité apparemment du tonnerre et des graphismes cute-chibi-kamai du meilleur effet. Inutile de préciser que je vais suivre la chose de très près jusqu'à sa sortie !



Au passage, le monsieur aurait également travaillé il y a quelques temps sur une version un peu plus hardcore du mythe, mettant en scène une certaine Sawmus (Samus + chain saw) contre des zombies tirés de Casse-le-Vania. Une aventure alléchante dont vous trouverez un aperçu ci-dessous.
D'après l'auteur, c'était un faux projet en réaction à un autre fan-game qui les avaient énervés, et cela n'avait rien de sérieux même s'ils espèrent le finir un jour.



J'adore les métroid-vania en général mais je n'avais aucune idée de la masse de fan-games que cela avait généré !
A suivre, donc...

Sources : Indiegames, The Metroid Database Forum

Monday, June 21, 2010

Dofus Arena : comme un air de FF Tactics

Final Fantasy Tactics.  A l'évocation de ce jeu mythique, initialement sorti sur la première Playstation, nombreux sont les joueurs à saliver de nostalgie, se rappelant un challenge vivifiant porté par un gameplay calculé au millimètre. Un challenge qui récompensait la réflexion et l'audace, tandis que chaque décision, chaque choix tactique, qu'il fut d'ordre logistique ou stratégique, avait une influence primordiale sur l'issue de duels fiévreux. FF Tactics, c'est un peu le jeu d'échec des geeks, un jeu où le roi pouvait faire cramer son adversaire et dans lequel les soldats s'alliaient pour enchainer les attaques avec une inventivité machiavélique et des résultats dévastateurs.
C'est porté par l'amour pour FF Tactics que les programmeurs d'Ankama ont continué à développer dans leur coin Dofus Arena, un jeu gratuit axé essentiellement sur le PVP et accessible à tous dès le 21 Juin (oui, c'est aujourd'hui).


De nos jours, impossible de parler de jeu massivement multijoueur en France sans évoquer Dofus, fameux jeu d'Ankama dont l'univers n'a cessé de grandir ces dernières années, tant grâce à l'amour de son public qu'à une formidable avalanche de produits dérivés (du manga au dessin animé en passant par les peluches et autres joyeusetés).
Pourtant, et malgré ce succès fracassant, Dofus est aujourd'hui assez loin de son concept initial. En effet, si ce jeu d'aventure aux millions de joueurs continue encore et toujours de passionner, les instigateurs de la chose avaient au départ une toute autre idée en tête. Quelque chose de plus technique, de plus axé sur le duel entre joueurs. En grands amateurs de Final Fantasy Tactics, les concepteurs du jeu avaient ainsi initialement prévu de lancer leur bébé dans le sillage de cet excellent tactical RPG, ce avant que les souhaits et les demandes de la foule grandissante ne les poussent dans une direction plus scénarisée et plus ouverte. Mais les programmeurs n'ont jamais laissé tomber l'idée de consacrer un jeu exclusivement au PVP (ou player versus player).


C'est ainsi que parallèlement à l'évolution de Dofus s'est dévellopé Dofus Arena. Dans celui-ci, les 24 démons des heures s'amusent à capturer les aventuriers de l'univers de Dofus (Dofus mais aussi les futurs Wakfu et Islands of Wakfu) afin de les faire s'affronter dans des combats d'arène. Ici, le scénario est réduit à son minimum : seuls comptent la stratégie et la customisation de votre équipe avant que vos combats ne décident qui de vous ou de votre adversaire sortira vainqueur du duel.
Via un système de cartes similaire à celui de Battleforge, le joueur est ainsi amené à composer son équipe en disposant d'un capital de départ fixe. Libre à vous de choisir le nombre de combattant de votre équipe (1 à 6) et de leur affecter équipements et sorts divers pour confronter ses stratégies aux autres challengers.
Simple, efficace mais surtout impardonnable, le mode Elite de Dofus Arena  est le résultat de 5 ans d'équilibrage et de bêta tests, destinés à proposer une architecture la plus juste possible afin qu'aucune équipe ne puisse, sur le papier, être plus forte qu'une autre. Tout est disponible dès le départ : ce qui compte, c'est ce qu'on en fait.


Bien sûr, les concepteurs n'ont pas pour vocation de créer un jeu hermétique, seulement accessible à ceux qui ont déjà des centaines d'heures d'expérience derrière eux. Dans cette optique, le mode Evolution peut servir de tutoriel en guidant les novices via un encadrement scénarisé qui va leur permettre de se faire la main. On y retrouve une gestion d'équipe qualifiée de "sportive" par les développeurs : évolution des combattants via un arbre de talents, gestion des blessures d'un combat à l'autre, moral de l'équipe, vieillissement des combattants afin d'éviter d'arriver à un niveau palier où aucune évolution n'est plus possible...  Tout à été fait pour que ce mode soit le plus dynamique possible et ne lasse jamais le joueur.
Dofus Arena intègre également une gestion par palier du niveau des participants (afin de ne pas faire se rencontrer débutants et confirmés), ainsi que l'attribution de "public points" utiles pour définir tant la réputation des équipes que leur place dans un classement continu régulièrement remis à zéro (à priori tous les 6 mois).


Pour ajouter au fun de l'aventure, le côté cross-gaming a lui aussi été étudié histoire que le passage de Dofus/Wakfu à Dofus Arena (et inversement) se fasse le plus simplement du monde et récompense les amateurs. L'organisation de tournois offre par exemple la possibilité de gagner des objets qu'il serait fastidieux de récolter en faisant du "farming" durant plusieurs heures (et qui dirait non à la possibilité de participer à un tournoi au lieu de taper bêtement du monstre des heures durant ?). On parle aussi du développement d'un outil ouvrant al voie à des tournois customisables gérés par les joueurs.

Accompagné d'un nouveau manga dédié, Dofus Arena ne demande donc qu'une chose, qu'on l'essaye (vu qu'il est intégralement gratos). Qui sait ? Peut-être avez-vous trouvé le nouveau truc qui va vous bouffer tout votre temps libre cet été (et au-délà), au moment où tout le monde a déserté World of Warcraft pour partir en vacances !!

Saturday, June 19, 2010

Girl, guns & zombies : It's GAME TIME, BITCHES !

Chaque jeudi, je regarde l'excellente émission Bytejacker, un podcast vidéo animé par deux new-yorkais fans de (retro-)gaming, et dédiant toutes les semaines une grande partie de leur temps à nous faire découvrir les nouveaux jeux gratuits de la scène indépendante.
Lors chaque émission, Anthony Carboni nous livre, entre autres rubriques, trois jeux en pâture. Libre au public de voter pour son préféré. Mais là où d'habitude je passe 3/4 minutes à essayer chaque jeu, chaque fois qu'un Metroidvania fait son apparition, c'est une autre affaire.


Oui, les Metroidvania, ce genre tirant son nom de la compression de Metroid et de Castlevania et qui nous met aux commandes d'un petit être passant son temps à se balader dans un monde ouvert pour chercher clés et autres upgrades (armes multiples, double saut, etc..), histoire de débloquer l'intégralité de son aire de jeu. Pour les gens qui ont découvert les jeux vidéos avec la PS3, disons que le Metroidvania, c'est un peu le GTA de la 2D. On compte parmi les plus célèbre exemples de ce genre Super Metroid sur Super Nes, la licence Castlevania depuis son épisode sur Playstation (ont suivit les opus Gameboy advance et DS) et quelques perles de type Cave Story, Lyle in Cube Sector, ou plus récemment Hero Core.
(allez faire un tour >ici< pour une petite liste)


Dernier arrivé en date, Gun Girl 2 a pour lui, en plus d'un gameplay aux petit oignons, de se dérouler dans un monde post-apo bourré de zombies (c'est la mode, perso je suis client) et d'être incroyablement long pour un freeware !
Le joueur a tout d'abord le choix entre un héros masculin ou féminin avant de plonger en plein carnage, armé d'un simple flingue, première pierre d'un arsenal comprenant l'inévitable fusil à pompe et autres joyeusetés. Le système d'upgrade étant similaire à celui de Cave Story (on perd en puissance en se faisant toucher), chaque niveau dévolution transforme l'arme de façon drastique. Par exemple, la mitraillette gèle les ennemis si on la pousse au maximum.


Autre bonne idée, le créateur du jeu a ajouté à cela un shop et un menu accessible à tout moment, permettant de booster les stats de son perso grâce à l'acquisition d'orbes disséminées un peu partout dans le monde. On peut ainsi augmenter sa puissance de feu, la taille de sa barre de vie ou encore celles des chargeurs de chaque arme pour éviter de devoir recharger à tout bout de champ, ce qui n'est pas toujours pratique quand un fou à la tronçonneuse vous fonce dessus.
Bref, un jeu au gameplay profond, tandis que vos réflexes et votre jugeote seront mis à rude épreuve puisque les zombies variés (passant, chasseur, snipeur...) sortent aléatoirement du sol à la façon d'un Ghouls'n'Ghosts dès qu'une tombe est à portée de vue.



Truffé de nombreuses références au genre (un allié manchot prénommé Ash vous demande par exemple d'aller chercher un prêtre du nom de Romero...), Gun Girl 2 m'a déjà bouffé 6 bonnes heures et occasionné quelques petites crises de nerfs en raison de sa difficulté (impossible de foncer illico tête baissée comme un gros bourrin, mais c'est d'autant plus jouissif quand vous on finit par connaitre les niveaux par cœur). cependant, impossible de décrocher tant l'envie de découvrir l'intégralité des niveaux (que l'on visite via Metro ou portails démoniaques), les vannes, les références et le fin mot de l'histoire me ronge. Sans parler encore une fois du caractère addictif du gameplay.

Bref vous l'aurez compris, à essayer d'urgence !

Thursday, June 17, 2010

Grimoire NieR : Artbook review

L'an dernier, une amie -la même qui a inventé l'expression "poutrer du zombie tout en restant féminine" dans la pré-bande-annonce du documentaire Suck My Geek- m'a pointé du doigt la vidéo d'un jeu qu'elle attendait avec impatience entre le futur Castlevania supervisé par Hideo Kojima et God of war 3. Ma réponse à l'époque : "Qu'est-ce que c'est que ce truc ? c'est moche !".
En y repensant, je me foutrais des baffes. Des grosses, qui marquent.



Vu le titre du présent articles, ce jeu, c'est bien évidemment, NieR de Square Enix, et j'ai eut la chance par un heureux concours de circonstances de me jeter à corps perdu dedans à quelques semaines de sa sortie. Quelques détails ici et là faisaient état d'un third perso shooter dont les ennemis vous attaquent avec des paterns de shoot'em up, quelques reviews passionnées à contre courant des vrais sites reconnus, l'attendu baisse de prix sur Amazon.co.uk (19€ au lieu des 70€ qu'on trouve en France) et me voici plongé à corps perdu dans cette œuvre. Car il s'agit bien d'une œuvre, passionnante, à la musique fabuleuse, et aux différents niveaux d'intrigues boostés par un new game + qui prolonge l'expérience et apporte un nouvel éclairage sur l'aventure.
Et puis visuellement, soyons honnêtes : après y avoir tâté, force est de reconnaitre que le jeu n'est pas moche : disons plutôt que ses décors sont vides, comme ceux d'un Ico ou d'un Shadow of the colossus avec lesquels il partage d'ailleurs sa gestion de la lumière et une partie de son ambiance. Si NieR n'atteint tout de même pas le niveau de sublime des œuvres chapeautées par Fumito Ueda (la faute en partie à un aliasing certain), le fait que NieR y fasse plus que fortement penser devrait pousser quiconque ayant un peu de jugeote à le considérer sérieusement. Rajoutons à cela le fait que chaque niveau rend hommage à un grand pilier de la culture otake (Evangelion ici, Zelda là, en passant par les jeux d'aventure à texte, les shmeup et autres réjouissances).



Tout cela pour dire que dès le début de la quarantaine d'heures de jeu que m'a offert NieR (moi qui trouve qu'un TPS se doit de tourner autour de 10-15 heures), je suis tombé amoureux de ce jeu, de sa musique (encore une fois), et de sa direction artistique (digne d'une PS2 diront les mauvaises langues. Allez retourner jouer à FF13 les p'tis gars). Forcément, quand j'ai entendu qu'un livre mi-guide mi-artbook reprenait ses artworks, je me suis empressé de mettre la main dessus (merci Yesasia, qui, quand ils ne proposent pas un bouquin, peuvent tout de même voir si un de leurs fournisseurs de l'a pas dans un coin de catalogue. Et miracle, ce fut le cas).


GRIMOIRE NieR est le nom de ce livre.
Acheter un artbook à l'autre bout du monde, c'est un peu le coup de poker quand on ne peut pas voir ce qu'il contient. Fort heureusement, et comme sur le jeu, j'ai bien fait de parier sur ce bouquin. Pour environ 25€ (ne croyez pas les gars sur Ebay qui le vendent aussi cher que le jeu en grande surface), on trouve 224 pages emplies de texte (forcément) mais aussi de magnifiques images, qu'il s'agisse de croquis de concept arts, de screenshots ou d'illustrations diverses. A noter que le bouquin couvre les deux versions du jeu, à savoir NieR Gestalt (seule version dispo en occident) et NieR Replicant, uniquement dispo sur PS3 au Japon. La seule particularité majeure de cette dernière réside dans le fait qu'un jeune garçon remplace le héros de la version occidentale, un père qui cherche à sauver sa fille d'un mal étrange. Dans Replicant, c'est son frère qui se charge de cette tâche, donnant au jeu une tonalité plus shonen. 

Pour revenir à nos moutons, voici le rundown de la bête (la première page de chaque section est entre parenthèses car il s'agit d'une page de garde):

(006)-016 : pages d'illustrations promotionnelles.
10 pages d'illustrations, certaines dessinées, d'autres en CG.



(017)-040 : character guide
Chaque personnage à droit à se présentation avec une illustration faite main (mis à part le roi de Facade et Grimoire Noir qui n'ont que des CG), quelques screenshots et du texte décrivant ses caractéristiques (sexe, taille, age...), son background, ses particularités et sa relation avec le héros.



(041)-078 : story guide
Abondamment  illustrée (majoritairement par des CG mais aussi par quelques illustrations), cette partie reprend tous les chapitre de l'histoire, détaillant même les quatre fin possibles.



(079)-152 : game guide
La partie technique/statistique du livre. Tous les chiffres, toutes les maps, tous les recoins du jeu y sont explorés dans le moindre détail : le nom de chaque endroit, les point de vie et de résistance des boss, où trouver tel item, the works.



(153)-190 : concept design
Sans doute une des plus intéressantes du bouquin pour qui aime les beaux dessins puisque la première partie de cette section dévoile sur une dizaine de pages les dessins qui ont servi à l'élaboration des modèles 3D de certains persos, ainsi que les concepts arts initiaux avant que la direction artistique ne s'arrête sur les looks définitifs.


Une seconde partie (4 pages) revient sur le schéma des évènements se déroulant dans le jeu (une sorte de chronologie). La troisième partie se penche sur les armes de NieR (design et histoire des 34 armes disponibles)avant qu'une quatrième et dernière partie ne s'attarde sur quelques back-stories, celle d'Emile, les lettres reçues durant le jeu, et une interview des producteurs illustrée par les costumes alternatifs (en eptit, mais ils sont là) à débloquer dans le DLC.


(192)-224 : Short stories : the secrets
Cette dernière partie (principalement du texte) condense un petite variété d'histoires. Ne parlant pas le japonais couramment (loin de là, malheureusement), je ne pourrais vous dire s'il s'agit des textes disponibles dans le jeu ou d'autres backstories créées pour l'occasion (vu la mise en forme, je pencherais cependant pour cette dernière option).

En résumé,un beau bouquin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes (surtout vu son prix, 1900¥ soit 17€, comptez généralement un peu moins du double pour les commissions et les frais de port). Indispensable pour tout fan du jeu amateurs de beaux bouquins, ne rechignant pas à avoir dans leur étagères de magnifiques illustrations, même garnies de texte indéchiffrable (et si vous parlez japonais, il n'y a aucune hésitation à avoir). Quand à ceux qui ont une âme d'artiste et n'ont pas encore essayé le jeu, vous attendez quoi ?

Dimensions : 25.8 x 18.4 pour 224 pages, soit un peu plus que l'épaisseur d'un bon manga.
Dispo sur commande sur amazon.co.jp et de façon plus comprehensible pour les gaïjins sur le site  de Yesasia.

EDIT le 27/12/2017 : Une traduction en anglais du artbook est disponible à cette page.
Un grand merci à l'équipe qui s'est chargée de tout ça !