Showing posts with label Photo. Show all posts
Showing posts with label Photo. Show all posts

Monday, July 19, 2010

Bal d'araignées aux bords de Seine

Non, contrairement aux apparences, ce post n'est pas une recette de cuisine pour vous apprendre à faire une soupe d'arachnides au jus de Seinoise. je vais plutôt vous parler de l'étrange rencontre que j'ai fait ce soir.

Habitant à Ivry sur Seine, il me prend autant de temps (sinon plus) d'aller de chez moi au complexe Ciné Cité UGC de Bercy en metro qu'à pied. Etant donné qu'un peu de sport ne fait pas de mal, sans compter qu'il est assez agréable d'écouter ses mp3s aux bords de seine, c'est donc en usant mes godasses que j'y vais à chaque fois que l'occasion s'en présente.
 Ce soir, j'étais invité (comme tout un paquet d'autre gens) à une projection organisée dans le cadre du label des spectateurs UGC. Autant vous avouer ma lâcheté tout de suite : Grand Prix du festival de Cannes ou pas, je n'ai pas eut le courage de me farcir Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, une page d'histoire relatant le cas de conscience de huit moine dans une Algérie en proie à l'intégrisme religieux dans les années quatre-vingt-dix et tournée comme un doc de FR3 à la fin des années 80. Oui, au bout de quelques minutes, j'ai préféré fuir et me vider le cerveau devant Predators. Une merde certes, mais avec des effets spéciaux. Que voulez-vous, il y a des soirs où l'on a pas le courage (et pourtant, j'ai beaucoup de respect pour Michael Lonsdale et Lambert Wilson).

Pourtant, j'ai tout de même eut droit à un spectacle assez incroyable.

En allant au cinéma, je remarquais sur la rambarde me séparant de la Seine une quantité incalculable de toiles d'araignées. Endommagées, filées mais bien présentes, chacune étant séparée de sa consœur d'à peine quelques centimètres. Cette constatation m'a semblé étrange, car aucune araignée ne semblait errer dans les parages.
Quelle ne fut donc pas ma surprise au retour de voir toutes ces constructions de soie occupées par leurs architectes. Plus d'une cinquantaine d'arthropodes visibles, sans doute bien plus en réalité, toutes occupées à rapiécer leur ouvrage en espérant attraper le petit moucheron égaré, le petit moustique distrait qui trainerait dans les parages. N'ayant sous la main que mon téléphone portable (ceux qui me connaissent excuseront sans doute la qualité des photos en se rappellant l'aversion que j'ai pour ces machines du diable et en se rappelant par là-même l'âge du mien), je n'ai pu m'empêcher d'en capturer quelques unes par pixel interposé. Nul doute que si j'y retourne, je n'oublierais pas d’embarquer un matériel plus efficace et permettant la prise de plus de 3 photos (j'étais full).

"Oui, on marche sur les plafonds de Paris. Ça vous pose un problème ?"

Toujours est-il que si vous avez envie de vous faire une collection, ou si votre but est de vous faire piquer par toutes les araignées existantes pour voir si vous hériteriez de super-pouvoirs (JE DECONNE, n'allez PAS vous faire piquer, malheureux !! Les allergies ne sont pas considérées comme des super-pouvoirs !), c'est le bon endroit où chiner. A défaut d'être rassasié en émotions fortes par le cinéma ce soir, mon appétit a été comblé par les surprises de la nature. C'est tout de même bien agréable.

"D'abord Ivry, ensuite le monde !"

Chose qui ne gâte rien, en rentrant, j'ai reçu un mail de validation pour mon inscription à la béta de Final Fantasy XIV. On verra si j'aurais le temps d'y jouer. Ceux qui sont intéressés peuvent tenter s'inscrire ici. Avec un peu de chance, ils pourront eux aussi participer.

Friday, July 2, 2010

Japan Expo 2010 : What We Always Dreamed Of

Impossible de ne pas avoir le sourire grand jusqu'aux oreilles à l'issue du premier jour de la 11eme édition de la Japan Expo. Je me souviens encore des premières éditions ayant pris place à la Défense, à l'époque ou je faisais partie de l'équipe de la librairie d'import Katsumi : un terrain de handball et demi de surface, une maigre salle de conférence avec des projos éparses, et le sentiment de faire partie d'un mouvement underground pseudo confidentiel. Un peu comme si la mairie d'une petite ville de banlieue avait prêté sa salle communale aux amateurs de cahiers d'images Panini.
A l'époque, les mangas s'achetaient en V.O. avec toutes les peines du monde, la convention de l'année était l'occasion pour les vendeurs de faire venir les plus beaux artbooks du Japon (des ouvrages aux prix exorbitants) et les VHS d'animés (parfois des copies de laser disques transcodées en Pal, le summon de la hype) circulaient sous le manteau. Inutile de dire qu'un petit otaque de l'époque aurait une montée d'endorphines aussi fulgurante que fatale à la vue du phénomène qu'est devenu l'évènement qui a successivement quitté le Cnit puis la Porte de Champerret pour le loger à Villepinte.


C'est bien simple : aujourd'hui la Japan Expo - couplée à l'édition française du Comic Con pour la seconde année consécutive - ressemble enfin à tout ce qu'on avait rêvé qu'elle soit. Si les années précédentes, il me suffisait d'une ou deux heures maximum pour pouvoir se repérer à l'aise dans ses allées, aujourd'hui, j'ai simplement et littéralement passé mon temps à me perdre entre les stands de goodies, de bouffe, les panels d'éditeurs, les magasins, les expositions et les espaces de dédicaces ou de jeu. En faisant le tri de mes photos de la journée, je réalise tout ce que je n'ai pas pris, assommé par la masse. C'est bien simple, certains endroits avaient le pouvoir de nous transporter dans l'espace et le temps, tandis qu'une forte odeur de ramen imprégnait parfois les étroites allées inondées de marchants et de visiteurs. Bonheur ultime : la fête a enfin réussi à concilier le côté un peu corpo officiel des dernières années (on trouvait à l'époque et en majorité que des éditions françaises, ce qui apparentait le forum à une fnac géanté parsemée de quelques animations) avec la passion des débuts et l'import d'objets aussi précieux et convoités que rares (merci aux libraires tout droit venus du Japon, venus offrir leurs fonds de stock).


Mieux, les invités n'ont jamais été aussi nombreux. Qu'il s'agisse de la partie Comic Con (Les dessinateurs et les scénaristes de Comics y cotoyent les acteurs de séries telles que Merlin, Highlander ou Hero Corp) ou de la partie Japan (Hideo Kojima, les Morning Musume...), c'est tout simplement de la folie furieuse.
Si vous n'avez jamais participé, c'est le moment où jamais de sauter sur l'occasion.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un petit aperçu en images. Je parlais de dépaysement, quoi de plus agréable que de se balader dans une foule remplie d'indigènes tout droit sortis de l'imaginaire collectif ?
Merci à tous les cosplayers, toujours plus inventifs et nombreux !


Autre source de dépaysement : les décors et les marchandises : Manger des bonbecs inconnus à coté d'une reproduction géante de Naruto, du bateau de One Piece ou de la maison de Tortue Génial : Priceless !


Saut dans le temps ensuite avec les monstrueux stands de jeux vidéos, plus nombreux que jamais, permettant de jouer à loisir aux antiques bornes d'arcade, mais aussi à la Nes, au Vectrex, à la Master system, au Spectrum (Metal Gear premier du nom !) entre deux tournois de Bomberman sur un combo Pc Engine-rétroprojecteur. Sans oublier le paradoxe temporel avec l'essai du dernier Castlevania de Kojima ou les démo publiques de Vanquish sur le stand Sega, une idée du pétage de rétine instantanné.


Autre comble du bonheur, une boutique miraculeuse offrait à la vente toutes ces merveilles : une Vectrex et un Pong, tous deux encore dans leurs boites d'origine aux côtés de cartouches Nes et autres joyeusetés qu'on croyait disparues depius toujours. Le tout à des prix alternant entre la bonne affaire et le pétage de cable de collectionneur fortuné ( 4€ la cartouche de Nes, 130€ le pacman lumineux à piles).


Continuons avec un petit tour du côté des figurines, avec d'une part la présentation de troublants générateurs de bave, et de l'autre d'inventives créations qu'on ne se lasse aps de retrouver d'année en année.


Enfin, entre les participants glorieux des stands Ankama (Mr Poulpe et Davy avec le Dvd de Karate Boy, Dara et son premier manga Appartement 44), Café Salé (et la publication des nouvelles élucubrations fantastico-historico-mystiques de la Grenouille Noire), j'en oublie et des meilleurs, le festival a saisi au vol l'opportunité de fêter les 30 ans de carrière de Tsukasa Hojo, maitre mangaka ayant bercé notre enfance avec Cat's Eyes et City Hunter (Nicky Larson). Un homme sans l'aide de qui le phénomène manga n'aurait sans doute pas la même ampleur de nos jours. A cette occasion, une "petite" exposition lui rendait hommage, avant qu'on ne lui décerne un Japan Expo Award d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.


J'en oublie beaucoup, puisque comme je vous l'ai dit, je n'ai cessé de me perdre dans les allées, un fait assez exceptionnel qui m'a poussé à pondre ce petit billet jusque tard dans la nuit (il est 3h du mat) pour vous faire profiter de tout ça, tandis que je me lève dans 4 heures pour replonger dans cette folie furieuse.
Finalement, la seule chose qui n'a pas changé, c'est que la Japan Expo (et le Comic Con, donc) ca devrait durer toute l'année.