Tuesday, October 12, 2010

4 nouveaux posters pour Harry Potter

Parmi les gros blockbusters à sortir cette fin d'année, la première partie de Harry potter et les reliques de la mort risque bien de coiffer au poteau une concurrence qui le manque pourtant pas toujours de mérite, même si elle ne joue pas toujours dans la même catégorie (Machete, Scott Pilgrim, Monsters, Buried, Rubber, Skyline... sans oublier la ressortie du Secret de la pyramide et les trucs pour gamins du genre Narnia ou Megamind). En tous cas on risque d'en bouffer puisque les affiches ne cessent de pleuvoir. 
 En voici d'ailleurs quatre nouvelles pour le plaisir des yeux (cliquez pour agrandir). 


Harry potter et les reliques de la mort - Première partie est prévu en France pour le 24 novembre prochain.

Expo : Mœbius se transforme à la fondation Cartier

Ça y est, c'est aujourd’hui que s'ouvre enfin la première grande exposition parisienne consacrée au dessinateur Mœbius. Grâce à une amie que je ne remercierais jamais assez, j'ai eutl'opportunité et la chance d'assister au vernissage de l’événement dimanche dernier, et j'y retournerais avec plaisir d'ici le 13 mars, date à laquelle l'exposition fermera ses portes.

Organisée par l'auteur lui-même et la fondation Cartier pour l'art contemporain (qui accueille la chose), l'exposition survole toute la carrière de l'artiste. On y retrouve avec délice de nombreuses illustrations et planches originales de Blueberry, Arzak, Le monde d'Edena, l'incal, Le cœur couronné ou es aventures du major Grubert (Le garage hermétique, L'homme du Ciguri). C'est également l'occasion de jeter un œil sur le contenu de plusieurs carnets de croquis, de dessins de storyboard qui ont servi à l'élaboration de la série animée Arzak rhapsody, sans oublier une hallucinante galerie de dessins et de tableaux alternant entre le monstrueux et le merveilleux, collant à la thématique et au titre de l'expo (Mœbius-Transe-Forme).

© Mœbius Production Exposition MŒBIUS-TRANSE-FORME/Fondation Cartier pour l’art contemporain

Si je ne me lasse pas d'admirer le travail et d'imaginer les techniques de cet incontournable pilier de l'art contemporain dont on retrouve l'inventivité jusque dans le 7eme art (Tron, les maîtres du temps ou de l'univers, Alien, El Topo, Willow, Le 5eme élément...), il était hors de question que je ne prenne pas un peu de temps pour également assister aux deux projections mises en place à l'occasion de l'expo. La première est celle d'un court métrage de 8 minutes intitulé La planète encore co-réalisé par Mœbius et Geoffrey Niquet (entre autres superviseur des effets spéciaux du Enter the Void de Gaspar Noe). On y retrouve en 3D (images de synthèses made in BUF Compagnie) et en 3D (avec les lunettes que tout le monde connaît désormais) l'histoire courte contée par la BD éponyme réalisée en 1990 et dispo dans le dernier recueil du monde d'Edena. Ici, Atan et Stel se posent sur une planète inconnue et apparemment déserte avant que les songes d'Atan ne lui redonnent vie. Un trip halluciné et hallucinant qui, s'il ne reprend pas toute la subtilité de son modèle, vaut clairement le coup d’œil.

Seconde oeuvre projetée durant l'expo, la version courte du documentaire Metamœbius (56') nous plonge dans le quotidien de l'artiste. Prétextant la mise en oeuvre d'un film conçu par un cinéaste fictif du désert B, le réalisateur Damian Pettigrew (Balthus, de l'autre côté du miroir, des bouquins et des docs sur Fellini et déjà un doc sur Moebius et Blueberry en 1999) peint le portrait du créateur via pléthore de témoignages et images d'archives (parfois familiales). Séquences intimes (Mœbius fait son taï-chi, visite Naples avec la famille...), happenings (impro live en musique) et autres surprises (dont l'apparition de Jean-Pierre Dionnet avec qui il co-fonda la revue Métal Hurlant en compagnie de Druillet), le documentaire adopte une approche originale et peu commune qui met le géant à nu dans toute sa simplicité et sa vulnérabilité. C'est une expérience très étrange, qui m'a cependant enchanté.

 © Mœbius Production Exposition MŒBIUS-TRANSE-FORME/Fondation Cartier pour l’art contemporain

Comme le veut la coutume, la fondation Cartier édite à cette occasion un Artbook particulièrement impressionnant de plus de 300 pages, contenant un total de 250 reproductions couleur ainsi que de nombreuses analyses et interviews (49€). Le Artbook fait également l'objet d'une édition deluxe dédicacée en box.
Une séance de dédicaces se tiendra au passage le 30 novembre prochain à la fondation, séance durant laquelle Mœbius signera tant cet artbook que le nouveau tome de Arzak (Arzak, L'arpenteur). A noter que le shop de la fondation propose également une grande galerie d’œuvres du dessinateur, des goodies en pagaille (puzzles, crayons et badge et aux couleurs de l'expo) et même un livre de coloriage pour enfants. Si vous avez des gamins, je vous conseille d'ailleurs de rapidement réserver des places pour les leçons de dessin que donnera le monsieur les 1er et 19 décembre prochain (1h30 pour les 8 ans et plus). A coup sûr de quoi lancer vos marmots vers de belles carrières artistiques.

Franchement, vu le prix de l'expo (7€ l'entrée), y'a vraiment pas de quoi se priver !
Highly recommanded comme on dit.

Signalons enfin que se tiendra de plus une expo-vente consacrée à Mœbius (Arzak et le reste) au sein de la galerie Slomka au 3, rue Dante dans le 5eme, du 15 octobre au 31 décembre. 

Pour tous renseignements : 
Fondation Cartier pour l'art contemporain
261, boulevard Raspail
75014 Paris
Tél : 01 42 18 56 50
Site : Fondation Cartier

Monday, October 11, 2010

Banksy taille la Fox dans l'intro des Simpson

Pour la première fois depuis leur création, Les Simpson ont permis à un artiste extérieur de se charger de la réalisation de leur séquence d'ouverture.

Connu pour ses graffitis humoristiques et/ou contestataires souvent réalisé à l'air de pochoirs, Banksy voit déjà son nom tagué un peu partout dans les premières images du dernier épisode en date du célèbre dessin animé, avant de s'adonner à un brûlot particulièrement sombre.



Une nouvelle fois, c'est la Fox qui s'en prend plein les dents tandis qu'esclaves chinois, enfants et créatures mignonnes ou féeriques sont sacrifiées sur l'autel du consumérisme galopant de la société. Un essai transformé en beauté et qui, s'il est particulièrement virulent, trouve parfaitement sa place dans une œuvre qui s'est spécialisée dans la satire et la dénonciation des travers de notre temps (on se souviendra, pour ne citer que cet exemple, de la séquence durant laquelle Homer essayait tant bien que mal de voter pour Obama).

Friday, October 8, 2010

Les Rois de la Suède en live gratuit, c'était hier !

Il en en avait du pipol chatoyant, de la personnalité rutilante, du quidam hypnotisé sur la place des Abbesses hier soir pour le concert gratuit des Rois de la Suède !

ET OUI, Ivan avec un I (le fondateur et ex-chanteur des Fatals Picards pour ceux qui débarquent), Mr Poulpe et François le Ninja Scandinave (du groupe Elista) ont profité de la fête des vendanges qui se tient actuellement à Montmartre pour donner au public parisien fauché un avant goût de ce qui les attend le 2 Novembre prochain. Mais que se passe-t-il ce jour béni me demanderez-vous ? Et bien je vous le donne en milles et en cents, c'est le jour de la sortie dans toutes les bonnes crèmeries du premier double album du groupe ,sobrement intitulé Best Of Vol. 1 (album qui sera dispo également dès le 25 Octobre sur le net). 


Au programme : vannes en délire (certains doivent se souvenir du goût immonde d'amères réglisses proprement dégueulasses) et rencontres franchouillardes avec le public de notre beau pays. 
La délégation en a d'ailleurs profité pour assister à une réunion au sommet avec les représentants politiques de l'ancienne Gaulle, réunion à laquelle a chaleureusement participé monsieur l'ancien ministre Daniel Vaillant, maire du 18ème arrondissement de la capitale, conseiller de Paris et député de la 19e circonscription du pays de la baguette.


C'était aussi une nouvelle fois l'occasion  de juger de visu des super-pouvoirs de Davy Mourier, lui aussi présent, et qui n'a pas hésité à user de sa super-vitesse pour parler aux fans, animer le podium durant les interviews de ses altesses et dédicacer quelques albums. 

Pourtant au courant, le roi Poulpe n'est toujours pas habitué
aux fantastiques capacités  de son extraordinaire ami.

Et bien évidemment, le happening (non-)improvisé s'est terminé par un fabuleux concert (c'est un peu pour ça qu'on étaient là tout de même, les Rois ne déçoivent pas !). Bercé par les ovations d'un public conquis, les rois ont assuré et ont même poussé le vice pour forcer le badaud transit à soutenir le front national durant le hit Socialisme. Le majeur bien tendu, cela s'entend.

Seul point noir personnel à cette manifestation délirante, l'appareil photo que j'avais embarqué ne m'a pas permis de saisir la fraîcheur de la chose en raison d'une luminosité trop maigre. Il faudra donc vous déplacer pour les admirer en live  en banlieue et en province (dates et lieux ici) avant l'explosion prévue  le 3 Décembre prochain au café de la danse à Paris.

D'ici là, mangez des Wasa.
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Monday, October 4, 2010

Braderie de Houilles 2010

Chaque premier dimanche du mois d'Octobre a lieu à Houilles la plus grande braderie de la région parisienne et la seconde plus grande de France après celle de Lille. 10 kilomètres de vide-greniers agrémentés de stands de merguez dans une ambiance bon enfant. Une occasion immanquable pour quelqu'un qui adore chiner comme moi, curieux que je suis de voir ce que les gens ont pu accumuler durant des années. Et accessoirement, si cela me permet de faire de bonnes affaires, de titiller ma fibre nostalgique ou de dénicher la perle rare...

Avec un petit soucis de réveil (l'heure du réveil était bien réglée, mais pas celle de l'appareil) et une soirée très sympa et bien arrosée la veille, j'ai finalement débarqué sur place vers 10h du matin. Juste au bon moment pour voir quelques professionnels déjà repartir avec des tonnes de bandes dessinées introuvables histoire de garnir les étales leurs magasins parisiens. Et oui, pour les braderies, il faut se lever tôt. Cela ne m'a tout de même pas empêché de tomber sur de petites merveilles. Je me suis d'ailleurs empressé d'aller tout d'abord à l'autre bout de la manifestation histoire de prendre de court ceux qui préfèrent passer leur temps compressés autour des premiers stands.

Si la pêche n'a pas été aussi bonne que lors du premier vide-grenier que j'ai fait au mois de Mai (difficile de faire mieux que des mangas récents à 50 cts), je suis revenu fourbu mais content et chargé de 6h30 de balade sous un beau soleil en ayant bien fait attention de ne rater aucune route, aucune allée de l’événement. C'est au passage une expérience que je conseille à tous, que vous y alliez pour dépenser vos deniers ou simplement vous balader. Oui, c'est blindé de monde, mais tous sont charmants, ont le sourire aux lèvres et la bonne humeur règne. Pour ma part, je marque déjà mon calendrier pour 2011 et j'espère cette fois pouvoir bénéficier d'une voiture car il n'est pas pratique de ramener chez soi des meubles vintage, de lourds appareillages métalliques ou autres équipements encombrants à pinces. Ce même si Houilles ne se situe finalement qu'à deux arrêts de RER de La défense.

Je me suis donc contenté de loot transportable, mais je n'ai pas été frustré pour autant, bien au contraire. Voici d'ailleurs (dans le désordre) le résultat de la chasse :


Paradis pour les gamers en herbe bien décidés à se (re)faire une ludothèque, le vide-grenier géant voyant de nombreuses familles revendre leurs jeux et leurs consoles. C'est au cours d'une manifestation simailire que je me suis acheté une NES avant les grandes vacances, et il n'est pas rare de tomber sur des pièces de musées (Colleco, Atari 2600 et autres). Cette fois, j'avais bien envie de mettre la main sur Sim City 4 (que je n'ai finalement pas trouvé) ou la dernière version de Bionic Commando (que je n'ai trouvée que dans les 10€, elle est neuve et moins cher sur amazon Angleterre). Mais il y a toujours quelques titres qui vous restent dans un coin du cerveau et que l'on choppe sans hésiter à bas prix. Ce fut le cas pour l'inévitable GTA IV que je n'ai toujours pas fait, et pour Bad Compagny, qui me rappelle les très bon moment que j'ai passé sur BLACK sur la première Xbox. 5€ l'un, ça ne se refuse pas.
Par ailleurs, j'ai fini par me rappeler que c'était le moment idéal pour me remettre à chercher des "livres dont vous êtes le héros", ces petites tas de papiers merveilleux qui ont en partie bercé mon enfance. Si je n'ai pas retrouvé La galaxie tragique, La planète rebelle et ses potes feront bien l'affaire d'ici là. 0.50€ l'un, 2€ les cinq. Hop.


Côté mangas, je n'ai pas non plus trouvé monts et merveilles, mais je m'étais toujours juré de lire Beck. S'il ne se suivent pas, je n'allais certainement pas faire l'impasse sur un lot de 10 tomes vendu 8€. Ni sur l'intégrale de San Ku Kai vendue 5€ un peu plus loin. J'ai aussi pris quelques films (Leviathan avec Amanda Pays et Peter Weller, un truc avec Dolph Lundgren que je n'ai jamais vu et un film d'horreur avec Sasha Grey qui a l'air sympathique) mais il faut être fou pour s'imaginer faire l'intégralité des vendeurs en proposant. (on voit aussi sur la photo un jeu LCD Nintendo payé 50cts et une petite bagnole. Je m'était juré d'en prendre une en arrivant).


En ce qui concerne les BD, c'est le même topo que les DVDs : impossible de faire le tour de la manifs en s’arrêtant à chaque stand pour tout voir dans le détails. La chance m'a poussé à retrouver quelques perles que j'ai toujours voulu lire (Les 6 voyages de Lone Sloane de Druillet, trop galères à suivre dans les vieux recueils de Pilote), toujours voulu retrouver (Captain Fulgur, le tome 13 du Scrameustache) et enfin une adaptation de Pinocchio très originale, vendue sous plastique et payée 5€. Un très bel objet dans lequel j'ai hâte de me plonger.

Mais la véritable trouvaille de ma balade fût incontestablement l'objet ci-dessous:


Vu comme ça, ça n'a l'air de rien. Au mieux ça ressemble à une pochette de dessin, vieille et bonne à jeter. Mais j'ai eût le bonheur d'arriver sur le stand alors que la dame qui le tenait le feuilletait d'un air las. Du genre "mais qu'est ce que je vais bien pouvoir en faire ?". L'étiquette collée dessus indiquait 10€. "Je vous le vend pour 5 si vous voulez" s'est-elle empressée de me dire quand je me suis jeté dessus, croyant avoir aperçu une mine d'or. J'ai fait mon possible pour ne rien trahir de mes impressions et il ne m'a pas fallu le feuilleter plus de quelques secondes pour confirmer ma volonté de l'acquérir. J'ai découvert en rentrant chez moi que, outre ses qualités picturales, le bouquin devait valoir une petite fortune.



"Mais alors,qu'est-ce donc ?" que direz vous. Il s'agit du second recueil annuel d'un hebdomadaire intitulé Le soleil du dimanche, fondé en 1888 et consacré aux arts et à l'actualité (souvent parisienne). Une espèce de Paris Match de l'époque en quelques sortes. Le recueil regroupe les 56 journaux vendus entre 1889 et 1890. Après quelques recherches, un seul de ces journaux pourrait valoir dans les 20 à 40€ minimum, je n'ose imaginer la valeur réelle de la chose.



Mais comme je le disais plus tôt, ce sont véritablement les qualités picturales de l'objet qui m'ont directement mis des étoiles dans les yeux. En effet,  puisqu'en lieu et place de photos, on trouve une quantité de gravures et de dessins de qualité proprement hallucinant. La fête des rameaux à l'hôtel de ville, le premier bal à l'Opéra Garnier ou l'inauguration de l'exposition universelle au Grand Palais, tout y est. On trouve même la prépublication d'écrits de grands nom (Emile Zola !) et la reproduction d'ateliers d'artistes de l'époque. Inutile de préciser que je n'ai pas fini de voyager dans le temps avec cet ouvrage dont vous trouverez quelques extraits ci-dessous.









Pour finir cette note, et malgré la masse d'objets achetés, je n'ai dépensé qu'une soixantaine d'euros. Je pense que cela vaut tous les discours.

Je me demande à quelle manifestation je participerais à la fin de cette semaine...
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