Tuesday, August 8, 2006

IVRY MAGIC MINUTE

AOUT 2006

Le pont qui permet aux vehicules modernes et aux pietons de passer au dessus du RER et accessoirement d'aller faire ses courses en voiture au Carrouf sans faire de grand détours quand on habite au centre ville, est en pleine reconstruction. Et moi depuis tout petit, j'adore aller me balader dans les chantiers quand tout le monde est parti. J'imagine des trucs. Cadeau bonus, le chantier donne accés à une partie du nouveau parc D'Ivry sur Seine qui n'est pas encore ouvert au publique.
Pratique pour être peinard, pratique aussi pour profiter de la magic minute si chère à Mr Terrence Malick et a tout amateur de belles choses.

Et donc voila, un pti album ^__^

( oui, il faut cliquer la photo, pardon ^__^ )

Et puis si vous voulez être dans une bonne ambiance, regardez les en écoutant la reprise que NONPOINT de "IN THE AIR TONIGHT" que Michael Mann a utilisé en generique de fin de Miami Vice.
( le lien en cliquant sur NONPOINT, donc ^__^ )

Wednesday, July 26, 2006

Mind of Miami Vice

Il est de ces réalisateurs qui ne déçoivent jamais.
De part leur sensibilité, de part l'intérêt que suscitent leurs projets, de part la quasi perfection du résultat.

Et a n'en pas douter, Michael Mann est de ceux la.
Qu'il s'agisse d'installer une ambiance, une pression, de poser et de peindre des personnages au couteau, pas de doute possible. Pas d'ambiguïté. Pas de "peut-être qu'il a voulu dure que ..."
Non. Tout est clair, précis, définitif.
Peignant une réalité traumatisante comme on n'aime ne la côtoyer que dans la sécurité d'une salle obscure, le sieur nous prend par les tripes dès le début par une introduction à la fois sèche, immersive et traumatisante. Pas de fioritures, mais des effets de style a la fois beaux et démonstratifs, car furtifs et pourtant réfléchis. Un cinéma de l'instant comme en témoigne encore une fois après le fabuleux COLATERAL, sa volonté de capter en HD des détails, des éclairs, des nuances si ponctuelles qu'ils faut une attention de tous les instants pour les saisir.
Que la nature nous les fournisse ou que les acteurs s'en chargent, Michael Mann et son équipe nous les retranscrivent au moyen d'une œuvre qui, même si elle est légèrement moins profonde que d'habitude, reste tout de fois un énorme pylône de 'concrete' bien visible au milieu d'une autoroute à une voie.
Inévitable.



Dans un tout autre registre, certains me diront qu'il était temps que je découvre cet artiste qui semble si insensible, si raciste, si putassier, au premier abord alors qu'avec un tout pti peu d'intelligence on réalise des les premières vannes qu'il représente un digne étendard de tout le contraire !
Juste, drôle, décomplexé et pointant de son doigt de beaner avec une justesse improbable de vrais problèmes que la société d'aujourd'hui occulte par mauvais sens dégénérescent, CARLOS MENCIA est un artiste, un vrai, comme on en croise rarement avec une langue aussi bien pendue. Une espèce de fausse réincarnation de Coluche chez les américains, un hommage hispanique à Denis Leary. Vraiment un gars à découvrir pour ceux qui ne sont pas trop Dee dee dee !
Pour info, la seconde saison de son "mind of Mencia", sa stand up série sur Comedy Central, en est a sa seconde saison et plusieurs de ses spectacles sont déjà disponibles ne DVD, de même que la première saison de la chose :)

Pour vous faire plaisir, cadeau, une petite demi heure pour vous mettre en condition ( désolé, once again, c'est de l'anglais sans sous titres, mais vous commencez à le savoir qu'il faut apprendre l'anglais ! ) :


Pour la musique, je ne saurais trop vous conseiller d'aller jeter une petite oreille attentive sur la page du nouveau groupe de Chris Hall, ex chanteur des regrétés Stabbing Westward. Kick ass shit !!



To see you next time !

Wednesday, July 5, 2006

Sneaky pictures

Continuant dans ma lancée de profiter des évènements ....


Ce soir, je me préparais a tester une recette d'ailes de poulet frit (que j'ai réussie, merci beaucoup :) ), quand j'entends de par la fenêtre : "VIVE LA FRANCE" d'une voix fluette.

Et la d'un coup, je pense "bah oué, vive la France évidement ! C'est un peu le boxon, mais globalement on est ici plus emmerdé par des gens qui cherchent à donner le plus de libertés possibles que par ceux qui veulent les reprendre. A chercher quelque chose d'équitable pour tout le monde, même s'ils savent pas comment et sont pas assez intelligent pour en avoir une idée. Mais globalement, dans les intentions, oué, vive la France."

Et la je me rappelle que ce soir c'est le match France-Portugal. Au lieu de m'enfoncer dans mon habituelle opinion anti-foot, jme dit "Ouah ca serait quand même cool si les joueurs (que je considère -à tord ou a raison, la n'est pas la question- jouer que pour les thunes et le ballon rond quelque part ), si les joueurs étaient les portes paroles de ces valeurs la. Et quelque part c'est ce qu'ils font, avec ces valeurs sportives. Même si ça fait bien longtemps que la triste réalité de ce sport s'étale un peu partout. Les supporters eux, y croient. L'équipe de France, c'est LA France toute plus ou moins entière qui se bat à l'étranger.

Et je me retrouve comme un clochard à regarder le match. A vouloir gueuler comme un creuvard au penalty transformé pour être à l'unisson de tout le quartier. A commenter certaines actions dans la fougue du combat. A admirer les tableaux furtifs qui flashent parfois sous mes yeux, du partenaire complice à l'adversaire qui crie sa rage et son désespoir.

Et vient le frisson des dernières minutes.

Et vient la libération du sifflet.
Et vient la liesse qui l'accompagne, tant dans le poste qu'à l'extérieur.

Et moi de me dire qu'il serait dommage de ne pas profiter un peu de l'occasion.
Et j'ai vu.

J'ai vu le premier pub de ma tournée où les gens en liesse, parfois en pleurs, toujours bon enfant, arrêtent les voitures a coups de drapeaux et a corps défendants en leur demandant comme droit de passage un bon gros coup de klaxon, de la 2 places au gros bus de tourisme.

J'ai vu un petit arabe de 15 ans tout fier de faire se retourner les gens en gueulant à qui voulait bien l'entendre "Nique la France !"

J'ai vu des touristes russes halluciner de voir les risques pris par certains passagers de voiture pour simplement porter la bannière tricolore à bout de bras le plus haut possible tout en conduisant.

J'ai vu un père et son gamin dont la noirceur de la peau n'a d'égale que la gentillesse et la grandeur du sourire -salut jeune homme-, s'isoler dans un coin de parc pour allumer de timides feux d'artifices et à la fois ne pas succomber à la mauvaise influence des mouvements de masse tout en profitant de ces moments de privilège -un homme et son fils- si particuliers.

J'ai vu des nanas gueuler si fort "on est en finale !!" que j'en ai vu d'autres plus tard s'énerver de s'en être grillé la voix.

J'ai vu le bar de l'Europe devenir le bar du monde, avec ses quelque jeunes ayant sais leurs djembe et les faire chauffer frénétiquement au rythme des danses de belles demoiselles issues de contrées presque illusoires. Le tout soutenu par une foule anormalement grande, se logeant partout ou il était possible de le faire, des bords de fenêtre aux toits des boites de transfo.

J'ai vu de calmes jeunes devenir une bande fous excités dés qu'un ami passait en voiture et jouait du klaxon. J'en ai vu d'autres crier a qui voulait l'entendre " Ah y z'ont tous ouvert leur gueules avant hein ?! Mais voila, on est en FINALE !!!"

J'ai vu le centre ville avec son cortège de badauds voulant, sans savoir comment, faire partie de l'évènement. Des vieux promenant leurs chiens aux bandes de mères et filles d'immigrés souriant au spectacle, sans oublier les pariahs culturels avec leur dreadlocks, leur multiples couches de t-shirts et leurs jupes trop grandes. Tous regardaient avec plaisir ou étonnement ce qui de loin ressemblait à l'improbable rassemblement de clans rivaux mythiques. Des hooligans skinhead torses nus dansant avec des tribus d'Afrique noir en vélo. Dans le même élan, sous les pétards et le drapeau national.

Bizarrement, hormis les jeunes habitué(e)s des établissements à bière, je n'ai pas vu d'"hommes blancs" (et de pseudos hooligans). Pas de pieds tendres. Au pire quelques jeunes mères tenant leurs bébés, curieuses ou craintives vu la jeunesse de leur progéniture, de descendre dans la rue, passaient la tête par la fenêtre.

J'ai vu tout ça et bien plus encore et je me suis dit deux choses.
la première, il faut pas rater la finale.
La seconde : j'aurais du prendre mon appareil photo :D

Monday, June 26, 2006

Building with the confort of life's experiences

Nuit.
Un énorme terrain vague qu'on croirait presque à l'abandon si ce n'est d’énormes rails s'élançant vers l'horizon, accompagnés de monticules et de crevasses parallèles suggérant déjà le béton qui recouvrira cette future autoroute.
Aux alentours, la forêt, qui profite de ces derniers mois de répit avant le cortège journaliers de bruit et de gaz d'échappement, nous offre un ciel divin, immense, à la fois rassurant et imposant, nous rappelant l'immensité de l'espace de jeu qui nous est offert. On pourrait se croire petit et insignifiant, mais on se sent puissant et avide.

En haut d'un talus, j'admire l'infini. Le ciel relativement couvert et la lune absente nous offrent une lumière bien particulière, emplie de nuances et de surréalisme. Les deux chers amis qui m'ont accompagnés jusqu'ici, tout deux vêtus de tonalités chargées se détachent du décor éthéré comme si ils étaient les seuls choses réelles dans mon champ de vision. On se croirait seuls sur terre face à la nature, alors qu'à quelques centaines de mètres à peine une chaleureuse et agitée fête de mariage que nous ne tarderons pas à rejoindre est sur le point d'être assaillie par des super héros d'un autre age. Un weekend inoubliable.
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L'obscurité empli la salle. Soudain des étoiles apparaissent, accompagnées dans leur danse d'une mélodie familière, dont les origines nous transportent vers une enfance maintenant étrangement lointaine. On traverse des galaxies, on assiste a des explosion stellaires. Et peu important si les effets sont cheap et que le métrage qui va suivre est une légère déception, rien que ce souffle d'introduction valait le déplacement. Supermec reste une valeur sure.
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Les basses emplissent la salle, emplie de monde comme rarement. J'entrapercois quelques personnes équipées de boules Quiès, mais j'ai fait mon choix. Il est hors de question que j’atténue la finesse des aigus malgré la puissance térrassante du son qui me cloue presque au sol, et à cause duquel mes oreilles paieront un lourd tribu pendant les jours qui suivront. Chaque saut, chaque pas, chaque coup de coude est fonction de cette ensorcelante musique. Compressé, tiré, poussé, assailli de toutes parts, moi-même je pousse, latéralement et verticalement. Je fais partie de cette marée humaine qui s'est rassemblée pour célébrer TOOL, agressive mais bon enfant. Malgré les avertissements et l'hypnotisme, nombreux sont ceux qui fument ou passent leur temps à regarder la chose à travers leur cyclope électronique pour immortaliser ce qu'ils devraient vivre. La performance s'en ressent quelque peu, mais la puissance et la justesse des compos font tout de même vibrer la salle comble. L'air frais se raréfie et au bout de presque une heure, je me trouve face a un choix cornélien. Profiter à fond et succomber et temporairement m'enfuir pour garder ma conscience et revenir de plus belle. Le genre de choix qui me font aimer la vie.
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On gère pas toujours bien cette vie qui est la notre, surtout quand d'autres personnes sont concernées. On aime, on blesse, on interprète, souvent mal, les intentions de l'autre et même parfois les notres, mais on passe finalement son temps à se construire. Le fun de la chose c'est justement de générer ces ptis moments extraordinaires que personne d'autre ne vit. Je dis personne d'autre parce que personne ne peut les vivre pour nous. Et parfois même personne ne pense a profiter de ces occasions que l'on rate si on n'y fait pas attention. Ces petites parenthèses, ces bouffées d'air frais qui cassent le mainstream. Ces chapitres parenthèses qui donne à la fois le sel et la particularité d'une vie par rapport a une autre.

Générez les. Apprenez à les voir ou à les redécouvrir. Et si vous les vivez, rappelez vous de les apprécier. Ainsi la vie redeviendra une expérience de chaque instant et non un interminable chemin balisé.

Cheers !

Monday, May 15, 2006

Echoing the past

Quel emmerdement de vivre dans un monde auquel on est pas adapté.
Quel emmerdement d'avoir un sens moral qui empêche de faire un maximum de conneries, surtout quand tant de films et d’œuvres musicales témoignent du fait que vivre c'est faire des conneries, les regretter et en avoir la nostalgie. Vivre. Dehors, avec des gens.

Au lieu de ça, on regarde de loin de peur de blesser les autres. De peur d'essayer des choses qu'on sait déjà perdues d'avances, des choses qu'on sait sans issues, si ce n'est des issues catastrophiques et ce même si on en rêve souvent et que ces rêves ne nous quittent parfois pas d'une nuit à l'autre. Et puis les occasions qu'on évite deviennent des occasions perdues. On se console en disant qu'on a plus l'opportunité de faire des conneries qui blesseront du monde, mais quelque part l'ile flottant dans les nuages perd encore une autre motte de terre.

Je devrais haïr ces gens qui ne font pas attention. Qui vivent. Qui ne se préoccupent pas tant. Mais haïr un idéal, tout imparfait est-il, c'est idiot même s'il est irréalisable.

Alors on essaye de rationaliser comme d'habitude. On se fait des ptis films où on contrôle les évènements. Où tout le monde à l’extérieur est content, heureux. On espère qu'au moins "ils" le soient, et on se dit qu'au moins c'est déjà ça. Des fois ça passe. Et des fois on regarde son cutter et on réalise. "Shit, i'm bleeding out again".

Old habits die hard.

Il reste au moins ca : TOOL c'est toujours aussi bien, ca fait un bon soundtrack à tout ça.